Le coup d’envoi de la 2ème édition de la semaine scientifique de l’Académie algérienne des sciences et des technologies (AAST) a été donné, samedi, à l’université Mohamed-Cherif Messaâdia de Souk Ahras, en présence d’étudiants, de chercheurs et de professeurs, rapporte l’agence APS.
Par R. R.
Le Pr Mohamed‑Hichem Kara, président de l’AAST, poursuit la même source, a souligné, en ouverture de cet événement organisé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de la célébration de la Youm El Ilm (journée du savoir), que le lancement de cette manifestation à Souk Ahras est ‘’porteur de significations historiques profondes, étant donné que l’antique Thagaste est, depuis les temps anciens, un berceau de la science’’.
L’excellence moderne renoue avec l’antique Madaure
Il a également mis en avant les «contributions de l’université Numide de Madaure (dont les vestiges sont visibles près de M’daourouch) en matière de formation de grands scientifiques et philosophes tels que saint Augustin, dont l’influence a traversé les générations et demeure présente à ce jour».
Le Pr Kara a ajouté que cette initiative scientifique «s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la position de l’Algérie dans le domaine de la recherche scientifique et du développement, ainsi que de la promotion de l’esprit d’échange et d’expertise, l’espace qui nous réunit regroupant des élites et des compétences, et constituant une opportunité de contacts entre les différents acteurs, soutenant ainsi la dynamique scientifique nationale».
En effet, longtemps perçue comme une simple ville frontalière, Souk Ahras s’impose aujourd’hui comme un carrefour scientifique incontournable en Algérie.
L’accueil actuel de la 2e édition de la semaine scientifique de l’Académie algérienne des sciences et des technologies (AAST) vient confirmer une ascension académique fulgurante, portée par l’Université Mohamed‑Chérif Messaadia.
Une ascension fulgurante dans les classements
L’établissement n’est plus un simple acteur régional. En 2024, il a franchi un palier décisif en se hissant à la 5e place nationale du prestigieux classement SCImago, devançant des pôles historiques.
Cette performance, couplée à une entrée remarquée dans le Top 20 algérien du Times Higher Education pour le monde arabe, témoigne d’une stratégie axée sur la qualité des publications et l’innovation.
Les laboratoires de la ville ne se contentent plus de théorie ; ils s’attaquent aux défis du territoire, de la gestion du bassin de la Medjerda à l’amélioration génétique des céréales.
L’héritage de la «première université au monde»
Cette vitalité moderne puise sa force dans une terre qui a vu naître l’élite intellectuelle de l’Antiquité. Souk Ahras est l’héritière de Madaure (M’daourouch), célèbre pour avoir abrité ce que les historiens décrivent comme l’une des premières universités de l’humanité.
C’est ici que le génie d’Apulée a fleuri et que Saint Augustin a forgé ses premières armes intellectuelles. Ce passé prestigieux n’est pas qu’un souvenir : il constitue le socle d’une identité scientifique qui attire désormais chercheurs et experts internationaux.
Un pôle d’avenir
En conjuguant cet héritage millénaire aux exigences de la recherche technologique actuelle, Souk Ahras redéfinit sa réputation.
Entre ses facultés de sciences agronomiques de pointe et son rayonnement archéologique, la wilaya prouve que le savoir est, plus que jamais, le moteur de son développement.
R. R.







