Les centres d’excellence sont placés parmi les priorités stratégiques du ministère de la Formation et de l’enseignement professionnels (MEFP), et ce, dans une perspective de renforcer les systèmes de formation à travers le territoire national. Ils font l’objet d’un Symposium international, qui se tient sur deux jours, (17 et 18 décembre), à Alger. Il a pour thème : ‘Modèles et perspectives pour l’Algérie’.
Par Lyes Fettah
Cet important séminaire est co-organisé par le MEFP, l’UNESCO et la GIZ. Il ambitionne de créer un cadre d’échange, d’apprentissage mutuel et de capitalisation sur les expériences existantes à l’échelle nationale, régionale et internationale, en matière de développement de centres d’excellence. Plusieurs experts et spécialistes étranger y ont pris part en présentiel et via visioconférence.
Les responsables de ce secteur ont affirmé, hier, que la mise en place des centres d’excellence s’inscrit dans une stratégie nationale visant à moderniser la formation professionnelle et à l’aligner sur les besoins réels du marché du travail.
Ces établissements sont amenés à former une main-d’œuvre hautement qualifiée, de renforcer l’entrepreneuriat et de soutenir l’émergence des start-ups.
Nos autorités publiques prévoient de les doter d’équipements modernes, de programmes adaptés aux évolutions technologiques et d’un dispositif de coopération étroite avec les entreprises, afin de garantir une meilleure insertion professionnelle des diplômés et de contribuer à la diversification de l’économie nationale.
Des intervenants étrangers ont présenté les expériences de leurs pays et ont démontré que la mise en place d’un tel réseau peut relever plusieurs défis : modèles de gouvernance et cadre juridique, améliorer l’ingénierie de formation (apprenants et personnels enseignants) et l’adapter aux avancées technologiques et fonder aussi des coopérations avec les acteurs du marché du travail (partenariats public-privé), ainsi qu’avec les autres secteurs de formation.
Ils peuvent tout aussi soutenir l’inclusion sociale, en prenant en charge les autres catégories de population, telles que les jeunes femmes au foyers, les jeunes sans travail ni formation, ainsi que ceux rencontrent des obstacles spécifiques à leur insertion professionnelle et leur employabilité.
Le MFEP en chiffres
Lors de son allocution d’ouverture, le secrétaire général du MFEP M. Seddik Koudil a déclaré que son secteur dispose de 577 centres de formation et 600 000 à 700 000 apprenants s’inscrivent chaque année. Parmi eux 300 000 diplômés. Ils sont encadrés par 22000 formateurs. Deux sessions sont ouvertes annuellement (février et septembre).
Les spécialités sont au nombre de 590. Elles un très grand nombre d’activités et régulièrement des nouveautés tels que le dessalement d’eau, la cyber sécurité… etc.
L’Algérie compte un réseau de 18 centres d’excellence spécialisés dans des domaines techniques et industriels stratégiques (agroalimentaire, textile, numérique et technologies de l’information, mécanique et fonderie).
Ils activent en partenariat avec le ministère du Travail et les différentes Agences (Nesda, Angem…). Ceci, en vue d’accompagner l’employabilité (insertion sociale et professionnelle) des jeunes.
L. F.
Coopération avec GIZ : L’agence allemande soutient l’initiative du MFEP
Le projet « Amélioration de l’employabilité des diplômés de la formation professionnelle en Algérie -AEDA II), est mis en œuvre par l’agence de coopération allemande GIZ en partenariat avec le ministère de la formation et de l’enseignement professionnels et mandaté par le ministère Fédéral allemand de la Coopération Economique et du Développement aide les jeunes formés en Algérie à mieux trouver un emploi dans les secteurs verts et digitaux, en rapprochant la formation des besoins des entreprises. Le projet vise à renforcer la coopération avec le secteur économique et à améliorer la qualité et l’attractivité de la formation professionnelle. Jusqu’à présent, le projet a notamment développé des formations et a formé des formateurs dans les domaines de l’efficacité énergétique et industrielle, ainsi que les techniques d’enseignement digitales. Il a soutenu les WorldSkills Algeria.
Le projet AEDA II va soutenir la politique ambitieuse du MFEP consistant à lancer des centres d’excellence.
L.F.







