L’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) a appelé, hier, l’ensemble des transporteurs (propriétaires de bus de transport de voyageurs, transporteurs de marchandises et chauffeurs de taxis actuellement en grève) à reprendre leur activité professionnelle, en accordant à l’organisation le temps et la confiance nécessaires pour le règlement de la situation actuelle, dans un cadre de dialogue et de responsabilité. La Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal) a, quant à elle, appelé, la veille, samedi, les transporteurs de carburants et de gaz pétrolier liquéfié (GPL), sous contrat, à reprendre immédiatement le ravitaillement des dépôts et la distribution des produits, les prévenant d’une résiliation de leurs contrats et de possibles actions judiciaires, en cas de non reprise des activités.
Par Nadia B.
Dans un communiqué, l’ONTA a, en effet, indiqué, hier, dimanche, qu’elle a soumis, à la tutelle, des revendications allant dans l’intérêt des transporteurs et du secteur du transport en général, et qu’elle œuvre avec sérieux pour transmettre les préoccupations aux autorités concernées.
L’organisation a affirmé qu’elle place toute sa confiance dans les pouvoirs publics, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, afin de parvenir à «une solution juste et définitive à cette situation, sans hésitation ni ambiguïté».
Elle a précisé que le projet de loi portant Code de la route n’est pas un texte sacré, qu’il peut être révisé, voire entièrement annulé, et qu’un nouveau projet de loi peut être élaboré avec une participation effective des représentants des secteurs public et privé, garantissant ainsi un équilibre entre les mesures répressives et la protection des droits des professionnels.
En termes clairs, le ministère n’a pas fermé la porte à un enrichissement du texte, affirmant que les observations et propositions formulées par les syndicats et organisations professionnelles seront prises en considération avant sa promulgation définitive.
L’ONTA a également exhorté les transporteurs à faire preuve de sagesse et de vigilance, mettant en garde contre toute tentative de récupération opportuniste ou d’exploitation de la situation au profit de parties ne servant pas l’intérêt national.
Enfin, l’Organisation nationale des transporteurs algériens, en tant que syndicat, a réaffirmé son sens des responsabilités, soulignant qu’elle «n’est pas dans ses habitudes de tromper ou de manipuler sa base», et rappelant que l’histoire témoigne de ses positions et de son engagement sincère.
Le Code de la route en cours d’enrichissement
C’est dans ce cadre que le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports œuvre avec les partenaires sociaux, en lançant un dialogue franc afin de trouver un compromis à la situation actuelle.
D’ailleurs, le projet de loi portant Code de la route comprend un ensemble de mesures procédurales et préventives visant à garantir la sécurité routière et à réduire les accidents de la circulation, à travers une approche établissant un équilibre entre les aspects préventif et coercitif, dans le cadre d’une vision de sécurité routière durable.
Ce projet, qui doit être soumis aux membres du Conseil de la nation pour débat et vote, est «en cours d’examen dans le cadre du processus législatif en vigueur» et demeure «ouvert à l’enrichissement à la lumière des observations et propositions formulées».
À noter que le texte portant Code de la route, qui comprend plus de 50 nouvelles mesures réparties sur 193 articles, met l’accent sur l’aspect préventif, reflétant ainsi les engagements de l’État à assurer les exigences et les moyens nécessaires à la sécurité routière.
Il s’agit d’une série de mécanismes prévoyant notamment l’organisation du cadre institutionnel garantissant la sécurité routière et la concrétisation d’une vision axée sur une sécurité routière durable, en instaurant des règles strictes pour une conduite sûre.
Parmi les règles et mesures préventives figurent l’imposition de spécifications techniques pour les véhicules, ainsi que des mesures procédurales à même de garantir la sécurité des conducteurs, la maintenance adéquate et permanente des infrastructures routières, outre des dispositions relatives au contrôle et à l’équipement des services habilités en outils numériques de contrôle, en vue de concrétiser la transition vers le contrôle automatique via le système informatisé de contrôle des infractions routières.
Le texte veille également à encourager la culture du signalement chez le citoyen et à impliquer la société civile, dans toutes ses composantes, afin d’élever le niveau de conscience routière, tout en incitant l’ensemble des catégories à se distinguer en matière de sécurité routière, notamment à travers la création du Prix du président de la République dans ce domaine.
N. B.
Sous peine de résiliation de contrats : Naftal appelle les transporteurs à reprendre le ravitaillement
La Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal) a appelé, samedi, les transporteurs de carburants et de gaz pétrolier liquéfié (GPL), sous contrat, à reprendre immédiatement le ravitaillement des dépôts et la distribution des produits, les prévenant d’une résiliation de leurs contrats et de possibles actions judiciaires, en cas de non reprise des activités.
Dans une note adressée à ces transporteurs, Naftal invoque «un manquement aux obligations contractuelles», suite au refus des transporteurs d’assurer le ravitaillement des dépôts de carburants et de GPL, ainsi que la distribution des produits, depuis le 31 décembre 2025.
L’entreprise publique affirme que cette interruption a engendré une «perturbation de sa mission de service public».
Qualifiant cette situation de «violation des clauses contractuelles», Naftal affirme que les transporteurs sont tenus d’assumer, dans l’immédiat, leurs obligations contractuelles, faute de quoi, elle se réserve le droit de procéder à la résiliation des contrats de transport des carburants et des GPL, à leurs torts exclusifs.
La résiliation n’exclut pas la mise en œuvre des actions civiles et pénales qui pourraient être intentées à l’encontre des transporteurs concernés «en raison de leurs fautes», conclut la même source.
R.N.







