Mascara ne se contente plus de cultiver; elle innove. Entre la quête de l’autosuffisance céréalière et l’intégration des nouvelles technologies dans les champs, la wilaya dessine les contours d’une souveraineté alimentaire moderne.
L’Université de Mascara est ainsi devenue le laboratoire de l’agriculture du futur. Ses programmes de recherche sur l’IA appliquée à la gestion de l’eau et à la protection des cultures permettent d’optimiser les rendements dans un contexte de stress hydrique.
La collaboration entre chercheurs et exploitants se matérialise par l’utilisation de drones pour le diagnostic des sols et de capteurs IoT pour l’irrigation de précision. C’est l’ère de l’Agriculture 4.0.
L’enjeu des cultures locales
Avec une production céréalière dépassant les 137.000 quintaux, Mascara participe activement à l’objectif national d’autosuffisance en blé. L’installation de nouveaux silos de stockage et le renforcement
des coopératives agricoles (CCLS) garantissent une meilleure gestion des récoltes. L’agro-industrie locale, portée par des moulins modernes, transforme désormais cette production brute en produits finis à haute valeur ajoutée, réduisant ainsi la facture des importations.
De son côté, l’olivier est l’autre pépite verte de Mascara. La modernisation des huileries et l’obtention de
labels de qualité permettent à l’huile d’olive locale de prétendre aux marchés européens et africains. Les investissements dans le conditionnement et le design des emballages, encouragés par les programmes de soutien à l’export, transforment cette culture ancestrale en un secteur industriel performant et rentable.
N. A.







