Grâce aux réformes économiques engagées depuis 2020, l’Algérie s’est inscrite dans une nouvelle dynamique de développement et de renaissance économique. Les indicateurs économiques sont en effet au vert avec une croissance en pleine expansion dans les secteurs hors hydrocarbures notamment.
Par Akrem R.
Cela témoigne de l’efficacité des politiques mises en place par le gouvernement sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
D’ailleurs, le pays se prépare à franchir une nouvelle étape dès l’année prochaine (2026), notamment avec la réception incessamment de deux projets structurants, à l’instar des projets Gara Djebilet pour la production de fer et Bled El Hadba pour la production de phosphate.
Selon le chef de l’État, «l’Algérie connaîtra durant l’année prochaine un véritable nouveau départ». Un départ qui la (l’Algérie) conduira à bon port et de manière définitive, assure le Président Tebboune dans une allocution lors de sa rencontre avec les acteurs de la société civile à la fin de sa visite dans la wilaya de Constantine jeudi dernier, diffusée par la Télévision algérienne dimanche soir dans le cadre d’une émission spéciale consacrée à cette visite.
Dans un discours franc et direct, le Président Tebboune a affirmé que l’Algérie a accompli de grandes réalisations en peu de temps et ce malgré les batailles et les rumeurs affrontées durant les premières années du premier mandat présidentiel.
«Il n’en demeure pas moins que les auteurs de ces manœuvres n’ont pas pu arrêter la marche de l’Algérie nouvelle», a-t-il ajouté, soulignant que «de grandes réalisations ont été accomplies dans différents domaines et en peu de temps».
Concernant la situation économique du pays, Tebboune a souligné qu’elle est maîtrisée et que tous les indicateurs économiques sont positifs, en lançant une pique aux détracteurs de la politique actuelle : «Ceux qui veulent critiquer peuvent le faire avec des chiffres : la croissance est là, deux millions de jeunes ont bénéficié de l’allocation. Ce ne sont pas des chômeurs qui détruisent leur pays, mais des jeunes que nous accompagnons. Les discours qui disent le contraire vous mentent. Le pays avance».
Des réserves de change confortables
Il a relevé, en outre, que l’Algérie n’a pas recouru à l’endettement extérieur malgré la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. «L’État a pris ses précautions à ce propos. Nous n’avons rien sacrifié», affirme le Président Tebboune, rappelant les difficultés rencontrées en 2018- 2019, lorsque certains annonçaient que «l’État ne pourrait plus payer les salaires».
Pour lui, cette époque est «révolue», assurant que les réserves de change existent, malgré la baisse des prix du pétrole de 90 dollars à 60 actuellement, garantissant des importations pour une année et demie, sans compter ce que nous pourrions encore y ajouter notamment avec les investissements en cours, les exportations privées et publiques, les mines… «Tout cela nous renforce».
Devant les représentants de la société civile de la wilaya de Constantine, le président de la République a rassuré que l’argent du pays sera préservé et ne sera pas gaspillé. «Tant que je suis là, il sera préservé», dira-t-il.
L’une des annonces les plus fortes concerne la mise en exploitation du gigantesque gisement de fer de Gara Djebilet. «Dans un mois environ, nous serons à Béchar pour un événement historique : pour la première fois, le minerai de fer de Gara Djebilet arrivera par voie ferrée», a confirmé Tebboune, saluant l’achèvement de près de 1 000 km de voie ferrée, dont les derniers 50 à 60 kilomètres ont été réalisés «en un an et demi».
Gara Djebilet : un rêve ancien qui devient réalité
Le président a également détaillé l’ambitieux projet de développement de la filière phosphate. «La production passera de deux millions et demi de tonnes à dix millions et demi avant fin 2026», a-t-il annoncé.
Il a ajouté que les infrastructures sont en cours de modernisation, notamment le port d’Annaba, et que de nouveaux tunnels permettront un transport souterrain du minerai «pour protéger le citoyen et l’environnement».
Dans ce cadre, le président de la République a souligné que la nouvelle arme dans le monde est «l’arme de la production d’engrais et de minerais». Selon lui, le phosphate est stratégique.
«Aujourd’hui, la demande mondiale explose. Le monde a besoin d’engrais. Les pays ont besoin d’une agriculture productive, et celle-ci dépend des engrais. Nous deviendrons producteurs d’engrais, en plus du pétrole et du gaz», a-t-il souligné, affirmant l’engagement de l’État à renforcer ces deux domaines importants.
Dans le domaine industriel, Tebboune a affirmé que l’État poursuit ses démarches pour relever le taux d’intégration de l’industrie nationale dans l’industrie mécanique, confirmant la progression de l’industrie mécanique nationale, avec «une hausse de trente pour cent des ventes».
En effet, la stratégie industrielle vise désormais la production d’un «véhicule algérien à 30 ou 40 %» d’intégration locale, tout en rappelant que plusieurs composantes sont déjà en fabrication dans le pays.
Le président a également évoqué les ressources stratégiques, dont le lithium, qui viendront renforcer les chaînes de valeur industrielles.
Plus de 17 000 projets d’investissement enregistrés à l’AAPI
Mettant en exergue l’importance de la création de nouvelles zones industrielles à Constantine avec toutes les conditions requises pour l’attraction de l’investissement, qui «ne peut s’effectuer qu’en assurant protection et encouragement», le président de la République a réaffirmé que le nombre de projets d’investissement en Algérie est en progression constante, sachant qu’il existe «plus de 17 000 projets d’investissement au niveau de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI)».
Il a expliqué que son insistance à ouvrir la voie aux jeunes en facilitant la création de start-up vise à donner une chance aux jeunes compétents et à investir dans les talents, estimant qu’ils sont «la véritable richesse du pays».
Il a rappelé que toutes les lois de la République ont été révisées afin de «faciliter l’accès des jeunes aux postes de décision et les encourager à s’engager en politique et à concrétiser leurs idées novatrices, car le pays se construit par le savoir et son avenir est entre leurs mains».
Dans ce cadre, il a souligné l’importance d’orienter les jeunes talents vers le développement des sciences et de l’intelligence artificielle. Pour lui, la véritable richesse du pays, ce n’est pas le pétrole, c’est la jeunesse, insistant sur le rôle central des sciences et des nouvelles technologies dans le développement du pays.
«Les États se construisent par la science. L’Europe domine grâce à la science», a-t-il déclaré, rappelant que l’Algérie a été «le premier pays arabe et africain à créer une école supérieure d’intelligence artificielle».
Il a également évoqué les filières émergentes que le pays développe : robotique, cybersécurité, nanotechnologies. «Tout cela existe dans votre pays», a-t-il affirmé.
Il a en outre rappelé que l’Algérie était l’unique État en Afrique et dans le monde arabe qui accorde une allocation chômage, soulignant la nécessité de préserver le caractère social de l’État.
Répondant aux questions des intervenants lors de cette rencontre, le président de la République a affirmé la disponibilité de l’État à financer toute manifestation artistique ou culturelle initiée par le mouvement culturel à Constantine, y compris l’organisation d’un festival du cinéma. Il s’est dit fermement convaincu du rôle important de la culture et de l’éducation dans la formation des générations.
S’agissant du développement du secteur du tourisme dans la wilaya, le président de la République a affirmé que «la mission de l’État est d’organiser le secteur et de prendre des mesures incitatives pour attirer les investisseurs», appelant les opérateurs privés à exploiter les grandes potentialités que recèle la wilaya pour réaliser des projets touristiques à la hauteur de son histoire séculaire.
A. R.







