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Recherche scientifique et entreprises économiques : Identifier les besoins et valoriser les résultats

Par Eco Times
11 janvier 2026
Dans Contributions
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Recherche scientifique et entreprises économiques : Identifier les besoins et valoriser les résultats

Par les différentes formules avec lesquelles est menée la recherche scientifique à l’université (recherche fondamentale, élaboration de thèses de post-graduation, recherche appliquée, et même à l’occasion de la préparation de mémoires de licence et de master), l’ouverture sur la société et sur le champ économique commence à tracer ses premiers linéaments. Il est vrai que, dans ce domaine, l’actualité de ces deux dernières années est riche de ses start-ups, des incubateurs et de l’entreprenariat innovant au sein de l’université, orientés, en grande partie, vers le digital et les énergies renouvelables. Mais, le champ reste ouvert pour les biotechnologies, le génie des procédés et d’autres spécialités de pointe qui font florès dans les autres universités du monde.

Par Amar Naït Messaoud

Cette nouvelle dynamique dont bénéficie le monde universitaire et dont les résultats ne sont pas tout de suite évaluables, fait suite à une sorte de période de dommageable statisme au cours de laquelle l’université avait évolué dans une forme de tour d’ivoire, cloisonnée dans la recherche théorique pour laquelle on peinait à trouver un prolongement pratique dans le champ économique (industrie, agriculture, énergie…).

C’est pourquoi, l’Algérie a crée, en 1998, l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET), destinée à canaliser les résultats de la recherche vers le développement et l’innovation dans les entreprises.

Elle est chargée de valoriser les innovations issues de la recherche, en favorisant leur transformation en produits et services (transfert de technologie) pour l’économie.

L’article 4 du décret de création de l’Agence précise (3 mai 1998) : «l’Agence a pour mission de mettre en œuvre, en relation avec les structures et organes concernés, la stratégie nationale du développement technologique, notamment par le transfert des résultats d la recherche et leur valorisation».

Il s’agit de transformer les connaissances et innovations académiques en valeur économique et sociétale, par le moyen de créations d’entreprises innovantes (start-up), partenariats industriels, de brevets ou de licences ou publications.

Elle comprend des actions de transfert vers le socio-économique (industrie, public), mais aussi la diffusion large (communications, vulgarisation, outils éducatifs) pour accroître l’impact social, stimuler l’innovation et générer des revenus, en suivant des étapes comme l’invention, la protection, le développement et l’innovation.

Le constat établi au cours des deux décennies qui ont suivi la création de l’Agence a été quelque peu mitigé sur le plan de la mise en application et la valorisation des résultats de la recherche.

C’est ce qui ressortait en 2019 d’une réunion interministérielle consacrée à l’examen de la problématique de la promotion de la recherche et du développement dans les entreprises économiques publiques et de la valorisation des résultats de la recherche scientifique.

Après avoir rappelé les principaux investissements que l’État avait consentis dans les infrastructures de la recherche et dans le développement des ressources humaines universitaires, les membres du gouvernement avaient souligné sans ambages : «Tout ce potentiel est sous-exploité par le secteur économique et les entreprises publiques en particulier».

Il y était fait état de l’existence de 357 travaux de recherche à même d’être « exploités immédiatement» par nombre de secteurs économiques mais qui restaient dans les tiroirs.

Établir les passerelles avec le champ économique

La loi d’orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique a été conçue, en 1998, dans l’objectif, comme le souligne son article premier, de «fixer les principes fondamentaux et les règles générales régissant la recherche scientifique et le développement technologique», en précisant, dans l’article suivant, que «la recherche scientifique et le développement technologique sont des priorités nationales».

En effet, plus que jamais, l’économie algérienne a besoin d’innovation pour diversifier ses activités, comme elle a besoin de faire jouer la compétitivité à travers la maîtrise des coûts.

Dans ce contexte, l’exploitation des résultats de la recherche scientifique, constitue un outil précieux censé pouvoir «contribuer au renforcement des liens de coopération et d’échange entre la recherche scientifique et les entreprises économiques publiques », selon le Conseil interministériel de novembre 2019 qui s’est penché sur ce dossier.

Les grands investissements que l’État avait réalisés en infrastructures et équipements au cours des années 2004-2015 n’avaient pas été exploités par la recherche scientifique.

Le gouvernement fit le constat à l’époque qu’«un énorme fossé existe entre l’entreprise économique et la recherche scientifique, d’autant que cette activité doit être au cœur du système économique, et de ce fait, il importe de promouvoir la place de la recherche scientifique et du chercheur, tout en valorisant ces atouts».

Le constat est sans appel. Qu’il émane des experts nationaux ou des officiels, il établit que la question de la recherche scientifique continue, dans notre pays, à se poser sur un double plan, à savoir, d’une part, comme une suite logique et naturelle des études universitaires censée faire avancer ces dernières vers un champ plus vaste de la connaissance, et d’autre part, comme un pont avec le champ économique et de l’entreprise sans lequel le concept même de recherche scientifique risque de perdre sa raison d’être.

Pour une participation active de l’entreprise

Comme l’exigent le niveau et la place de l’université algérienne, encore modeste dans le classement mondial, et comme le commande aussi le processus de développement de l’économie nationale, longtemps pris dans l’étau d’une logique rentière peu perméable à la diversification, la tendance naturelle qui se profile pour la recherche en Algérie est celle orientée vers l’application des découvertes ou inventions permettant de les intégrer dans les circuits industriels.

La recherche fondamentale, au sens classique du terme, même si elle n’est pas à exclure, bénéficie de circonstances peu favorables, aussi bien en raison de la complexité de son financement que des préalables scientifiques et pédagogiques qu’elle requiert.

Quoi qu’il en soit, l’économie algérienne, dans la nouvelle étape qu’elle traverse actuellement, caractérisée par des efforts d’adaptation à la notion de diversification des activités en dehors des hydrocarbures, se trouve dans un besoin pressant et vital de l’intervention de la sphère universitaire pour lui conférer d’autres perspectives qui feraient émerger d’autres possibilités de croissance dans les domaines de l’industrie, de l’agroalimentaire, du tourisme, des énergies renouvelables, de la pharmacie, des nouvelles technologies de l’information et de la communication,… etc.

Tout plaide pour une vision pragmatique afin d’explorer dans toute sa dimension le segment de la recherche-développement, lequel non seulement valorise les résultats de la recherche, mais, mieux encore, suscite les axes de recherche en relation directe avec les besoins de l’entreprise et de l’économie nationale.

Des conventions de partenariat et de coopération entre les établissements universitaires de recherche et des entreprises économiques ont été déjà signées au cours des dernières années. Mais, cela demeure insuffisant, sachant qu’un grand nombre d’entreprises, par faute de management rationnel à la hauteur des défis, n’arrivent pas à identifier, ni a fortiori, à quantifier leurs besoins en matière de recherche.

La zone de transition entre les limites actuelles de notre pays sur le plan de l’avancée technique et technologique, d’une part, et les champs possibles d’extension, d’amélioration qualitative et de diversification de la production, d’autre part, reste quelque mal définie, voire ambiguë. Donc, son exploration et son exploitation sont d’autant plus complexes.

La responsabilité n’incombe pas exclusivement à l’entreprise, mais aussi à l’université dont le champ devrait bénéficier de plus de visibilité et d’ouverture sur l’économie et la société.

Du dynamisme qui gagne depuis un peu plus de deux ans les franges d’étudiants versés dans les start-ups, il est attendu qu’il serve de déclic et de nouvelle boussole à même d’enclencher un processus irréversible consistant à faire de l’entreprise et de l’université un couple solidaire, un système de vases communicants tendus vers la modernisation de l’économie nationale et la consécration des normes du développement humain.

A. N. M.

Tags: AlgérieANVREDETéconomiehigh-techInnovationR&DRecherche Appliquéestart-uptransfert technologique.

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