L’industrie traditionnelle est aujourd’hui un secteur à part entière à trois facettes : culturelle, sociale et surtout économique par excellence. Parmi ses bienfaits multiples, c’est qu’elle freine l’exode rurale vers les grandes villes et elle favorise une vie socio-économique dans les régions reculées. Mieux encore, elle nettement encadrée légalement et mieux organisée qu’avant, et ce, grâce aux facilitations et à l’accompagnement offerts aux professionnels.
Par Lyes Fettah
Pour preuve, ce domaine d’activité ne compte pas moins de 1 030 000 postes d’emploi englobant 470 000 activités répertoriées au niveau des 58 Wilayas du pays.
Des données officielles annoncées hier par le Directeur général de L’industrie traditionnelle et des métiers au niveau du ministère en charge de ce secteur. Ceci, lors de son passage hier à l’émission ’L’invité de la matinale’ de la Chain 1 (Radion nationale).
L’exercice de ses métiers ne nécessite pas de gros investissements. Il suffit à un jeune ou à toute personne intéressée d’acquérir les connaissances et les compétences en suivant une formation (théorique et pratique) dans les établissements de l’Etat.
Elle pourra ainsi, bénéficier de financement pour la création d’une microentreprise. Cette dernière pourrait prendre plus tard la forme d’une grande entreprise spécialisée avec tous les aspects administratifs et financiers exigés.
Par ailleurs, une bonne partie de l’émission a été consacrée à la 26 édition du Salon international de l’industrie traditionnelle et des métiers, dont l’objectif principal de son organisation sera la promotion et la vulgarisation de ce domaine du 9 15 novembre courant.
Il aura comme slogan « L’industrie traditionnelle : patrimoine, authenticité et innovation technique ». Onze pays seront présent à cette manifestation internationale.
En marge de l’évènement, des conférences et workshops sont programmés et seront universitaires et des responsables d’institutions, telles que l’Agence nationale du microcrédit, l’Agence nationale de promotion de l’entrepreneuriat, les banques et les ministères concernés.
Plusieurs thématiques d’actualités y seront abordées selon M. Kali. Il s’agira notamment, du financement de ces activités de la protection sociale des professionnels, ainsi que la commercialisation et le marketing des produits traditionnels et artisanaux y compris les nouvelles méthodes numériques.
L’autre volet abordé est celui de la marque de la protection de la propriété. Le représentant du ministère a déclaré a révélé que ce département travail sur des modalités pratiques et légales visant protéger la propriété et promouvoir les marques algériennes, à la fois, à l’échelle nationale et internationale. Elles seront rendues publiques prochainement, a-t-il précisé
Enfin, la coopération avec les autres secteurs a été évoquée par l’orateur en dernier lieu. M. Kali a souligné que son ministère travaille en étroite collaboration avec ceux des Commerces, du Tourisme… notamment pour ce qui est l’importation des matières premières, ainsi que de la promotion de la destination Algérie, auprès des touristes étrangers.
L.F.







