La deuxième édition du Salon international de l’investissement dans l’agriculture saharienne a été ouverte, lundi à Ouargla, sous le signe « Les cultures stratégiques garantes de la sécurité alimentaire ».
Quelque soixante-dix (70) opérateurs, issus de différentes wilayas du pays et représentant des entreprises publiques et privées opérant dans divers segments en rapport avec l’agriculture, en plus de participants étrangers (Tunisie, Turquie, Espagne et Pays-Bas), prennent part à ce salon qui se poursuivra jusqu’au 8 du mois de janvier courant.
Une diversité d’intrants agricoles, de produits phytosanitaires, d’équipements hydrauliques et d’irrigation ainsi que des matériels et engins agricoles, sont exposés dans le cadre de cette manifestation.
En marge du Salon, se tiendra une rencontre scientifique sous forme de deux ateliers animés par des spécialistes sur des thèmes divers, tels que « les leviers de concrétisation de la sécurité alimentaire », « l’importance du système oasien en Algérie », « la mise en valeur agricole en terres sahariennes et l’adoption des bons itinéraires techniques », ainsi que « la numérisation de l’activité agricole en Algérie », selon le président du comité scientifique de la rencontre, Abdelbasset Boumada.
Cette manifestation économique a pour objectif de contribuer au renforcement du processus de développement agricole et économique de l’Algérie, et d’offrir une plateforme d’échange de vues et d’expertises, d’autant plus que l’Algérie a acquis une expérience diversifiée dans le domaine de l’agriculture saharienne, a-t-il souligné.
Et de rappeler que la première expérience de culture stratégique en Algérie avait été lancée en 1989 dans la wilaya d’Ouargla, plus précisément à Gassi-Touil (daïra de Hassi-Messaoud), avant d’être généralisée aux autres régions sahariennes du pays, jusqu’à assurer aujourd’hui plus de 28,7% de la production nationale dans différentes filières agricoles.
Pour Abdelaziz Blidaoui, représentant du Groupe des intérêts économiques de Nefzaoua, dans la région de Kebili (Tunisie), ce salon est une opportunité pour le groupe de s’enquérir d’expériences et de connaissances dans le domaine de l’agriculture saharienne, d’autant plus que les conditions naturelles et climatiques de la région de Kebili et de Ouargla présentent des similitudes.
De son côté, Slimane Kerkar, responsable de la commercialisation de la compagnie hydraulique professionnelle (GPH), a indiqué que sa participation au salon entre dans le cadre de l’appui au développement de la production agricole nationale, notamment les cultures stratégiques dans le Sud.
Le deuxième Salon international de l’investissement dans l’agriculture saharienne, auquel prennent part aussi des institutions financières, est organisé par la société « Souffoire des salons et expositions », en coordination avec la direction des services agricoles et la Chambre de l’Agriculture de la wilaya d’Ouargla, ainsi que l’Institut national de vulgarisation agricole.
R. N.







