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Dr. Djelloul Slama, expert en stratégie économique et en ingénierie financière : «L’Etat doit cesser la gestion de la cité par le déficit budgétaire»

Par Eco Times
5 février 2026
Dans Interview
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Dr. Djelloul Slama, expert en stratégie économique et en ingénierie financière

L’ingénieur Docteur Djelloul Slama est un expert en stratégie économique et en ingénierie financière. Via son bureau d’ingénierie et de conseil économique basé à Alger, il est également impliqué dans le redressement d’entreprises et de grands projets. Dr. Djelloul Slama est une personnalité publique et médiatique connue par ses interventions sur les chaines de télévision algériennes, publiques et privées, et ses multiples publications sur différents réseaux sociaux. Dans l’attente de lire ses premiers essais en géo-économie, écoutons-le, aborder sur nos colonnes, quelques thématiques-clés, dont la « peur économique », un néologisme qu’il a créé, la dette publique, l’économie de l’incertain et un hommage « économique » à son défunt père.

Entretien réalisé par Zoheir Zaid

La peur économique », un terme qui revient souvent dans vos déclarations. Peur de qui ? De quoi ? Et comment ne plus avoir « peur » ?

Le sujet de la peur économique est un sentiment d’inquiétude et une conviction profonde que les rattrapes multiples des occasions de décollage économique depuis l’indépendance seraient excessivement dues à cette peur qui paralyserait les moindres tentatives de réformes profondes et structurante de notre économie.

Une économie malade de son héritage colonial et de l’errance à la quête d’un modèle de développement en adéquation avec nos capacités culturelles et intellectuelles ainsi que nos potentiels de richesses naturelles connues et celles à découvrir.

Heureusement que la peur économique n’est pas une tare algérienne, mais un phénomène naturel qui accompagne les conjonctures de l’économie de l’incertain.

Elle est induite par les grands bouleversements géoéconomiques affectant l’échange en général et, notamment, les événements touchant les sources de la matière première, de l’énergie et des voies maritimes.

En ce sens, que le système monétaire international est l’épicentre de la peur économique, et que les moindres vibrations des taux d’intérêt des principales monnaies, notamment le dollar, l’euro, le yen, provoqueraient des ondes de chocs souvent incontrôlable.

A ces facteurs, s’ajoute l’effet domino des tendances boursières, ajoutant une couche à la peur, que tous les meilleurs mathématiciens y compris les quantistes travaillent à prévoir pour la contrôler et espèrent juguler ses ondes de choc.

En conclusion, la peur économique, c’est le fait de subir les soubresauts d’une crise économique en boule de neige de par ses conséquences.

Cela nous amène droit à la théorie du KO économique dont les tenants préfèrent gérer en connaissance de cause un modèle économique en mode échec récurrent maîtrisable, et ce, au lieu de parier, en prenant son courage en main, sur un modèle plus libéral et nettement moins contrôlable et surtout hors de portée des outils de la régulation administrative, très cher au cœur des adepte de l’économie administrée, comme c’est le cas algérien. Au fait, la peur économique serait aussi la peur de voir le bébé grandir trop vite.

Académiquement parlant, le cycle de la peur économique est le fait d’étudier l’histoire récente relative aux conséquences macroéconomiques des taux d’inté- rêt administrés par les banques centrales des gouvernements dans le modèle néoclassique du cycle économique réel.

En réalité, c’est lorsque le gouvernement fixe son taux d’intérêt réel sûr, que l’écart entre le « taux sûr réel collant » et le « taux neutre » peut générer des distorsions globales de grande portée.

De ce fait, le cycle de la peur économique s’enclenche, la demande d’actifs sûrs augmente et le taux neutre baisse.

Si la Banque centrale n’abaisse pas le taux sûr du même montant, l’épargne augmente, entraînant une baisse de la consommation et de la demande globale et un ralentissement des investissements.

Ainsi, lorsque la peur économique diminue, elle génère des corrélations croisées dans la production, le travail, la consommation et l’investissement cohérents, mais aussi, la variation des prix des actions, des prix des obligations et une prime de risque importante en ligne sur les prix des actifs.

Des perspectives peuvent-elles émerger ?

Des perspectives nouvelles émergent selon l’un des modèles économiques décris ci-dessous.

Parmi elles, la régulation active du taux d’intérêt sûr (dans les deux sens), ce qui peut atténuer les fluctuations générées par les cycles de peur ; les récessions profondes et longues lorsque les banques centrales acceptent la limite inférieure zéro et ne sont pas disposées à utiliser des taux négatifs ; un engagement à utiliser des taux négatifs en période de récession – même s’il n’est jamais mis en œuvre – augmente les taux neutres réels à court et à long terme et modère le cycle économique ; une politique budgétaire contracyclique peut agir comme une assurance contre les catastrophes et être expansionniste en réduisant la peur ; l’assouplissement quantitatif ne peut être efficace que lorsque la peur est élevée à la limite inférieure ; les politiques de simulation de la productivité aident également à lutter contre les récessions, lorsque la peur est élevée, en particulier à la limite inférieure.

Vous prédisez le risque de la perte des grands équilibres, si annuellement la hausse de la dette publique à hauteur de 6,5% poursuivait son ascension ? Comment s’en prémunir?

Mon inquiétude sur le gonflement rapide de la dette intérieure suscite l’interrogation sur la fin de cette tendance boulimique de l’Etat à la dépense budgétaire hors de ses propres moyens. Sommes-nous en train de vivre au-dessus de nos moyens effectifs ?

Sommes-nous en train de manger notre capital hérité de nos parents qui ont combattu le colonialisme et ses affres économiques.

Nous insistons donc auprès de l’autorité législative pour trouver une parade à la gestion facile de la cité par le déficit budgétaire. Aussi, nous avions même, par voie de presse, appelés à légiférer le plafonnement de la dette publique en contrepartie de point supplémentaire en croissance économique.

Nous souhaitons que notre gouvernement actuel fasse plus de rigueur budgétaire et cherche de nouvelles ressources de financement de leurs programmes de développement.

L’investissement en est l’une solutions, car générateur de richesses et davantage de productivité des moyens et des ressources nécessaires pour le décollage de l’économie nationale.

L’abandon par l’État de secteurs dévorateurs des ressources du Trésor public au profit du secteur privé, en ouvrant le capital et en contrôlant les marchés financiers et la bourse des valeurs, est une consommation continue de la dette publique.

Cela a permis de se débarrasser rapidement des actifs du secteur public commercial et trouver des politiques d’équilibre. L’État doit donc poursuivre son approche non conventionnelle de prêt et de financement sans plans d’action de remboursement de la dette publique.

Ces échéanciers de paiement constituent un grand danger pour les grands équilibres de l’État à moyen terme, c’est-à-dire au plus tard en 2030.

Il faut savoir que les inconvé- nients de la course à l’endettement publique s’installent durablement à partir d’un seuil critique du rapport de la dette cumulée au PIB en cours.

Ce seuil répond à des exigences comptables spécifiques et rigoureuses propres à la nature de chaque économie et de sa résilience face aux chocs.

Évidemment si le seuil est franchi, il y a cumul de dette publique plus accélérée que la richesse produite par la croissance économique du PIB. L’économie s’enfonçant de facto dans une trappe à dettes sans fin.

Quant aux solutions préconisées, l’économie c’est comme à la guerre : il faut agir bien qu’on a peur.

Nous proposons aussi que les réformes appelés soient articulées autour de la promotion sans faiblir des quatre libertés fondamentales, à savoir, la liberté d’initiative, la liberté des prix, la liberté de la concurrence et la liberté de transfert des capitaux. Et il faut toucher à la monnaie.

Le besoin de financer l’économie par l’endettement extérieur est d’investir dans les projets de développement et de création de nouvelles richesses et nullement pour financer la consommation à l’import.

L’hommage posthume à votre cher père est également économique, en citant ses propos : « Qui possède le grain, peut emprunter la semoule ». Dans les faits, comment cette sentence peut impacter l’épanouissement économique de l’Algérie ?

J’ai effectivement emprunté à mon défunt père, El hadj Bouazza, sa sentence économique de toute une vie consacrée à l’agriculture, « celui qui possède le grain peut emprunter la semoule ».

Je voulais en fait dissiper un peu de la peur économique de nos gouvernants en les assurant que nous avons assez de réserves en or et en ressources énergétiques prouvées pour garantir des prêts à l’investissement rentable et largement à notre portée de réalisation et qu’attendre les flot des idées c’est comme semer des grains et prier pour la pluie.

Z. Z.

Tags: AlgérieDette publique AlgérieDjelloul SlamaéconomieGéo-économiePeur économiquePIB Algérie 2030réformes structurelles
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