Réuni ce mercredi 25 février 2026 sous la présidence du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le gouvernement a examiné plusieurs dossiers stratégiques touchant aux secteurs de, la formation professionnelle, des infrastructures, de l’éducation et de l’organisation du pèlerinage.
Par Sofiane Idiri
Parmi les points inscrits à l’ordre du jour, la feuille de route 2026-2028 du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels a occupé une place centrale, traduisant la volonté des pouvoirs publics d’ériger ce secteur en véritable levier de développement économique.
La nouvelle feuille de route ambitionne d’engager une réforme globale du système de formation professionnelle afin de l’adapter aux mutations économiques et technologiques.
L’objectif est clair : améliorer l’employabilité des diplômés, rehausser la qualité des formations et diversifier les spécialités proposées pour répondre efficacement aux besoins du marché du travail.
Dans cette dynamique, plusieurs wilayas ont déjà entamé un travail de révision de leur carte pédagogique afin d’ajuster les offres de formation aux réalités économiques locales.
C’est notamment le cas de la wilaya de Béjaïa, où les responsables du secteur ont amorcé une adaptation des filières aux exigences des secteurs porteurs tels que l’industrie agroalimentaire, le tourisme, les services et les métiers liés au dessalement de l’eau de mer.
Cette révision de la carte pédagogique constitue une étape essentielle pour corriger le décalage souvent observé entre les profils formés et les besoins réels des entreprises. En alignant les spécialités ouvertes sur les opportunités d’emploi locales, la formation professionnelle peut devenir un véritable moteur d’insertion des jeunes et un outil efficace de lutte contre le chômage.
Au-delà de l’aspect quantitatif, la réforme vise également à moderniser les méthodes pédagogiques, à renforcer les partenariats avec le tissu économique et à introduire davantage de formations en lien avec les nouvelles technologies et la transition numérique.
L’enjeu est de faire de la formation professionnelle un choix attractif et valorisé, capable de produire une main-d’œuvre qualifiée répondant aux standards actuels.
Les grands projets structurants, piliers de la croissance nationale
Dans le cadre du suivi des grands projets structurants, le gouvernement a également fait le point sur l’état d’avancement des travaux d’extension du port d’Annaba, inscrit dans le cadre du projet intégré de phosphate. Ce projet d’envergure revêt une importance stratégique pour l’économie nationale.
L’extension du port vise à renforcer les capacités logistiques du pays et à accompagner le développement de la filière phosphate, considérée comme l’un des secteurs clés de diversification des exportations hors hydrocarbures.
En améliorant les infrastructures portuaires, l’État entend fluidifier les opérations d’exportation, réduire les coûts logistiques et attirer davantage d’investissements.
Les projets structurants de cette nature jouent un rôle déterminant dans la transformation économique. Ils contribuent non seulement à la création d’emplois directs et indirects, mais participent également à l’intégration des chaînes de valeur industrielles et à la consolidation de la souveraineté économique.
Le développement des infrastructures portuaires, énergétiques et industrielles s’inscrit ainsi dans une vision globale visant à asseoir une croissance durable et diversifiée.
Autres dossiers examinés
Par ailleurs, le gouvernement a étudié un projet de décret exécutif fixant les conditions et modalités d’agrément, de fonctionnement et de contrôle des établissements privés d’éducation et d’enseignement.
Ce texte introduit un nouveau cahier des charges précisant les obligations administratives, techniques et pédagogiques des écoles privées, lesquelles devront se conformer aux programmes nationaux et aux constantes nationales.
Enfin, l’exécutif a entendu un exposé sur l’état d’avancement des préparatifs de la saison du Hadj 2026. Les autorités ont finalisé les contrats relatifs à l’hébergement, à la restauration, au transport et à l’encadrement sanitaire des pèlerins.
La numérisation des procédures via le portail algérien du Hadj ainsi que l’introduction du paiement électronique figurent parmi les mesures adoptées pour simplifier les démarches et améliorer la prise en charge des hadjis.
S. I.







