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Du «Filet social» à l’auto-entrepreneur : Couronnement d’un long processus de création d’emplois

Par Eco Times
6 octobre 2025
Dans Analyses
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Du «Filet social» à l’auto-entrepreneur : Couronnement d’une long processus de création d’emplois

Le monde de l’entreprise devient de moins en moins hermétique à la frange de la jeunesse, particulièrement celle qui dispose de diplômes universitaires. Il est évident que ce mouvement d’immersion dans la sphère des affaires soit progressif et demeure ouvert à des mises à jour régulières sur le plan des procédures et de la réglementation tant l’économie national, dans sa globalité, est sujette à des évolutions multiples selon le contexte national et suivant également la conjoncture du marché mondial.

Par Amar Naït Messaoud

Aujourd’hui, après les dispositifs de financement et d’accompagnement par des agences publiques-Ansej (devenue ANADE [agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat], Angem, Cnac- la micro-entreprise franchit aujourd’hui un nouveau pas avec les deux dernières formules lancées par les pouvoirs publics, à savoir le statut d’auto-entrepreneur et celui du micro-importateur.

Le premier s’adresse à des jeunes qui seraient intéressés de quitter le statut de fonctionnaire et de fonder leur propre entreprise. Pour cela, le gouvernement fait bénéficier les candidats à cette formule de soutien d’un congé sans solde pour qu’ils se mettent à la recherche de l’opportunité d’investissement et de lancer la procédure de constitution de l’entreprise.

Le second statut est une forme de reconversion des jeunes qui activaient dans l’importation dite de « cabas » en micro-importateurs. C’est la domination retenue par la législation. Ces jeunes sortiront de l’informel pour se soumettre aux règles du registre de commerce.

L’évolution de la création d’emploi et de l’intégration des jeunes dans le circuit économique a enregistré plusieurs étapes depuis les années 1990, lorsque le gouvernement avant lancé les programmes d’emploi de jeunes et de filet social destinés à amortir le choc du Plan d’justement structurel (PAS) imposé à notre pays par le FMI comme conditionnalité dans le cadre du rééchelonnement de la dette extérieure.

Par la suite, tout en lançant les différentes formules de l’emploi d’attente (pré-emploi, DAIP,…), financés sur le budget de l’État, et qui ont permis d’atténuer, temporairement, le drame du chômage, les pouvoirs publics avaient instauré la formule de la micro-entreprise afin de permettre à ceux qui en ont les prédispositions professionnelles de se lancer dans l’entreprise sous toutes ses déclinaisons: production, réalisation de travaux, prestations de services, études.

L’accompagnement est fait par des structures publiques (Ansej, Cnac, Angem) spécialement dédiées à encourager l’acte d’investissement par les jeunes.

Il s’agit, pour les candidats concernés, d’accepter de s’installer à leur compte et de tenter l’aventure en dehors du classique mode de salariat, lequel, à son tour, est devenu problématique justement à cause de la faible croissance de l’économie nationale.

En d’autres termes, on attend des jeunes détenteurs de micro-entreprises de contribuer à la création de richesse, à la diversification de l’économie nationale et au renforcement de la dynamique de croissance.

Même avec les avantages fiscaux et les délais de grâce de remboursements des crédits bancaires qui leur étaient consentis, de grandes difficultés se mirent au travers du chemin de ces petites unités.

La part de la commande publique

C’était à peine si l’on osait espérer que ces jeunes puissent créer des revenus pour eux-mêmes et pour deux ou trois employés. Naturellement, sur le plan des impacts indirects, il y a toujours eu des effets retard, y compris dans la création d’emplois.

Par ailleurs, certaines micro-entreprises avaient fait face à une contrainte majeure qui est le segment de la commercialisation. Et c’était sans surprise que des réclamations se firent par ces nouvelles unités en direction des pouvoirs publics afin d’exiger des parts de marché dans la commande publique, que ce soit en fournitures ou en prestation de travaux et études.

Le codes marchés publics 2010 satisfait une partie de cette revendication en exigeant des ordonnateurs du budget de l’État de réserver un quote-part de 20 % annuellement de la commande publique, avec des seuils financiers qui ont évolué depuis cette date. Néanmoins, même si certaines wilayas et quelques secteurs d’activité avaient amorcé la démarché, la dynamique marqua quelque peu le pas.

Les organismes qui sont à l’origine de la création de ces microentreprises, les agences de l’État, avaient longtemps attendu l’intégration de ces nouvelles entités dans les marchés publics de réalisation. Un mur d’incompréhension et de flou s’installa dans le mode d’application de l’article relatif à cette procédure.

Pour lui donner plus de lisibilité et lever les contraintes et malentendus au niveau des administrations maîtres d’ouvrage, un arrêté interministériel a été signé en mai 2014 entre les ministères des Finances, du Développement industriel, du Travail et de la Poste et des technologies de l’information et de la communication. Il y est expliqué la manière dont la part des 20 % de travaux doit être mobilisée.

« Lorsque certains besoins des services contractants, dans le cadre des marchés de travaux, fournitures, études ou services peuvent être satisfaits par des micro-entreprises, le service contractant (…) doit leur réserver exclusivement, les prestations y afférentes, dans les limites du seuil de 20 % au maximum, de la commande publique », précise l’arrêté interministériel.

Par ailleurs, des micro-entreprises-elles étaient des milliers avaient connu la banqueroute suite à des événements propres à chacune d’elles : difficultés de trouver la matière première, marché saturé pour certains créneaux,…etc., amenant les micro-entrepreneurs à connaître des difficultés de remboursement de crédits.

La pratique de saisie par les banques de matériel sous hypothèque a été arrêtée par le gouvernement afin de donner une nouvelle chance aux jeunes pour reconstruire leur outil de travail.

Surmonter les difficultés et intégrer l’élément féminin

Si des entreprises professionnelles en arrivent à se plaindre parfois de l’environnement général et de ce qui est appelé le climat des affaires- en raison d’une certaines bureaucratie administrative et des retards de numérisation-, qu’en est-il alors des micro-entreprises ? De l’acquisition de la matière première ou du semi-produit jusqu’à l’écoulement sur le marché, l’itinéraire n’est pas de tout repos.

Volatilité du marché, particulièrement dans certains créneaux mal maîtrisés, concurrence déloyale par le marché parallèle, et d’autres entraves encore ne manquent pas de bousculer le promoteur dans la gestion de sa jeune entreprise.

Mais, l’esprit de résistance et de persévérance semble l’emporter chez la plupart des jeunes « patrons », investissant, au cours de ces dernières années, dans des créneaux innovants où se combinent nouvelles technologies et monde numérique.

En 2025, le nombre de micro-entreprises est évalué à 414 000 unités créées, avec plus de 15 000 nouveaux projets par an.

Le statut d auto-entrepreneur enregistre, lui aussi, un certain essor, avec plus de 30 000 titulaires de la carte d’auto-entrepreneur. Les objectifs pour l’année en cours est, pour l’ANADE, de créer 12 000 micro-entreprises.

L’emploi féminin n’est pas en reste, aussi bien dans le dispositif de création de micro-entreprises que dans le circuit économique et commercial classique.

Le 20 mais 2024, dans une contribution sur le sujet, nous écrivions : « ce qui attire l’attention depuis quelques temps, et qui ‘’fait poids’’ dans le tableau de bord de l’emploi dans notre pays, c’est bien l’arrivée sur le terrain de l’entreprise de plusieurs centaines de femmes, dont certaines se sont investies dans la micro-entreprise et les start-up, y compris dans le créneau du numérique et de la cybernétique, tant convoité aujourd’hui par les jeunes et pour lequel le pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs d’encadrement et de soutien.

Le nombre de femmes détentrices de registre de commerce est, jusqu’au premier trimestre de l’année en cours, de 192 568, dont 32 761 l’ont obtenu au cours des cinq dernières années.

Il est vrai que le taux de femmes ayant un registre de commerce, 8 % du total (qui est de 2 308 181), peut paraître faible, mais la tendance est ascendante, avec une moyenne de près 7 000 entreprises commerciales crées par les femmes chaque année.

Sur le nombre total de femmes inscrites au registre de commerce, 175 556 le sont en qualité de personnes physiques et 17 012 en tant que gérantes d’entreprises (personnes morales). Avec des taux très différenciés, les activités pratiquées par les femmes embrassent la quasi-totalité des branches et filières, où l’on retrouve même la distribution de gros et l’exportation».

A. N. M.

Tags: AlgérieAnadeauto-entrepreneurCréation d'emploiséconomieEmploiFemmes entrepreneuresFilet socialJeunessemicro-entreprise

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