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Planification, industrialisation et capital : Au-delà de la caricature, une nécessité stratégique

Par Eco Times
18 mai 2026
Dans Contributions
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Planification, industrialisation et capital : Au-delà de la caricature, une nécessité stratégique

L’Algérie des plans et des hommes. Souvenirs de 1963-1980 autour d’un projet de développement de l’Algérie. Édité par les éditions EL QOBIA, Alger. C’est cette expérience d’une « équipe du plan » que l’auteur de cette publication souhaite transmettre aux lecteurs. D’abord parler d’équipe du plan n’est pas un vain mot ni une formule convenue tant l’esprit d’équipe est une condition indispensable pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de développement, c’est à dire une politique économique, multi-sectorielle, guidée par une vision de longue période.

Par Mahmoud Ourabah,
ancien responsable au “Plan” de 1963 à 1979
et ancien Haut- fonctionnaire au BIT, 1985-1997

« J’ai eu la chance, écrit l’auteur, de pouvoir me consacrer au “PLAN” à la Direction générale du plan et des études économiques au Ministère des Finances, puis à partir de 1971 au Secrétariat d’État au Plan, avec d’autres jeunes adultes (25-30 ans), à la confection d’une politique globale du développement, la SGD 1966-1980 adoptée par le Conseil de la Révolution en février 1966 ».

Aujourd’hui peu d’économistes connaissent le contenu de cette politique économique à long terme qui s’est traduite dans une série de plans de développement à moyen terme (1967-1980) ainsi que des plans régionaux.

Mais par contre beaucoup de contrevérités ou de caricatures de cette planification algérienne ont circulé tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, la considérant comme une copie de la planification soviétique, ou l’assimilant à une « planification autoritaire », empêchant la libre initiative créatrice de richesses !

Parler d’équipe du plan n’est pas un vain mot ni une formule convenue tant l’esprit d’équipe est une condition indispensable pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de développement, c’est à dire une politique économique, multi-sectorielle, guidée par une vision de longue période.

Même si certaines données sont constantes dans le pays, comme la démographie toujours marquée par une majorité de jeunes, une économie nationale toujours marquée par le poids des hydrocarbures, l’économie mondiale a profondément changé, avec l’émergence des « chaînes de valeurs » notamment et l’essor de nouvelles technologies.

QUEL MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ET QUEL TYPE DE PLANIFICATION ?

Pour mettre en œuvre cette stratégie de développement, cette équipe du plan a établi d’une façon pragmatique, sans rien rejeter des expériences ou théories du développement disponibles à l’époque, une forme de planification. Celle-ci a été définie comme une politique économique « consciente et organisée ».

La planification proposée à travers le « Plan triennal 1967-1969 inscrit dans une perspective septennale 1967-1973 » n’eut pourtant pas que des partisans, au sein même des plus hauts responsables politiques. Certains sans doute de « bonne foi » pensaient que l’approche par le « long terme » qui encadrait les objectifs visés était un luxe réservé aux seuls pays riches.

À telle enseigne qu’on parlait de « pré-plan » (par timidité ?), de « plan caché » ! jusqu’à l’adoption du plan suivant (1er Plan Quadriennal 1970-1973), signé par ordonnance, en grande pompe au Palais du Peuple le 20 janvier 1970. Qu’est-ce qui a été effectivement « planifié » ? Dans les faits, ce sont surtout, sinon exclusivement, les investissements publics, de tous les ministères, les wilayas et les communes.

Tout investissement public était soumis au plan, en tant que «gardien des décisions du Gouvernement». Les investissements publics devaient s’inscrire dans une perspective ou une politique économique à long terme — la stratégie de développement de février 1966 — autour de 3 objectifs stratégiques : «l’amorce de l’intégration économique» à l’horizon 1980, «une juste répartition des revenus» et «une indépendance des moyens de paiement externes».

Mais le « plan» ne fixait pas des objectifs de production, ni les formes des organismes d’État pour gérer cette production. Dans les faits, cette politique économique de long terme (1967-1980) visait à partir de «l’investissement public», considéré comme « la clé du développement», à satisfaire dans la durée les besoins de base de la majorité de la population au sortir de l’indépendance, c’est-à-dire l’alimentation, la santé, l’éducation, l’emploi et la culture pour tous.

Ce qui était surtout visé à terme était «l’amorce de l’intégration économique» à l’horizon 1980. Cette stratégie de développement a été combattue dans les faits au fil des «plans» sans considération des «capacités d’absorption» : on a préféré en quelque sorte par indiscipline «le plus d’investissements» à l’optimum, c’est-à-dire à l’émergence d’une réelle économie productive, capable de progresser dans la durée en s’appuyant sur les forces propres du pays (self reliance en anglais, stratégie recommandée à l’époque par Paul Prebish de la commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine — CEPAL).

C’est par «l’industrialisation en profondeur» (traduite en termes journalistiques par un professeur-consultant de la Sonatrach commentant le plan quadriennal 1970-1973, par la formule d’industrie industrialisante). Il fallait certes implanter beaucoup d’industries (effectivement 1000 unités industrielles ont surgi en 1982).

Mais l’industrialisation «en profondeur» s’entendait comme la modernisation de toutes les activités du pays y inclus l’agriculture. Je réfute donc le cliché souvent répété que le plan a sacrifié dans cette stratégie l’agriculture algérienne.

D’ailleurs, les faits le prouvent, en 1982 l’agriculture algérienne jusque-là dominée par les exportations (vins et agrumes) s’est convertie pour mieux nourrir la population jusqu’à être multipliée par 10 en 1982. Il fallait aussi une préparation adéquate des femmes et des hommes travailleurs pour combattre rapidement l’analphabétisation élevée, le peu de formation professionnelle et le très peu de formation supérieure !

Des «instituts de technologie», formule à cheval entre l’apprentissage et l’enseignement supérieur, préconisés par le «plan» ont été rapidement mis en œuvre dans tous les secteurs d’activités, mais aussi et surtout une formation sur le tas, allaient rapidement répondre aux manques cruels de femmes et d’hommes compétents.

Un début de «miracle» se produisait pour combler ce manque cruel de compétences, bilan de la «nuit coloniale». Mais malheureusement la «décennie noire» et une politique inadéquate (dite d’ajustement structurel) allaient effacer ce «miracle» par des exils et des mises en retraite prématurée par milliers !

PLAIDOYER POUR UNE NOUVELLE PLANIFICATION DE TYPE STRATÉGIQUE

Si la très forte jeunesse de la population est aujourd’hui une donnée fondamentale et que les jeunes sont maintenant largement scolarisés, la participation de la population active à la création de richesses demeure insuffisante. L’ONS estimait que cette participation à la création du PIB était de 42% en 2019, autrement dit «le taux d’emploi» apparaît bien faible (il est de 65% dans les pays développés).

En conséquence, si la stratégie de développement de 1966 était centrée sur l’amorce de l’intégration économique, il serait souhaitable qu’une nouvelle planification de type stratégique s’attaque à la principale faiblesse de l’économie et de son moteur, la trop faible contribution des actifs à la création des richesses, au PIB qui demeure toujours dépendant du pétrole et des fluctuations des prix internationaux, c’est-à-dire peu dépendant du travail propre des Algériens. Il serait judicieux de mettre en place une nouvelle planification de type stratégique, centrée sur les conditions à réunir pour augmenter ce «taux d’emploi».

Une équipe de 5 à 10 professionnels confirmés œuvrant actuellement dans le pays ou expatriés, seraient à placer à un niveau institutionnel adéquat pour élaborer des «contrats de planification» notamment avec des partenaires intéressés par nos matières premières. Tout contrat d’exportation devrait obligatoirement comporter des formations.

L’axe central d’une nouvelle perspective à long terme en visant donc un «taux d’emploi» significatif par exemple à l’horizon 2040. Il est impérieux qu’une politique active de l’emploi fondée sur une formation professionnelle ambitieuse constitue le moyen d’atteindre l’objectif stratégique d’un taux d’emploi progressivement supérieur pour répondre aux besoins croissants de base d’une population qui va atteindre 50 millions d’ici peu.

Cet objectif stratégique correspond à la nécessité de combattre les faiblesses actuelles du véritable capital, le «Capital Humain» et non la recherche de la seule richesse financière.

Chaque actif devrait se voir doter d’une formation à l’économie moderne, les diplômés comme tous ceux qui sont «ni à l’école ni à l’emploi» et les nombreux candidats «haraga».

M. O.

Tags: AlgérieCapital humain et taux d'emploiéconomieÉditions El QobiaIndustrialisationIndustries industrialisantes AlgérieMahmoud Ourabah PlanplanificationPlanification économique Algérie

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