En effet, de nombreux produits sont désormais produits localement, se substituant aux importations et au-delà. Le « Made in Algeria » s’impose petit à petit sur le marché international. Tout cela est le fruit de la politique volontariste du chef de l’État, encourageant la production nationale.
C’est ce que la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a mis en avant lors d’une conférence économique organisée en marge de la 57ᵉ édition de la Foire internationale d’Alger (FIA 2026), qui s’est clôturée hier au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex).
« L’Algérie, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a engagé la construction d’une économie diversifiée et compétitive, fondée sur la production et la création de valeur ajoutée, afin de faire face aux transformations économiques mondiales et à l’évolution des chaînes de valeur », a souligné Mme Abdellatif.
Elle a ainsi mis en avant les importantes réformes structurelles engagées ces dernières années, notamment la modernisation du cadre juridique de l’investissement, l’amélioration du climat des affaires, la modernisation et la numérisation de l’administration et des services, ainsi que la réforme du système financier et fiscal afin de renforcer la transparence et la confiance des investisseurs.
Selon la ministre, ces mesures contribuent à renforcer la confiance des investisseurs, à promouvoir la transparence et à améliorer l’efficacité de l’environnement économique.
Elle a également insisté sur les nombreux atouts dont dispose l’Algérie, citant des infrastructures modernes, un réseau logistique en développement, un capital humain jeune et qualifié, un marché de plus de 46 millions de consommateurs, des ressources naturelles diversifiées et une position géographique stratégique, autant de facteurs favorisant l’investissement et la production.
La ministre a par ailleurs mis en lumière les efforts consentis pour renforcer le système national de qualité, de normalisation et de certification conformément aux standards internationaux, afin d’améliorer la compétitivité des produits algériens et de faciliter leur accès aux marchés étrangers.
Évoquant la transformation numérique, Mme Amel Abdellatif a souligné les progrès réalisés en matière de digitalisation des services publics, de développement du paiement électronique et d’accompagnement des start-up et de l’innovation, considérés comme des leviers essentiels pour accroître la productivité et soutenir une croissance durable.
En effet, cette rencontre a constitué un espace de dialogue entre les différents acteurs économiques afin d’accélérer l’investissement, de renforcer l’intégration industrielle, de développer les exportations hors hydrocarbures et d’accroître la contribution des secteurs productifs à la croissance.
En clair, l’Algérie porte aujourd’hui une nouvelle vision économique, dira la ministre, fondée sur la stabilité, les réformes et les partenariats durables, confortant sa position de destination attractive pour l’investissement et la création de richesse. Cette nouvelle vision est une réalité.
L’investissement productif est en plein essor. Plus de 21 000 projets sont enregistrés à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), dont un nombre important est en cours de réalisation et d’autres en service.
Dans son programme, le président Tebboune a fixé l’objectif de réaliser 20 000 projets d’ici 2029 et de porter les exportations hors hydrocarbures à près de 30 milliards de dollars.
350 projets étrangers enregistrés à l’AAPI, dont 147 IDE
S’exprimant lors de cette rencontre, le DG de l’AAPI, Omar Rekkache, a révélé que plus de 350 projets étrangers sont enregistrés auprès de l’AAPI, dont 207 en partenariat et 146 IDE, précisant que plusieurs d’entre eux ont atteint des taux de concrétisation significatifs, ce qui reflète la confiance croissante des investisseurs étrangers dans le climat des affaires en Algérie et l’efficacité des réformes économiques.
Concernant les secteurs susceptibles d’attirer des investissements à forte valeur ajoutée, M. Rekkache a indiqué que l’Algérie s’oriente vers la promotion de projets ayant un impact direct sur la croissance économique, notamment ceux permettant la substitution aux importations et l’amélioration de l’équilibre de la balance des paiements.
Il a également souligné une orientation croissante vers des projets structurants liés à la valorisation des ressources minières et naturelles, au renforcement de la sécurité alimentaire à travers le développement des cultures stratégiques, ainsi qu’au développement de l’industrie pharmaceutique.
Au passage, le DG de l’AAPI a affirmé que l’Algérie dispose d’un important capital infrastructurel constituant un pilier essentiel pour renforcer l’attractivité du pays en matière d’investissements majeurs et assurer un développement régional équilibré.
«L’État a fortement investi ces dernières années dans le développement des infrastructures, afin de garantir un climat des affaires favorable et d’améliorer les conditions d’investissement, de production et d’exportation», a-t-il dit lors d’une table ronde sur «Les atouts stratégiques de l’Algérie : une plateforme de croissance et de création de valeur ajoutée».
Omar Rekkache a indiqué que le pays dispose d’un réseau d’infrastructures intégré comprenant 36 aéroports et 45 ports, dont 20 ports commerciaux, ainsi qu’un réseau ferroviaire important et un réseau routier vaste et moderne, permettant de relier les différentes régions du pays aux pôles de production et d’exportation.
Il a également mis en avant l’importance des trois corridors stratégiques reliant l’Algérie à l’hinterland africain, offrant des perspectives prometteuses d’accès aux marchés du continent, en plus des investissements réalisés dans les secteurs des télécommunications et des technologies modernes.
«Cet ensemble d’infrastructures permet aux investisseurs de faciliter les opérations d’importation de matières premières et d’exportation de produits, tout en assurant une meilleure connectivité logistique et un rapprochement avec les ports et les aéroports, répondant ainsi à l’une des principales préoccupations des opérateurs économiques», a-t-il détaillé.
Concernant la qualification des ressources humaines, il a souligné l’existence d’une coordination continue avec divers partenaires, notamment le Conseil du renouveau économique algérien et le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, afin d’adapter les programmes de formation aux besoins des entreprises et de fournir une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner les projets d’investissement.
H. O.





