La tempête hivernale qui s’abat sur les Etats-Unis n’a pas été sans conséquences sur les prix du gaz. Ces derniers ont grimpé hier en raison de températures glaciales. Ceux du pétole ont revache marqué une pause.
Une baisse de l’approvisionnement « des terminaux d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) américains pourrait engendrer des tensions sur l’offre, au moment même où la demande de GNL augmente », y compris en Europe et en Asie, « en raison de la persistance des basses températures », indiquent les analystes de DNB, cités par le site spécialisé, « Prix du baril ».
Le gaz naturel américain a atteint, faut-il appeler, jeudi dernier un nouveau sommet depuis 2022, à 6,293 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne).
Hier, vers 11H40 GMT, il grimpait de 17,55% par rapport à sa clôture de vendredi, à 6,201 dollars par million de BTU, rapporte la même source.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a lui touché un plus haut depuis mars 2025, à 43,380 euros le mégawattheure (MWh), et montait hier de 2,79% à 41,155 euros le MWh.
«Concernant le pétrole, le froid engendre une « forte demande de fioul domestique » et pourrait perturber « l’approvisionnement en pétrole américain », facteurs de hausse des cours», note Bjarne Schieldrop, de Seb, repris par le site spécialisé.
Bloomberg a rapporté, par ailleurs, qu’en raison des températures, Exxon a d’ailleurs fermé certaines unités de sa raffinerie de Baytown, au Texas.
Alors que la perspective d’une intervention militaire en Iran semblait s’être éloignée, Donald Trump a affirmé jeudi dernier qu’une « armada » navale américaine était en route pour le Golfe. Ce qui avait poussé, en fin de semaine dernière, les investisseurs avaient donc réévalué à la hausse le risque de perturbation du détroit d’Ormuz, où transite environ 20% de la production mondiale.
D’autres facteurs contiennent cependant la hausse des prix, à commencer par les perspectives d’un surplus mondial de pétrole, croit savoir la même source en soulignant que la production du principal champ pétrolier du Kazakhstan a en outre progressivement repris hier, d’après l’entreprise Tengizchevroil (TCO), plus d’une semaine après un incendie qui a mis à l’arrêt le site et fait monter les prix. En effet, le prix du baril de Brent, pour livraison en mars, grappillait 0,38% à 66,13 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, prenait tout juste 0,31% à 61,26 dollars.
S.R.







