La première édition du Salon international maritime se tient depuis hier et dure trois jours (2 – 4 décembre en cours), au Palais des expositions (Safex – Alger), avec la participation de 40 exposants nationaux et étrangers, les organisateurs. Cet évènement professionnel « d’envergure est exclusivement consacré à l’ensemble de la chaîne de valeur » de l’industrie maritime.
Par Lyes Fettah
«Il s’inscrit au cœur des priorités nationales visant à renforcer la performance, la modernisation et l’attractivité du secteur maritime et portuaire» et «ambitionne de contribuer au développement des infrastructures» du secteur, ont souligné les initiateurs.
Parrainé par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ce salon ambitionne de mettre en avant le rôle central de la formation professionnelle dans la consolidation des filières liées à la construction navale, aux services techniques portuaires, à la maintenance maritime et aux métiers de la logistique.
Dans son allocution d’ouverture Mme Kamla IDIR, Commissaire du Salon a mis l’accent sur la nécessité de s’adapter – à travers ce regroupement – aux nouvelle exigences internationales dans ce domaine.
Elle a cité, entre autres, les mécanismes de transition énergétique dans le transport maritime, ainsi que les défis et les opportunités pour l’Algérie dans la course au zéro carbone.
Modernisation, digitalisation, compétitivité logistique & cybersécurité maritime
Lors de cette manifestation, des rencontres B2B sont prévues afin de permettre aux institutions publiques, aux acteurs économiques et aux opérateurs internationaux d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration, de co-développement et d’investissement, ont encore précisé ses responsables.
En parallèle, le salon propose également un programme de conférences portant sur des thématiques liés au secteur, notamment sur le rôle des ports dans la stratégie d’exportation, le financement des investissements maritimes et portuaires (partenariats et rôles des banques & assurances), ainsi que la transition énergétique dans le transport maritime.
L.F.
Sofiane Mecheri, SG de l’Association, professionnelle des agents maritimes algériens (Apama): « Des insuffisances persistent… »
Il a déclaré qu’« en Algérie, on se dirige actuellement vers l’acquisition de nouveaux navires, ce qui est une bonne chose, sauf que malheureusement ce sont des navires qui manquent d’équipement, à savoir, les conteneurs. C’est l’emballage le plus approprié, que ce soit à l’import ou à l’export, pour transporter une marchandise. Durant la période de Covid, les conteneurs étaient sur les navires, qui eux étaient au rade (loin des ports), c’est ce qui a fait flamber les frais du fret ayant atteint 23 000 dollars ».
L’autre situation désavantageuse est que « l’Algérie importe actuellement entre 8 à 10 millions de tonnes de grains (blé, orge, soja, maïs…). Mais les compagnies maritimes existantes, n’ont pas de bateaux céréaliers. C’est un problème majeur. Si on arrive au boycott par les armateurs étrangers qui travaillent avec nous on ne pourra pas se ravitailler », a-t-il précisé. Il y va de notre sécurité alimentaire. Je préconise qu’il faut s’y pencher.
Pour les ports, vous savez qu’à l’horizon 2030, on est en train de parler de Smart Port, de décarbonisation de navires, de l’énergie verte pour les navires et aussi de connexion électrique pour les navires. Malheureusement nos ports ne sont outillés pour ça et on n’a pas les infrastructures qu’il faut. J’espère que notre pays va faire des efforts pour aller dans ce sens-là. Ce sont des normes internationales auxquelles il faut se confirmer, sachant que des pays voisins sont équipés mieux que nous et ont atteint ces standards.
L.F







