Abderrahmane Hadef, expert en développement économique, a procédé hier, lors de son passage à l’émission «L’Invité du matin», de la Chaîne Une, à une évaluation la performance de l’économie nationale (la décision publique) au cours de l’année passée. Il évoque aussi les enjeux pour la nouvelle année.
Par Lyes Fettah
Selon lui, 2025 a été l’année consécration des grandes réformes économiques, dont les résultats se sont traduits par la création d’emplois et de la richesse, ainsi que l’amélioration des conditions de vie des citoyens algériens. Aujourd’hui, les indicateurs sont au vert et l’évaluation en générale positive, ce qui permet une poursuite du développement.
Ces réformes ont donné lieu non seulement à un nouveau modèle mais aussi une nouvelle doctrine économique nationale qui n’est plus basée – comme par le passé – sur la rente des hydrocarbures. Elle est caractérisée par plus de résilience, afin d’asseoir et renforcer la souveraineté nationale. Elle est basée sur deux piliers : renforcement des capacités industrielles et promotion du commerce extérieur ce qui peut donner un meilleur rendement.
Pour 2026, le Gouvernement prévoit un taux de croissance de 4,1%. Ce sont des prévisions qui encouragent davantage les secteurs d’activités hors hydrocarbures qui représentent aujourd’hui 5,4% des recettes nationales et confirment la tendance de la diversification économique. Une situation ayant eu des retombées positives sur le plan social notamment à travers l’offre d’emplois diversifiée elle aussi.
Evoquant la bonne gouvernance du budget de l’Etat, l’expert a affirmé que la gestion financière une priorité de l’exécutif dans le processus de modernisation de tout le secteur financier à travers la loi organique relative à la loi de finances qui fonctionne selon une période triennale, vise, la transparence dans la gestion des finances, la rigueur bénéfice et l’efficacité de manière à ce que chaque Dinar investi doit avoir un retour d’investissement et une rentabilité économique et sociale.
Tous les ministres économiques doivent avoir des visions, stratégies conformes au nouveau modèle éco qui leur permettent de concrétiser leurs plans de charges et atteindre leurs objectifs, ceci doit impérativement mettre fin au cloisonnement sectoriel en allant vers plus de coordination entre l’ensemble de ces secteurs.
A titre indicatif les défis sont aujourd’hui pour l’Agriculture qui doit, aujourd’hui, dépasser les 20% du produit intérieur brut (PIB) et outre une vraie économie numérique, qui aspire à atteindre elle aussi, 20% du PIB.
En plus, ce domaine nouveau peut être développé en encourageant la création de petites entreprises offrant une variété de prestations, à l’exemple de création de Data centres et aussi en établissant des partenariats avec les sociétés étrangères ayant pris une longueur d’avance.
Revenant sur le rendement des entreprises, M. Hadef a fait savoir que 6% est le taux d’évolution du secteur public selon le rapport du CNESE.
Le secteur privé quant à lui, affiche de grandes capacités numérique, agricole, mécanique, pharmaceutique. L’Etat n’aura que le rôle de législation, régulation, contrôle.
L.F.







