Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a rencontré dimanche à Alger un nombre important d’exportateurs algériens ayant déjà conclu des contrats d’exportation à la faveur de leur participation à des salons internationaux. Selon un communiqué du ministère, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des retombées concrètes de la participation algérienne aux événements économiques internationaux et vise à encourager les opérateurs à conquérir de nouveaux marchés.
Par Sofiane Idiri
Cette réunion a permis au ministre de saluer les efforts consentis par les exportateurs pour promouvoir le produit algérien à l’étranger et renforcer la présence nationale hors hydrocarbures.
Les échanges ont porté sur la nature des contrats conclus, les perspectives de développement ainsi que les obstacles rencontrés, notamment en matière de logistique et de transport. Le ministre a insisté sur la nécessité de lever ces contraintes afin de faciliter les flux commerciaux et d’améliorer la compétitivité des entreprises nationales.
Dans le même communiqué, il est précisé que la participation de l’Algérie aux salons internationaux sera davantage renforcée au cours de l’année en cours.
Fin janvier dernier, lors d’une séance publique à l’Assemblée populaire nationale APN, Kamel Rezig avait indiqué que, pour le seul secteur des produits agricoles, l’Algérie avait pris part à au moins cinq salons internationaux l’année passée, notamment à Oman et en Angleterre.
Le ministère prévoit une présence encore plus soutenue cette année, dans l’objectif d’élargir les débouchés et d’accroître la valeur des exportations.
Les salons internationaux, un levier stratégique pour l’économie nationale
La participation aux salons et événements économiques internationaux revêt une importance stratégique pour l’Algérie. D’abord, elle permet de promouvoir l’image du «Made in Algeria» et de valoriser le savoir-faire national auprès d’acheteurs et de partenaires étrangers. Ces rendez-vous constituent une vitrine privilégiée pour présenter la diversité et la qualité des produits algériens. Ensuite, ces manifestations favorisent la conclusion de contrats d’exportation.
Les rencontres B2B organisées en marge des salons facilitent les échanges directs entre producteurs et importateurs, réduisant ainsi les intermédiaires et accélérant les négociations. Plusieurs entreprises nationales ont déjà concrétisé des accords commerciaux grâce à ces participations.
Troisièmement, ces événements offrent l’opportunité de mieux comprendre les exigences des marchés internationaux. Les exportateurs peuvent s’informer sur les normes, les standards de qualité et les tendances de consommation, leur permettant d’adapter leurs produits aux attentes des clients étrangers.
Quatrièmement, la présence dans les salons internationaux renforce la crédibilité des entreprises algériennes. Elle témoigne de leur capacité à s’inscrire dans une dynamique mondiale et à se conformer aux standards internationaux.
Enfin, ces participations contribuent à la diversification de l’économie nationale. En stimulant les exportations hors hydrocarbures, elles participent à la réduction de la dépendance aux revenus pétroliers et à la consolidation des réserves en devises.
L’évolution du « Made in Algeria » : diversification et montée en gamme
Au cours des dernières années, la production nationale a connu une évolution notable, marquée par une diversification progressive des secteurs exportateurs. L’agroalimentaire figure parmi les filières les plus dynamiques.
Les produits agricoles transformés, les dattes, l’huile d’olive ou encore les conserves alimentaires gagnent en visibilité sur les marchés étrangers, grâce à l’amélioration des standards de qualité et à la modernisation des unités de production.
L’industrie pharmaceutique constitue également un secteur en pleine expansion. Les laboratoires nationaux développent des capacités de production accrues, permettant de répondre à une grande partie des besoins du marché local et d’envisager l’exportation vers certains pays africains et arabes.
Par ailleurs, le secteur industriel, notamment dans les matériaux de construction, la sidérurgie et certaines branches manufacturières, enregistre une montée en puissance. Les entreprises investissent dans la modernisation des équipements et l’amélioration des procédés de fabrication afin de se conformer aux normes internationales.
Enfin, le secteur des services commence à s’orienter vers l’exportation, notamment dans les domaines du numérique, de l’ingénierie et de la formation. Cette évolution traduit une volonté de positionner l’Algérie non seulement comme exportateur de biens, mais aussi comme prestataire de services à valeur ajoutée.
À travers ces efforts conjugués, l’Algérie ambitionne de consolider sa présence sur les marchés mondiaux et d’inscrire durablement son économie dans une logique de diversification et de compétitivité.
S. I.







