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Abdelhakim Boudendouna, Professeur au Département de Pharmacie, Faculté de Médecine, Université d’Alger1, expert en économie pharmaceutique : «L’Algérie a les moyens pour couvrir tous nos besoins en médicaments»

Par Eco Times
23 avril 2026
Dans Interview
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Abdelhakim Boudendouna, Professeur au Département de Pharmacie, Faculté de Médecine, Université d’Alger1, expert en économie pharmaceutique : «L’Algérie a les moyens pour couvrir tous nos besoins en médicaments»

Entretien réalisé par Khaled Remouche

  • Eco Times : Comment analysez‑vous l’évolution du secteur pharmaceutique en Algérie ?

Professeur Abdelhakim Boudendouna : Le secteur pharmaceutique algérien est en pleine évolution. On a plus de 100 fabricants de médicaments, une centaine de fabricants de dispositifs médicaux. C’est un développement très important. En termes de technologie, on a des moyens pour couvrir tous nos besoins en médicaments.

  • Quelle votre appréciation sur la maîtrise des processus par les industriels algériens dans le secteur pharmaceutique ?

Les fabricants algériens de médicaments maîtrisent les processus parce qu’ils travaillent selon les bonnes pratiques de fabrication des médicaments, selon les normes internationales de fabrication des médicaments. Les médicaments fabriqués en Algérie n’ont rien à envier aux médicaments produits dans les pays occidentaux.

Ils fabriquent et contrôlent la qualité du médicament produit. Ces producteurs ont des laboratoires de contrôle qui effectuent cette opération selon la pharmacopée internationale. La qualité du médicament est assurée.

  • Qu’en est‑il du potentiel de cette industrie à l’exportation ?

L’industrie algérienne du médicament a un potentiel à l’exportation. Mais pour exporter, il faut connaître le client. C’est une autre démarche. C’est une démarche réglementaire. Chaque laboratoire doit étudier les exigences de ses clients futurs pour qu’il puisse leur vendre ses produits.

La réglementation peut être différente. Donc, on doit répondre à leurs exigences. Ce n’est pas parce que l’on fabrique un produit de qualité qu’on peut exporter. Il faut que nos produits soient enregistrés et agréés dans les pays clients.

  • Quelle est l’importance de cette douzième édition du salon Maghreb Pharma ?

Cet événement est tellement important parce qu’il reflète l’importance de l’industrie pharmaceutique algérienne. Il y a beaucoup de projets industriels qui arrivent (sur le point d’entrer en production).

Avec cela, on pourra aller peut‑être vers le développement de l’export. On a beaucoup de producteurs de médicaments, c’est positif. Mais il faut aller à l’export car le marché local est limité à 4 milliards de dollars. Il ne va pas se développer bien au‑delà.

Les limites sont là. Si on veut aller plus loin, c’est surtout l’export. Aujourd’hui, si les clients achètent les produits en Inde, en Corée du Sud et dans d’autres pays, pourquoi n’achèteraient‑ils pas chez nous ?

  • Faut‑il cibler principalement l’Afrique ?

Il ne faut pas cibler uniquement l’Afrique. Il faut cibler les pays occidentaux parce que c’est là où il y a le grand marché. Il faut savoir que chaque laboratoire choisit sa cible.

On ne peut pas lui choisir son client. Il faut que l’opérateur fabrique des produits qui répondent à des besoins pour aller se battre sur les marchés internationaux. Le marché le plus important dans le monde, c’est le marché des États‑Unis. Il représente 44 % du marché mondial du médicament.

L’Afrique reste un marché intéressant. Mais il ne représente que 2 % du marché mondial. Si on veut vendre plus, il faut vendre en Afrique et au Moyen‑Orient qui représente 2 à 3 % du marché mondial et qui reste intéressant.

Mais il faut vendre surtout aux États‑Unis. Il convient en somme de viser les grands marchés mais l’Afrique et le Moyen‑Orient restent intéressants, s’agissant de nos exportations de médicaments.

  • Quel est le niveau de dépendance de l’industrie pharmaceutique nationale en équipements étrangers ?

Vous fabriquez un équipement pour concurrencer un fabricant qui a un siècle d’expérience, vous risquez de ne pas l’égaler.

Par exemple, j’ai visité un fabricant de dispositifs médicaux, il a des machines de source allemande ; on lui a proposé des produits coréens, le prix est compétitif mais pour la qualité et la robustesse de l’équipement, l’équipement allemand est supérieur. Il est donc resté fidèle à son fournisseur de machines allemandes.

Parce qu’il a vu la robustesse et la performance de l’équipement allemand. Un équipement qui dure plus de 20 ans, vous pouvez l’amortir rapidement. Pour amortir plus les investissements, il faut donc réfléchir à l’export.

  • Faut‑il aller à la production locale des matières premières ou des molécules entrant dans la composition du médicament fabriqué en Algérie ?

La production de matières premières localement peut être une bonne opportunité vu notre position géostratégique, à proximité de l’Europe. C’est pour l’export.

Car si c’est pour le marché local, cela n’a aucun intérêt. Vous allez fabriquer des produits qui seront plus chers par rapport aux produits de l’importation. Réfléchir à la fabrication de matières premières localement, c’est pour l’export.

Il faut une économie d’échelle pour que les prix de ces produits soient compétitifs sur le marché international. Cela peut être très intéressant comme pôle de production local de matières premières destinées à l’export.

K. R.

Tags: Abdelhakim BoudendounaAlgérieéconomieÉconomie PharmaceutiqueExportation médicamentsMaghreb Pharmamatières premièresUSAZlecaf

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