La nouvelle année scolaire à Akbou s’ouvre sous le signe du renouveau. En effet, la commune connaît une dynamique remarquable dans le secteur de l’éducation, marquée par la réalisation de nouvelles classes, la réhabilitation de plusieurs écoles primaires et la généralisation du repas chaud au profit de 7 121 élèves. À cela s’ajoutent la distribution de trousseaux scolaires, la dotation des établissements primaires en tablettes numériques ainsi que le renforcement du parc de transport scolaire. Des investissements colossaux, estimés à plus d’une centaine de millions de dinars, ont été consacrés à ces projets, et d’autres réalisations devraient être réceptionnées prochainement. Hélas, Le manque de personnel et les problèmes de gestion en freinent la dynamique
Par Sofiane Idiri
Ces efforts traduisent la volonté des autorités locales d’améliorer les conditions d’apprentissage et de donner aux élèves un environnement plus propice à la réussite. Cependant, malgré ces avancées notables, le secteur de l’éducation à Akbou n’est pas exempt de difficultés. Le manque de personnel et les problèmes de gestion continuent de freiner la pleine efficacité du système éducatif local.
Former les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils deviennent les cadres et les responsables de demain constitue un enjeu majeur pour la société. Ces futurs citoyens auront, en effet, la lourde tâche de contribuer à la prospérité du pays sur les plans économique, politique, social, environnemental et même sportif. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d’assurer une formation de qualité dès le plus jeune âge.
C’est pourquoi l’État accorde une attention particulière à l’amélioration des conditions d’enseignement, notamment dans le cycle primaire, considéré comme la base de tout le parcours éducatif.
À Akbou, cette orientation nationale se traduit par une mobilisation constante des autorités locales. « L’une de nos priorités cardinales depuis notre investiture est la prise en charge de la scolarité des enfants », affirme le président de l’Assemblée populaire communale d’Akbou, Mouloud Salhi. « Depuis notre arrivée, les investissements engagés dans le secteur dépassent les 150 milliards de centimes », souligne-t-il.
Des établissements rénovés et de nouvelles infrastructures scolaires à Akbou
Afin de permettre aux enfants du palier primaire de la commune d’Akbou d’étudier dans de bonnes conditions, vingt-cinq établissements sont actuellement en service. Durant les mois d’août et de septembre derniers, à la veille de la rentrée scolaire 2025-2026, plusieurs projets de construction, d’aménagement et d’extension ont vu le jour. Les services de la commune ont réceptionné pas moins de cinq projets entièrement achevés et prêts à l’exploitation, pour un montant global de 73 348 561,01 DA.
Un sixième projet, en revanche, a vu sa réception reportée à la fin de l’année scolaire, les travaux étant momentanément suspendus. Ce dernier concerne divers aménagements dans les écoles primaires Benbadis, Bouchrit Abdelkader et les frères Ouartlane, pour un coût total de 14 285 593,00 DA.
« En 2025, nous avons réalisé quatorze classes d’extension et deux cantines scolaires », déclare Mouloud Salhi, président de l’APC d’Akbou. « Nous avons également réhabilité deux autres écoles primaires, en l’occurrence celles du village M’liha et d’Ouahchi », ajoute Aziz Chardouh, adjoint au P/APC chargé des affaires sociales, culturelles et sportives.
Pour constater l’une de ces réalisations, nous nous sommes rendus à l’école primaire Bouchrit Abdelkader, située à Guendouza, un établissement qui offre une vue directe sur le mausolée antique d’Akbou. Cette école, considérée comme l’une des plus importantes de la commune en raison de sa capacité d’accueil, scolarise cette année 533 élèves, auxquels s’ajoutent plus de 90 enfants inscrits en préscolaire, dont les inscriptions se poursuivent encore, précise la directrice de l’école .
La première phase du projet a concerné la réalisation d’une clôture et l’aménagement d’un terrain de proximité en gazon synthétique, pour un coût de 4 090 030,00 DA. « Un terrain de cette qualité est une véritable assurance pour la sécurité de nos enfants », témoigne Sghiri Tahar, président de l’association des parents d’élèves de Guendouza.
Cependant, la plus grande partie de ce projet a été mise en service dès le premier jour de la rentrée scolaire en cours. Elle a concerné la réalisation d’une nouvelle cantine scolaire moderne et de trois salles de classe en surélévation, pour un coût global de 26 784 583,07 DA.
Ces travaux ont permis d’agrandir considérablement la capacité d’accueil de l’école primaire Bouchrit Abdelkader, qui figure parmi les établissements les plus fréquentés de la commune. Trois autres classes supplémentaires devraient être réceptionnées dans les mois à venir, ce qui portera le total à 28 salles de classe, indique M. Aziz Chardouh, adjoint au P/APC d’Akbou chargé des affaires sociales, culturelles et sportives.
Ces nouvelles infrastructures viennent renforcer un établissement déjà central pour le quartier de Guendouza. Elles apportent une réponse concrète à des difficultés que l’école rencontrait depuis plusieurs années. « La double vacation, l’un des véritables soucis des années précédentes, n’existe plus cette année, et c’est grâce à ces nouvelles réalisations », confie la directrice de l’école, le sourire aux lèvres et visiblement soulagée.
Désormais, enseignants et élèves bénéficient d’un emploi du temps plus équilibré : les cours se terminent le plus normalement du monde, mettant fin aux longues journées qui s’étiraient jusqu’à 17h00 ou 17h30. Cette réorganisation améliore sensiblement le rendement scolaire et le bien-être des élèves.
Le soulagement est également palpable du côté des parents d’élèves. « Je suis très content de ces nouvelles infrastructures, car elles allègent considérablement la charge sur nos enfants », témoigne Sghiri Tahar, président de l’association des parents d’élèves. « L’an dernier, les enfants du préscolaire sortaient parfois après 17h00, c’était épuisant pour eux et stressant pour les familles. Cette année, grâce aux nouvelles classes, la situation est bien meilleure. Nous sommes vraiment soulagés. »
Un sentiment partagé par M. Chardouh, qui parle d’« un grand souffle » pour toute la communauté éducative. En effet, un autre problème majeur vient d’être réglé : la surcharge des classes. « Aujourd’hui, nous comptons entre 25 et 30 élèves par salle, contre plus de 40 auparavant », souligne la directrice. Une amélioration qui se traduit déjà par un cadre d’apprentissage plus serein et un accompagnement pédagogique plus efficace.
Des repas chauds et équilibrés pour plus de 7 000 élèves, mais un manque de personnel persiste
Mais les murs seuls ne suffisent pas à garantir une bonne éducation. L’effort communal se mesure aussi dans les assiettes des élèves. Cette année, plus de 7 223 écoliers du palier primaire bénéficient d’un repas chaud chaque jour. Pour cela, l’Assemblée populaire communale l’APC d’Akbou a voté un budget de plus de 140 millions de dinars, auquel s’ajoute une enveloppe complémentaire de 50 millions de dinars octroyée par la wilaya de Béjaïa.
« Rien que pour l’année scolaire 2025-2026, la commune d’Akbou a consacré 14,7 milliards de centimes à l’alimentation scolaire, en plus de la subvention de la wilaya estimée à 5 milliards de centimes. Ce sont des chiffres considérables », déclare Mouloud Salhi, président de l’assemblée populaire de la commune d’Akbou. « Nous avons accordé ces montants afin que nos enfants puissent bénéficier de repas de qualité, équilibrés et variés », ajoute-t-il.
À 11 h 00, soit quelques minutes avant le début du service à la cantine de l’école primaire Bouchrit Abdelkader de Guendouza, nous pénétrons dans cette nouvelle infrastructure flambant neuve. Les tables sont dressées, prêtes à accueillir les élèves. « Auparavant, nous commencions le service à 11 h 15 pour le terminer vers 12 h 30, ce qui causait beaucoup de désorganisation. Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle cantine, le service débute à 11 h 15 et se termine à 11 h 45 », explique la directrice de l’école.
Les repas proposés varient chaque jour, offrant aux enfants une alimentation diversifiée et équilibrée, toujours accompagnée d’un fruit. « Chaque jour, nos enfants découvrent un nouveau menu et un fruit différent », indique M. Chardouh, adjoint au président de l’assemblée populaire de la commune d’Akbou. Dans les réserves, un stock alimentaire suffisant pour un mois est soigneusement entreposé. Les conditions de stockage et d’hygiène y sont strictement respectées. « Nous travaillons aujourd’hui dans des conditions bien meilleures qu’avant, quand nous étions dans l’ancienne cantine », affirme une agente de restauration.
Ces efforts soulagent de nombreuses familles, notamment les ménages modestes et les couples actifs. « Les familles nécessiteuses, ou celles dont les deux conjoints travaillent, se sentent vraiment allégées sur ce plan », souligne M. Salhi Mouloud, avant de préciser que « cette année, la restauration scolaire a démarré dès le premier jour de la rentrée ».
Néanmoins, malgré ces progrès, le manque de personnel reste un problème majeur. « Nous faisons face à de réelles difficultés de gestion et de ressources humaines : manque de cuisiniers, de gérants, d’agents d’entretien et de gardiens », reconnaît le maire P/APC d’Akbou M. Salhi Mouloud. Il précise toutefois que le recrutement n’est pas une compétence relevant directement de la commune, mais d’une politique nationale encadrée par les pouvoirs publics.
La directrice de l’école Bouchrit Abdelkader confirme cette situation : « Malgré toutes ces avancées, le manque de personnel demeure préoccupant. Souvent les enseignants nous prêtent main-forte à midi, alors que ce n’est pas leur mission. » Une agente de cantine abonde dans le même sens : « Nous avons besoin de renforcer notre équipe. On ne peut pas servir un nombre aussi important d’élèves avec un effectif aussi réduit. »
Des investissements constants et de nouveaux projets à venir
Pour rappel, en 2024, la commune d’Akbou a réceptionné cinq projets scolaires d’envergure. Parmi eux figure la construction d’un groupe scolaire de type B au niveau du d’Azaghar, ainsi que la réalisation de six classes en R+1 avec sous-sol à l’école primaire Akkouche, pour un montant de 29 038 174,00 DA à ce seul projet.
Durant la même année, la commune a investi plus de 46 millions de dinars dans les travaux de réalisation et d’aménagement de ces cinq projets répartis à travers différents établissements primaires du territoire communal. Ces investissements traduisent la volonté des autorités locales de renforcer durablement les infrastructures éducatives et d’améliorer les conditions d’accueil des élèves.
L’année 2026 s’annonce, elle aussi, riche en réalisations. La commune d’Akbou se prépare à réceptionner et mettre en service plusieurs nouveaux projets, notamment la construction de trois salles de classe à l’école primaire Hira Tahar, pour un montant de 23 000 000,00 DA, et la réalisation de murs de soutènement à l’école primaire Tzit Abderrahmane, pour un budget de 15 000 000,00 DA. Au total, douze projets sont inscrits au programme, avec une autorisation de programme globale de 155 500 000,00 DA.
Ces investissements, déjà engagés ou en voie d’achèvement, témoignent d’un effort continu en faveur du secteur éducatif. Ils devraient permettre à la commune d’Akbou d’alléger significativement la pression sur les établissements scolaires et de répondre aux besoins croissants de la population.
Cependant, le maire Président de l’assemblée populaire communale d’Akbou M. Mouloud Salhi insiste sur un point essentiel : les réalisations matérielles ne suffisent pas à elles seules. « J’insiste sur la mobilisation des parents d’élèves afin d’optimiser la prise en charge des meilleures conditions de scolarité pour nos enfants », souligne-t-il. Selon lui, la concertation et la collégialité entre la commune et ses partenaires sociaux constituent un levier fondamental pour garantir la réussite et la pérennité de ces efforts.
Une politique éducative fondée sur la solidarité et la continuité
L’investissement de la commune d’Akbou dans le secteur éducatif ne se limite pas aux infrastructures. Il s’étend également au volet social, essentiel pour assurer l’égalité des chances entre les élèves. Cette année, la commune a procédé à la distribution de plus de 1000 trousseaux scolaires à travers l’ensemble des écoles primaires du territoire communal.
Un geste salué par les équipes pédagogiques, à l’image de la directrice de l’école de Guendouza, qui souligne : «Nous avons distribué à plus de 90 élèves nécessiteux des trousseaux scolaires. Ce soutien est d’une grande aide pour les familles aux revenus modestes.»
Parallèlement, les autorités locales ont également veillé à renforcer les équipements sportifs. Pratiquement toutes les écoles primaires disposent désormais de kits sportifs complets, permettant aux enfants de pratiquer leurs activités physiques dans de meilleures conditions. Cette attention portée au bien-être et à l’épanouissement des élèves s’accompagne d’un autre volet non négligeable. L’approvisionnement régulier des établissements en produits pharmaceutiques, garantissant ainsi une prise en charge rapide des petits incidents de santé survenus en milieu scolaire.
Le transport scolaire constitue, lui aussi, un pilier incontournable de la politique éducative communale. La mairie d’Akbou veille à assurer la mobilité des élèves, notamment ceux des zones rurales ou éloignées. « Dans le CEM de Tihakatine, il n’y a pas de cantine. Nous avons donc réquisitionné des bus pour transporter les élèves vers le village de Tifrit, afin qu’ils puissent déjeuner chez eux avant de retourner en classe », explique le P/APC d’Akbou M. Salhi Mouloud.
Cette initiative illustre parfaitement l’engagement constant de la commune pour garantir la continuité pédagogique et le confort des élèves, même dans les établissements qui ne relèvent pas directement de sa gestion.
En effet, bien que les collèges et lycées dépendent administrativement d’autres structures, la mairie d’Akbou continue de soutenir activement ces paliers éducatifs. « Nous tenons à prêter attention à tous les niveaux d’enseignement, car la réussite scolaire de nos enfants repose sur une prise en charge globale et solidaire », affirme le président de l’APC, Salhi Mouloud.
S. I.
Akbou : Les projets structurants en chiffres
Selon les données fournies par le président de l’Assemblée populaire communale d’Akbou, M. Mouloud Salhi, plusieurs projets structurants sont programmés pour réception en 2026, pour un montant global de 155 500 000,00 DA.
Ces investissements visent à renforcer les infrastructures scolaires à travers les différents établissements primaires de la commune. Parmi les principales réalisations à venir, figurent la construction d’une cantine scolaire et de deux salles de classe en surélévation à l’école primaire Iffis Larbi pour un montant de 45 millions de dinars, ainsi que la réalisation de trois salles de classe à l’école primaire Hira Tahar estimée à 23 millions de dinars.
Des travaux d’aménagement sont également prévus à l’école Bouktit Tayeb 08 millions de dinars, Akkouche Mohamed Arezki 19 millions de dinars, Benkhellat Abdelmadjid 14 millions de dinars et Hibouche Saïd et fils 19 millions de dinars.
L’école Tizit Abderrahmane bénéficiera, quant à elle, de la réalisation d’un mur de soutènement pour 15 millions de dinars, tandis qu’un groupe scolaire en construction, dans sa deuxième tranche, représente un investissement de 68 millions de dinars. Par ailleurs, la réalisation d’une cantine scolaire à l’école Drouiche Boussaâd (20 millions de dinars, ainsi que l’étude et le suivi d’un projet de cantine et de sanitaires à l’école Frères Chouhada Thiharkathine 2,5 millions de dinars figurent aussi parmi les chantiers à venir.
Dans ce même établissement, la construction de quatre salles de classe supplémentaires est prévue pour 20 millions de dinars, tandis que l’école Sidi Ali, Nouvelle Chouhada Tabti et Benamara bénéficiera d’une extension de six salles de classe pour un montant de 45 millions de dinars.
S.I.







