L’Algérie exportera prochainement vers la Tunisie des matières premières pour des médicaments, notamment, celles destinées à la production du paracétamol et d’antibiotiques. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri.
Par Tahar Azizi
En effet, à l’issue d’une visite effectuée, en compagnie du ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani, à travers des unités de production de médicaments dans la capitale, Ouacim Kouidri a déclaré que la Tunisie sera le premier partenaire à bénéficier de l’exportation de ces matières premières.
A cette occasion, le ministre a indiqué qu’il a été convenu de mettre en œuvre les dispositions du mémorandum d’entente, signé lors des travaux de la 23e session de la Grande commission mixte algéro-tunisienne, tenue à Tunis en décembre dernier. Il s’agit, notamment, de celles liées aux domaines de la fabrication de médicaments et de l’échange d’expertise.
Les domaines de coopération concernent, entre autres, la production de vaccins, d’insuline, de médicaments anticancéreux et d’antibiotiques, a-t-il précisé, ajoutant que cette coopération sera étendue à d’autres secteurs à l’avenir.
De son côté, le ministre tunisien de la Santé a insisté sur l’importance de créer un stock stratégique de médicaments entre les deux pays, dans le cadre du renforcement de la sécurité pharmaceutique.
Il a rappelé que les deux pays disposent de compétences et d’expertises permettant de renforcer le partenariat dans l’industrie pharmaceutique moderne et de soutenir le processus de réalisation de l’autosuffisance dans leurs marchés intérieurs.
Ceci, en plus de la perspective d’ouverture sur les marchés africains, qui ne couvrent actuellement que 5% de leurs besoins en médicaments. M. Ferjani a, par ailleurs, salué « l’excellent » niveau atteint par l’industrie pharmaceutique en Algérie qui s’approche de l’autosuffisance (une couverture de 82% des besoins du marché national). Il a appelé, au passage, à concrétiser la vision des dirigeants des deux pays en matière de souveraineté pharmaceutique.
Les deux ministres ont, ainsi, visité l’Unité de production du groupe Saidal à El Harrach où les capacités de production en général et particulièrement celle des matières premières, ainsi que les perspectives de son développement, ont été mises en avant.
Kouidri et son homologue ont également visité les laboratoires Frater-Razes, qui fabriquent plus de 150 produits pharmaceutiques, dont l’insuline, des anticancéreux et des produits de biotechnologie.
A rappeler que M. Kouidri avait auparavant reçu, au siège du ministère, son homologue tunisien, qui a effectué une visite officielle en Algérie du 1er au 3 février à la tête d’une importante délégation.
Cette rencontre a permis aux deux parties d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d’intensifier les partenariats entre les deux pays, afin de soutenir la production locale et de renforcer le transfert d’expertises.
T. A.
Secteur pharmaceutique : Vers une numérisation globale en 2026
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a mis en avant la priorité accordée par son département ministériel à la réalisation d’une numérisation globale du secteur en
2026, notamment en matière de services administratifs, de dossiers d’enregistrement des produits pharmaceutiques et d’intégration du système de sérialisation des médicaments.
Lors d’une audition devant la Commission de la Santé, des Affaires sociales, du Travail et de la Formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Kouidri a indiqué que son secteur mettra en place un système numérique dédié au dépôt des dossiers des programmes d’importation et des demandes d’agrément à distance, afin de « garantir la transparence et la célérité dans le traitement.
T. A.







