Alger, Algérie

mardi 21 juillet 2026 20:31

Le pétrole et le gaz algérien fort demandé en Europe et en Asie : Sonatrach en ordre de bataille pour satisfaire le marché international

Hydrocarbures : La production de pétrole atteindra 1 million de barils en août

Après les successives augmentations décidées par l’Opep, la production de pétrole de l’Algérie franchira la barre de 1 million de barils/jour, contre 973 000 barils/jour en février 2026. Au cours des six premiers mois de l’année, l’Algérie a profité de la hausse des prix du pétrole.

Khaled Remouche

Correspondant

Le prix moyen du baril de Brent de la mer du Nord durant ce premier semestre — la variété de référence pour l’Algérie — a atteint en moyenne entre 90 et 95 dollars. Au cours de l’année 2025, le prix moyen du Brent avait atteint 68 dollars.

Pendant cette période, les prix du pétrole qui ont été très volatils avec une moyenne de 67 dollars en janvier, ils sont passés à 70 dollars en février, à 98 dollars en mars, à 101 dollars en avril, puis à 105 dollars en mai 2026. Durant 4 mois, ils ont dépassé les 90 dollars. Cette augmentation des prix du pétrole pendant quatre mois est due au conflit en Iran et à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz.

Le 17 juin, à la suite de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran mettant fin aux hostilités et permettant la réouverture du détroit, les prix du pétrole ont repris par la suite leurs niveaux d’avant la crise : fin juin, les prix s’affichaient entre 73 et 75 dollars le baril, résultat d’une offre plus abondante, les exportations du Golfe persique étant remontées à environ 75 % de leurs niveaux d’avant-guerre.

Selon le consensus Bloomberg, les prix du baril atteindraient 85 dollars au troisième trimestre et 80 dollars au quatrième trimestre 2026. Suivant ce scénario des prix du pétrole, le cours moyen du brut sur l’année se situerait entre 80 et 90 dollars. Ce qui pourrait rapporter à l’Algérie un gain d’environ 20 dollars par baril par rapport à l’année 2025.

La baisse des prix du baril en juin 2026 est conjoncturelle. La situation au Moyen-Orient reste incertaine. Les hostilités ont repris et le risque d’escalade n’est toujours pas écarté. Le baril était coté à 76 dollars hier.

Durant la semaine, les prix ont tourné entre 75 et 77 dollars le baril. Selon l’AIE, même en cas de règlement du conflit en Iran, le rétablissement de la situation des marchés du brut avec un approvisionnement régulier d’avant-guerre n’interviendrait qu’en 2027.

Si on devait mesurer l’impact sur les revenus en devises de l’Algérie, il convient de retenir cette équation maintes fois affichée par des économistes pétroliers : pour calculer les recettes engrangées, il faut multiplier le volume exporté par le prix du baril de pétrole.

Dans les deux termes de cette équation, l’Algérie est à son avantage. En effet, la production de pétrole de l’Algérie a augmenté du fait des successifs ajustements décidés par le groupe de pays de l’OPEP+ : de 6 000 barils/jour d’augmentation de production à chaque ajustement pour l’Algérie.

La production pétrolière de l’Algérie était de 973 000 barils/jour en février, elle est remontée à 977 000 barils/jour en avril 2026, 983 000 barils/jour en mai et 989 000 barils en juin.

Lors de la dernière réunion de l’OPEP+, l’Algérie a obtenu une augmentation de 6 000 barils en juillet et une autre de même volume en août prochain. Du coup, la production pétrolière de l’Algérie atteindra le million de barils/jour.

Ce seuil n’avait pas été atteint depuis dix ans. Durant le premier semestre, la croissance de la production est de 16 000 barils/jour. Il faudra attendre la mise en service de nouveaux gisements de pétrole et le passage à d’autres phases de développement de certains gisements de brut pour voir se consolider cette production de 1 million de barils/jour.

K. R.

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