Après une période d’attente impatiente pour les habitants des Hauts-Plateaux, le trafic aérien a officiellement repris mercredi dernier (4 février 2026) à l’aéroport Abdelhafidh Boussouf de Bou Chekif.
Cette relance, marquée par l’arrivée du premier vol en provenance d’Alger, s’inscrit dans une stratégie globale de désenclavement et de dynamisation économique de la wilaya.
L’image était symbolique: sur le tarmac de l’aéroport de Tiaret, un avion de la filiale domestique d’Air Algérie s’est posé sous les regards des autorités locales et des premiers passagers.
Cette réouverture tant attendue n’est pas qu’une simple formalité administrative, elle représente un véritable levier de développement pour une région qui aspire à devenir un carrefour incontournable entre le Nord et le Grand Sud.
Un nouveau programme de dessertes régulières
Le plan de vol mis en place pour cette reprise prévoit, dans un premier temps, une liaison bihebdomadaire. Désormais, chaque mercredi et vendredi, les voyageurs pourront relier Alger à Tiaret, avec des prolongements stratégiques vers le sud du pays.
Le vol du mercredi, par exemple, assure la liaison Alger-Tiaret avant de poursuivre sa route vers Adrar et Tamanrasset.
Le Wali de Tiaret, Saïd Khalil, présent pour accueillir les passagers du vol inaugural, a souligné l’importance de cette infrastructure: «Cette reprise témoigne de notre volonté d’accompagner le développement du transport aérien et de faciliter les déplacements des citoyens et des opérateurs économiques».
Un moteur pour l’économie locale
Au-delà du confort des voyageurs, le retour des vols commerciaux est perçu comme une bouffée d’oxygène pour l’économie locale. À l’occasion de cette inauguration, plusieurs expositions de produits artisanaux et culturels ont été organisées au sein de l’aérogare, illustrant le potentiel touristique et le patrimoine de la région.
L’objectif à court terme est clair. Il s’agit, selon les responsables du secteur des transports, de faire de Tiaret un pôle logistique.
Les autorités locales travaillent déjà à l’élargissement futur de ce programme vers d’autres wilayas, tout en gardant l’ambition de voir l’aéroport accueillir prochainement des vols internationaux, notamment pour les saisons du Hadj et de l’Omra.
Vers un désenclavement total
Cette réouverture s’inscrit dans le cadre du renforcement des lignes intérieures décidé par le gouvernement pour répondre à la demande croissante de mobilité.
En réduisant considérablement les temps de trajet vers la capitale et les oasis du Sud, l’aéroport Abdelhafidh Boussouf redevient un acteur clé du désenclavement, offrant aux investisseurs et aux citoyens une alternative rapide et sécurisée à la route.
Ainsi, le ciel de Tiaret est de nouveau ouvert, et avec lui, de nouvelles perspectives de croissance pour toute la région des Hauts-Plateaux.
R. R.





