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Protection des barrages hydrauliques : La lutte contre l’érosion sera renforcée

Par Eco Times
15 octobre 2025
Dans Analyses
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Protection des barrages hydrauliques : La lutte contre l’érosion sera renforcée

Les dernières pluies qui se sont abattues sur le sud-ouest algérien, principalement la Saoura ont causé des dégâts considérables au niveau des infrastructures routières, de certaines habitations, du cheptel, des terrains agricoles, du mobilier urbain, comme elles ont provoqué des dégâts humains. Ce sont des pluies annonciatrices d’automne, comme notre pays n’en a pas connues depuis longtemps. Le langage populaire les désigne par « sallahat enouader » (la balayeuse des aires de battage de blé), signifiant qu’elles surviennent juste après les moissons.

Par Amar Naït Messaoud

Néanmoins, avec la changements climatiques et la fragilisation du sol, considéré comme support physique ou réceptacle des eaux, aujourd’hui souvent dénudé et déboisé, l’intensité, la violence, le débit et le volume des pluies prennent une dimension inédite, d’où d’ailleurs des spectacles inédits sur le terrain, aussi bien dans les zone urbaines que sur les espaces ruraux.

Pour le cas de l’Oued Guir, dans la Saoura, il se trouve que le volume d’eau qui est tombée en 48 heures est estimé par les responsables de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) à quelque 107 millions de mètres cubes.

C’est là un phénomène historique qui ne s’est pas produit depuis des décennies. En effet, le changement extrême du régime des pluies- fortes quantités dans un laps de temps réduit- fait partie, avec l’augmentation des températures du phénomène global qui a pour nom les changements climatiques.

Le bassin versant, réceptacle des eaux du barrage de Djorf Torba est majoritairement dénudé, aussi bien à l’amont, au niveau de l’Atlas marocain, qu’à l’aval, dans la partie algérienne. Le transport des matériaux solides (limons, argiles, pierres, cailloux) suite à des pluies torrentielles a été à l’origine de son envasement avec un volume de 118 millions de mètres cubes.

Ceux qui ont suivi les images de la Télévision nationale ou des vidéos sur les réseaux sociaux ont dû remarque la couleur et la consistance des eaux déboulant des montagnes et rejoignant le lit du cours d’eau, puis la cuvette du barrage. Une couleur et une consistance terreuse, boueuse, sans préjuger de la masse de pierres et de cailloux transportés dans ces flux.

D’une capacité initiale de rétention de 365 millions de mètres cubes, il passe à 247 millions de mètres cubes. La moyenne annuelle de son envasement, depuis sa réception en 1968, est de 2,11 millions de mètres cubes. Ce sont autant de capacités de rétention soustraites à ce grand ouvrage, d’où, d’ailleurs, les mesures de sécurité prises par les responsables de l’ANBT de faire évacuer le volume excédentaire en ouvrant les vannes pour que l’eau de la crue aille directement dans le cours d’eau, à l’aval de la digue.

Le barrage de Djorf Torba, destiné à l’irrigation du grand périmètre agricole d’Abadla, n’est pas l’unique exemple d’ouvrage hydraulique de rétention qui se soit envasé. À des degrés divers, les barrages algériens sont soumis au phénomène d’envasement.

Le deuxième exemple est sans doute le barrage du Ksob à Msila dont le bassin versant reçoit les eaux des Hauts Plateaux de Bordj Bou Arréridj. Des retenues collinaires, de capacités variant entre 10 000 à 100 000 mètres cubes, ont complètement disparu du paysage suite à leur envasement.

Un phénomène aggravé par le non respect des règles d’urbanisme

L’érosion des sols de montagne, la fragilisation des talus de routes qui tombent en lambeaux boueux sur la chaussée dès les premières pluies de printemps, les inondations des agglomérations situées en aval de massifs montagneux, la perte de la valeur agrologique des sols dans les zones agricoles et l’envasement des barrages et retenues collinaires, tendent à devenir des fléaux chroniques dont la raison commune demeure la perte du couvert végétal (déboisement) en raison de plusieurs facteurs anthropiques dont les plus connus sont les incendies, les défrichements et les pratiques agricoles inadaptées.

Le dérèglement du régime des eaux, suite à la disparition du couvert végétal, montre ses effets les plus patents sur les terrains déclives (en forte pente), où se produisent différents types d’érosions : en nappes, linéaire, en griffes (ou rigoles).

Les villes algériennes situées au pied des massifs montagneux, même éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres de la source d’écoulement des eaux, ont bien connu, au cours de ces dernières années le phénomène de la montée du niveau des eaux dans les cours passant par les quartiers ou situés en périphérie, jusqu’à inonder des maisons, des bâtiments, des routes et des places publiques.

Le phénomène se trouve combiné et amplifié, depuis quelque temps, avec la gestion approximative des canalisations, avaloirs, regards d’égouts, et par les centaines de tonnes de déchets, détritus et gravats qui obstruent le moindre passage naturel des eaux de pluies.

À cela s’ajoutent naturellement les constructions anarchiques, qui font fi des règles primaires d’urbanisme de façon à boucher les voies naturelles de passage des eaux. Il arrive qu’une série de villas ou de constructions s’allonge sur plusieurs centaines de mètres sans aucun espace ou vide entre elles, fermant le passage aux eaux pluviales se déversant à partir d’un bassin versant dominant les constructions. Le résultat, on s’en doute, ne peut être que catastrophique.

Stabiliser les populations, stabiliser le sol

Après les années de feu et de sang de la décennie 1990, la perte du couvert forestier, particulièrement sur les monts de l’Atlas tellien a été aggravée par la dilapidation des terrains forestiers par les défrichements, préludant des occupations illégales se matérialisant par des constructions ou des mises en culture, souvent en cé- réales.

Devant la gravité du phénomène des pertes des terres de montagne, les pouvoirs publics ont, dès la fin des années 1990, conçu des programmes de restauration de terres de montagne (RTM), comprenant des reboisements, la fixation mécanique de berges, les corrections torrentielles et la réhabilitation des anciens réseaux de banquettes et gradins, réalisés pendant les années 1960/70 par l’ancien Office national des travaux forestiers (ONTF) sur les monts des Beni Chougrane, de l’Ouarsenis, de l’Atlas blidéen, du Titteri, des Bibans,…etc.

Plusieurs autres programmes se sont succédé ou juxtaposés, particulièrement depuis le début des années 2000, et bénéficiant de financements diversifiés: plans sectoriels de développement inscrits à l’indicatif de l’administration des forêts, fonds du ministère de l’Agriculture et du développement rural, programmes du Haut commissariat au développement de la steppe (HCDS), cofinancements avec le FIDA et la Banque mondiale,…etc. L’on a eu ainsi affaire à une floraison de projets et…d’acronymes (PPDR, PPDRI, PPLCD, PER 1 et 2,…etc.

Les actions sur le terrain ne sont pas limitées aux plantations forestières ou aux ouvrages de corrections torrentielles. Elles se sont étendues à toutes les interventions faisant partie du développement local et visant à stabiliser les populations et à améliorer leurs revenus.

Il s’ensuit que la stabilisation du sol, afin de limiter ou juguler son érosion, doit se réaliser avec la stabilisation des ménages et des populations au niveau de leurs foyers et de leurs propriétés.

Autrement dit, il a été établi le constat que l’un des facteurs de dégradation du milieu forestier, donc de la déstabilisation du sol, est la pauvreté des ménages ruraux habitant dans les zones de montagne.

Dans ce sens, réduire la pauvreté équivaut, du moins en partie, à réduire les agressions contre les milieux naturels, et singulièrement le couvert végétal dont la rhizosphère maintient la stabilité du sol et dont le biovolume et la densité régularisent le régime de l’écoulement des eaux.

Programme de protection des bassins versants à partir de 2025

La restauration des terres de montagne constitue actuellement un des axes majeurs de la recherche en aménagement du territoire et en agronomie.

En Algérie, outre l’enseignement assuré dans les université inhérent à ce chapitre important de la protection des sols, des stages réguliers ont été assurés aux étudiants et même aux fonctionnaires du ministère de l’Agriculture dans certaines universités étrangères.

Les programmes portant sur la restauration des terres de montagne sont souvent réservés aux bassins versants de barrages hydrauliques. C’est là une grande priorité, particulièrement lorsqu’on considère les investissements colossaux que l’État a consentis pour la réalisation des grands ouvrages hydrauliques (barrages).

Un grand nombre de bassins versants de ces barrages ont bénéficié des études d’aménagement financées par l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT).

Il en est ainsi du deuxième plus grand barrage du pays, Koudiat Acerdoune (d’une capacité de 640 millions de M3), dont 85 % du bassin est situé dans la wilaya de Médéa. Le reste revient à la wilaya de Bouira. Cependant, la mise en application de ces études poses d’énormes problèmes pratiques sur le terrain, du fait que la majorité de terres relèvent du statut privé. Les propriétaires adhèrent difficilement aux politiques du « tout-reboisement ».

C’est pourquoi, l’administration des forêts a introduit d’autres actions, relevant du développement rural dédié directement aux ménages : plantations fruitières, principalement par l’olivier, plantations de brise-vents, de haies, …etc.

Les ouvrages de défense et de restaurations des sols (DRS) peuvent être envisagés dans certains endroits qui s’y prêtent, e commençant, en priorité, par la réhabilitation des anciens ouvrages réalisés par notre pays au cours des années 60′ et 70′ du siècle dernier

L’adhésion, plus ou moins affichée par les agriculteurs et les populations riveraines à cette diversification des activités, combinant le souci majeur de la protection du barrage hydraulique et de la lutte contre l’érosion, d’une part, et, d’autre part, les intérêts économiques des ménages ruraux, a fait qu’un programme, dans ce sens a été conçu au niveau de la direction générale des forêts, à inscrire à partir de l’année 2025 sous deux intitulés: « protection et aménagement des bassins versants » et « développement des zones de montagne ».

Il faut rappeler aussi qu’une partie des travaux prévus dans le projet de réhabilitation et d’extension du Barrage vert concerne la protection des bassins versant de façon générale et de certains bassins de barrages hydrauliques de façon particulière.

De même, des textes d’application de la nouvelle loi forestière, promulguée en 2023, sont en élaboration au niveau de la direction générale des forêts, dont l’un traite spécifiquement de la protection des bassins versants et de la lutte contre l’érosion.

A. N. M.

 

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Tags: AgricultureAlgériebarrage vertbarrages hydrauliquesbassins versantschangements climatiquesDéveloppement ruralDjorf TorbaéconomieEnvasementEnvironnementÉrosion des solsReboisement

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