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Le Duopole Chine Etats-Unis : De la rivalité à la compétition permanente

Par Eco Times
17 mai 2026
Dans Contributions
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Le Duopole Chine Etats-Unis : De la rivalité à la compétition permanente

Le Sommet Chine Etats-Unis du 15 mai 2026 a permis aux président Xi Jinping et Donald Trump d’assoir ce qui est qualifié d’une nouvelle relation de « stabilité stratégique constructive. » La rivalité laisse progressivement place à la compétition. Une sorte de « gentlemen agreement » est donc mis en place.

Par Dr. Arslan Chikhaoui,
Expert en Géopolitique

En termes d’analyse, le climat de tension entre Pékin et Washington devrait s’adoucir après une période où une “guerre d’influence” pour réorganiser l’ordre mondial s’était installée entre les deux puissances et ce depuis la pandémie de Covid19.

En effet, dans le sillage de cette guerre “ardue”, Pékin n’avait pas caché son ambition de piloter une réforme de la gouvernance mondiale et c’est à ce titre que la diplomatie chinoise a redoublé d’activisme pour saisir les nouvelles opportunités qui allaient se présenter à elle.

La Chine s’était ainsi posée en “Challenger” en utilisant sa “diplomatie scientifique” de lutte contre la pandémie pour promouvoir ses produits et ses services, y compris ses programmes de formation comme elle le faisait autour des nouvelles routes de soie par le biais de sa diplomatie commerciale. Et c’est grâce à ce « Smart Power » que Pékin a renforcé ses liens aussi bien avec les pays du Sud Global qu’avec certains pays du Nord Global.

Cependant, le bras de fer technologique entre Pékin et Washington a conduit le Président Trump et son administration MAGA a prendre des mesures tarifaires et des postures sévères contre Pékin.

Refonte de l’ordre international

La Chine dirige présentement cinq initiatives, à savoir la Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB, le Belt and Road Initiative (BRI), le Global Security Initiative (GSI), le Global Development Initiative (GDI) et le Global Civilization Initiative (GCI) qui sont les outils du Smart Power de Pékin pour tenter de réformer la politique internationale et remodeler l’ordre international.

En ce sens, le Président Xi Jinping avait déclaré : « Le monde subit de grands changements jamais vus depuis un siècle. » Cette formulation désormais omniprésente dans le discours politique chinois fait référence aux principaux moteurs mondiaux, tels que le terrorisme, les récessions, les technologies de ruptures, le changement climatique, et la cinquième révolution industrielle. Comme tout acteur majeur dans cette nouvelle Ere, la Chine se doit de s’adapter à ces changements.

En tant que puissance émergente mondiale, elle va devoir assumer un rôle plus global pour guider la communauté internationale à travers ces nouveaux défis et veiller à ce que les changements jamais alimentent et ne contrecarrent pas ce qui est dénommé par l’élite dirigeant chinoise « le grand renouveau de la nation chinoise. » C’est donc le point de départ de ces cinq initiatives.

Elles sont présentés comme une réponse à un monde en pleine mutation historique qui pourrait profiter à la Chine. Pékin soutient que la Chine est à son meilleur stade de développement depuis les temps modernes, tout comme le centre géoéconomique mondial gravite de l’Atlantique Nord à l’Indopacifique.

Par conséquent, l’AIIB, le BRI, le GSI, le GDI et le GCI sont devenues des éléments essentiels de la politique étrangère et de la diplomatie proactive chinoise. Dans presque toutes les interactions diplomatiques que la Chine a eues ces deux dernières années, elle a veillé à ce que les parties étrangères exaltent toujours les initiatives comme ayant une importance stratégique pour résoudre les risques et les défis auxquels le monde d’aujourd’hui est confronté.

Dans une autre tentative de répondre à l’appel du Président Xi Jinping à élargir le cercle des amis de la Chine, le ministère chinois des affaires étrangères a exploité un mécanisme aux Nations Unies pour établir rapidement le Groupe des amis du GDI.

Une réunion du groupe à New York en septembre 2022, a été organisée et a réuni des représentants des pays du Sud, dont beaucoup sont étroitement alignés sur Pékin ou liés à ses programmes de développement, notamment, le Laos, le Cambodge, l’Éthiopie, l’Ouzbékistan, l’Algérie, et l’Égypte. Cette catégorie de pays est en fait la cible principale de l’initiative chinoise.

En avril 2023, le GDI a reçu le soutien de plus de 100 pays et organisations internationales et l’aval du Secrétaire Général des Nations Unies, et près de 70 de ces pays ont rejoint le Groupe des Amis du GDI à Genève.

En tant qu’acteur moteur de cette région dynamique, la Chine juxtapose sa résurgence à ce que les dirigeants de Pékin considèrent comme la diminution de l’influence mondiale des États-Unis, universellement décrite par l’intelligentsia chinoise comme « une montée de l’Est et un déclin de l’Ouest. »

L’élite politique chinoise pense que d’ici 2049, le centenaire du Parti Communiste Chinois (PCC), l’État chinois socialiste moderne rajeuni, riche et puissant aura égalé ou dépassé les États-Unis dans tous les facteurs qui contribuent à la puissance nationale globale d’un pays. Le GSI et le GDI sont donc les deux outils cruciaux pour aider la Chine à atteindre la primauté mondiale. Ils sont par voie de conséquence la réponse de la Chine à l’avenir de l’ordre international.

Depuis le premier programme de développement international du Président Xi Jinping, le BRI a été annoncée en 2013 proposant des alternatives chinoises à la gouvernance mondiale et, ce faisant, sape les préférences de Washington pour l’ordre international.

Cependant, le BRI en tant que projet de construction d’infrastructures n’a pas encore pu offrir à l’heure actuelle une vision complète d’un monde post-occidental, qui est devenue de plus en plus nécessaire au milieu de la rivalité systémique de la Chine avec les États-Unis.

En 2017, le Président Xi a introduit un autre concept clé pour l’agenda international du pays, appelant à la construction de ce qu’il a dénommé la « communauté d’un avenir partagé pour l’humanité« , qui a jeté les bases pour faire avancer sa vision stratégique.

Les dirigeants chinois décrivent ces initiatives de GDI, GSI et GCI comme des solutions nouvelles, nécessaires aux maux du monde. En juin 2022, le Président Xi a expliqué que le GDI a été lancé à un moment où l’écart Nord-Sud ne cesse de se creuser et où des crises émergent dans la sécurité alimentaire et énergétique.

Le GDI est décrit par l’élite du PCC comme « un appel au ralliement pour galvaniser une plus grande attention sur le développement et le ramener au centre de l’agenda international ….. et qu’il offre une voie rapide pour promouvoir le développement, ainsi qu’une plate-forme efficace permettant à toutes les parties de coordonner les politiques de développement et d’approfondir la coopération pratique…. » Les grands principes exprimés dans le GDI, comme le Président Xi les a soulignés, incluent un engagement envers une approche du développement centrée sur les personnes et axée sur l’innovation, et une concentration sur des actions axées sur les résultats.

De même, le GSI est considéré par l’élite dirigeante chinoise comme « un autre bien public de la Chine au monde« , offert à un moment particulièrement incertain, peu après le conflit de haute intensité russo-ukrainien. Le GSI repose sur six engagements : une vision de sécurité commune, globale, coopérative et durable ; le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays; le respect des principes de la Charte des Nations Unies; la prise en charge des préoccupations légitimes de sécurité de tous les pays; la résolution pacifique des différends entre les pays par le dialogue et la consultation ; le maintien de la sécurité dans les domaines traditionnels et non traditionnels.

S’exprimant lors du Forum de Boao en 2021 sous le thème « Un monde en changement« , le Président Xi Jinping a déploré ce qu’il a défini comme « les quatre déficits auxquels l’humanité est confrontée : un déficit croissant de gouvernance, un déficit de confiance, un déficit de développement et un déficit de paix. » Selon Pékin, juste au moment où le monde avait le plus besoin d’un leadership mondial fort et uni, le système de gouvernance mondiale dirigé par l’Occident a échoué.

L’élite dirigeante chinoise brosse un tableau de l’impuissance de l’Occident dirigé par les États-Unis, trop préoccupé par les crises internes et déterminé à contenir la montée de la Chine pour maintenir son hégémonie et son ordre mondial qualifié d’injuste. Ainsi, le GDI et le GSI proposent des éléments de prescriptions pour fixer l’ordre mondial. Ils doivent d’abord être considérés comme des éléments d’une poussée plus large visant à faire de la Chine un chef de file de la gouvernance mondiale.

Selon Yu Yunquan, Président de l’Académie de la Chine contemporaine et des études mondiales : « La Chine devrait partager les opportunités de développement avec le reste du monde, en particulier les pays en développement, et mettre l’accent sur le rôle de la Chine en tant que fournisseur mondial de biens publics. » Par conséquent, les initiatives de Pékin signifient une vision du monde chinois en évolution dans laquelle les politiques internes sont externalisées.

Pékin vise à créer un environnement extérieur favorable qui soutiendra la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine. Mais ces initiatives ne peuvent être comprises en dehors du contexte de la confrontation de la Chine avec les États-Unis. Les dirigeants chinois les définissent souvent en termes de concurrence entre les grandes puissances.

Le réputé théoricien du PCC, Liu Jianfei, déclare : « Efforcez-vous de construire le front uni anti-hégémonique le plus étendu pour briser l’alliance antichinoise que les États-Unis tentent de créer… » Ce grand jeu n’est pas seulement une compétition géopolitique entre les grandes puissances, mais aussi une compétition entre les systèmes de gouvernance nationaux et la direction de la gouvernance mondiale et de l’ordre international.

En outre, les nouvelles initiatives chinoises visent à redéfinir les valeurs universelles et l’ordre international fondé sur des règles en faveur de la souveraineté absolue et des valeurs communes de l’humanité. Enfin, elles contournent les principes clés de la politique étrangère chinoise tels que sa politique déclarée de non-alliance qui soutient que Pékin ne construit pas d’alliances militaires, et sa politique de non-agression.

Dans le même temps, ces initiatives permettent à Pékin de créer plus facilement des plates-formes multilatérales. D’une part, le GSI adopte formellement le concept de « sécurité indivisible » accusant implicitement l’OTAN dirigée par les États-Unis d’avoir conduit à la guerre en Ukraine. Pékin utilise plus fréquemment cette terminologie pour décrire les initiatives et alliances américaines dans l’Indopacifique comme menaçant la sécurité de la Chine.

Ce faisant, Pékin peut jeter les bases juridiques et politiques pour justifier une intervention à Taïwan comme un acte juste d’autodéfense en réponse aux mouvements américains dans la région qui menacent les intérêts chinois, par exemple en créant des conditions qui permettre à Taïwan d’aller vers l’indépendance.

Approfondissement des liens avec le sud global

Le président Xi Jinping a explicitement défendu la Chine comme modèle, déclarant dans un discours de 2017 que : « …. l’expérience historique de la Chine combinée au miracle du développement de la réforme et de l’ouverture ont déjà déclaré au monde avec des faits incontestables que nous sommes qualifiés pour être un leader dans l’élaboration d’un nouvel ordre international. » Pékin s’est affirmé en positionnant la solution chinoise comme une voie de développement alternatif à celui du Nord Global.

Le GDI et le GSI sont interprétés comme faisant partie d’une ambition plus large visant à affirmer la Chine en tant que leader de la gouvernance mondiale, offrant des biens publics dans un cadre normatif alternatif. Cela gagne du terrain progressivement, en particulier dans les pays du Sud Global. Alors que Pékin est depuis longtemps engagé dans la coopération Sud-Sud, son influence dans une grande partie du monde en développement a pris une tournure plus stratégique sous le Président Xi Jinping.

Écrivant sur le rôle de la Chine en Afrique et au Moyen-Orient, Dawn Murphy du National War College a noté que : « …. à mesure que sa puissance grandit, elle construit de plus en plus des sphères d’influence dans ces régions et défie les règles du système international en construisant un ordre international alternatif. »

En termes d’analyse, cela ne voudrait pas dire que Pékin envisage un renversement général de l’ordre existant, mais pour souligner qu’il a une vision complexe de l’ordre international, et que ses préférences sont souvent incongrues avec les normes de la politique internationale préférées par les États-Unis et les démocraties du monde occidental. Murphy décrit à la fois l’ordre westphalien qui est le fondement du système international contemporain et l’ordre international libéral où les États occidentaux étaient les membres dominants.

L’ordre westphalien est basé sur les normes de souveraineté, d’intégrité territoriale, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, d’autodétermination et de non-discrimination, qui sont toutes conformes aux préférences chinoises.

L’ordre international libéral, pour sa part, est dominé et promu par les normes libérales préférées de l’Occident, telles que le libre marché, les institutions internationales, la sécurité coopérative, la démocratie, la résolution collective des problèmes, la souveraineté partagée et l’État de droit.

Les nations dans une grande partie du monde non occidental rejettent l’idée qu’il s’agit de normes universelles imposées qui devraient être utilisées comme principes fondamentaux de la vie politique internationale.

Selon nombres d’experts ces deux ordres peuvent coexister et coexistent, et différents pays peuvent converger ou diverger sur différents aspects de ceux-ci. Dans le cas de Pékin, l’ordre libéral international a apporté stabilité et prospérité, sans lesquelles ses politiques de l’ère de la réforme n’auraient pas permis la croissance et le développement qui ont transformé la Chine.

Dans le même temps, les valeurs de l’ordre libéral sont en tension constante avec l’objectif de leadership chinois de veiller à ce que la nation atteigne le statut de grande puissance et joue un rôle central dans la gouvernance mondiale.

En 2016, Fu Ying, alors Présidente de la Commission des Affaires Etrangères du Congrès National du Peuple, a prononcé un discours à Londres dans lequel elle a présenté une vision des deux ordres concurrents. Elle a noté le soutien de la Chine aux principes de l’ordre westphalien tels qu’incarnés par les Nations Unies et ses institutions, pour lesquelles « la Chine a un fort sentiment d’appartenance en tant que l’un de ses fondateurs et bénéficiaire, contributeur, ainsi qu’une partie de ses efforts de réforme. » Par contre, elle a critiqué l’ordre libéral pour avoir perpétué la domination occidentale tout en étant incapable de résoudre les problèmes les plus graves du monde, et parfois en les exacerbant.

C’est la tension entre ces deux ordres qui est la raison pour laquelle la Chine appelle fréquemment à une réforme de la gouvernance mondiale, un point souligné par le Président Xi Jinping lorsqu’il a décliné un ensemble de priorités pour la diplomatie chinoise dans un discours de 2018 en indiquant que : « La Chine jouerait un rôle de premier plan dans cette réforme, fondant de nouvelles pratiques mondiales sur le concept d’équité et de justice. » Les initiatives dirigées par la Chine, telles que l’AIIB, le BRI, le GSI, le GDI et le GCI, font donc partie intégrante des efforts de la Chine pour réformer la politique internationale. Dans ce flot d’initiatives chinoises, le Sud global a été le point focal.

Malgré son économie galopante, la Chine s’identifie toujours comme le plus grand pays en développement du monde et utilise ce statut pour générer un soutien et une solidarité avec d’autres pays en développement qui représentent, de loin, la majorité du monde. Le Président Xi a récemment réitéré cette auto-identification chinoise en tant que membre du Sud Global en déclarant : « La Chine sera toujours un membre de la famille des pays en développement. Nous continuerons à faire tout notre possible pour accroître la représentation et la voix des pays en développement dans le système de gouvernance mondiale. »

Dans ses efforts de sensibilisation des pays du Sud, la Chine a institutionnalisé la coopération, fourni un soutien financier sérieux et créé des programmes nationaux pour mettre en œuvre plus efficacement cette politique. En termes d’institutionnalisation, il a créé le Forum de la Coopération Sino-africaine, le Forum de Coopération Sino-arabe et le Forum Chine et Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes. Chacun de ces fora a des représentants au niveau des ambassadeurs, des réunions régulières et des groupes de travail pour faciliter la coordination des politiques entre la Chine et les autres États membres.

Du point de vue de l’analyse, de toute évidence, la Chine améliore son jeu dans les pays du Sud. Cependant, il ne s’agit pas simplement d’une coopération Sud-Sud mais plutôt un engagement destiné à soutenir les efforts de Pékin pour plus de pouvoir et d’influence. Grâce à des transferts de connaissances, de compétences et de technologies, la Chine exporte ses propres normes et pratiques. Elle fournit un modèle alternatif au modèle occidental qui s’est révélé insaisissable pour la plupart des pays en développement après des décennies de politiques consensuelles à Washington.

Que Pékin ait commencé l’Ere de la réforme en 1978 en tant que pays sous-développé et ait comblé le fossé est devenu attrayant et inspirant pour de nombreux pays qui souhaitent reproduire son succès. « La modernisation à la chinoise brise le mythe selon lequel la modernisation équivaut à l’occidentalisation.. » a déclaré le Président Xi Jinping dans un discours aux cadres supérieurs du PCC en janvier 2023, après avoir obtenu son troisième mandat en tant que Secrétaire Général du parti. Il a réitéré ce point en mars 2023 lors de la présentation du GCI aux représentants des partis politiques du monde entier.

Cela est particulièrement intéressant car, à l’époque de l’après-guerre froide, les normes et valeurs libérales étaient ancrées dans des organisations internationales telles que la Banque Mondiale et le FMI, et le démantèlement de l’Union Soviétique signifiait un manque d’alternatives crédibles. La croissance des institutions chinoises a donc offert une autre option aux pays en développement. Cette alternative affaiblit de facto la domination des institutions existantes.

Bien sûr, il y a aussi des considérations politiques. Dans les fora multilatéraux comme l’ONU, plus de pays votant avec la Chine sont intéressants pour Pékin et équilibrent les perceptions et le narratif négatif. Ils apportent, également, un soutien aux positions chinoises, comme lors de la 47e session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies en 2021, lorsque 69 pays ont signé une déclaration soutenant les politiques de la Chine à Hong Kong, au Tibet et au Xinjiang.

Un Gentlemen Agreement Transactionnel Sino-Américain

Les normes sur lesquelles la Chine met l’accent avec le GDI et le GSI sont conçues pour s’adresser à un grand pourcentage du monde. Le public cible n’est pas celui des sociétés occidentales industrialisées. Pékin essaie plutôt de faire appel à ce grand groupe de pays qui voit un besoin de réforme dans les normes et pratiques politiques internationales et qui est à la recherche d’options alternatives, y compris des approches de développement qui sont proposées avec moins ou sans conditionnalités politiques que les pays développés exigent pour accompagner leurs financements.

Nombre d’experts considèrent que c’est trop facile pour certains de rejeter les initiatives de la Chine et de prétendre que ce sont des projets vagues, sans but et souvent contradictoires qui servent à Pékin de points de discussion mais n’ont pas de but plus important. Pékin a l’intention à ne ménager aucun effort pour continuer à promouvoir les idées de ces initiatives par le biais de sa machine diplomatique proactive, soutenue par l’aide internationale, le commerce et les finances de l’économie de plus en plus importante du pays.

La Chine utilise, également, son influence croissante au sein des organisations internationales telles que le système des Nations Unies pour promouvoir ses cinq initiatives et leurs principes et soutient fermement l’élargissement du groupe des BRICS, lequel représenterait 40% du PIB mondial en 2025 selon le rapport de compétitivité du WEF.

De toute évidence, les alliés de l’OTAN sous-estiment le pouvoir de persuasion de Pékin et le potentiel de ses idées à s’implanter dans certaines parties du monde. Les rapports de force s’inscrivent incontestablement dans une nouvelle Ere géopolitique et géoéconomique multipolaire en plein façonnage avec une compétition permanente du duopole Sinoaméricain.

Dr. Arslan Chikhaoui
Expert en Géopolitique
membre du Conseil consultatif d’experts du World Economic Forum
et du comité d’experts ‘Track 2′ du système des Nations Unis.

Tags: chineDr Arslan Chikhaoui géopolitiqueDuopoleéconomieEtats-UnisGlobal Development Initiative GDIOrdre multipolaireSmart Power PékinSommet Xi Jinping Donald Trump

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