Alger, Algérie

mardi 21 juillet 2026 17:22

Lutte contre la corruption et renforcement de la transparence : L’efficacité de la méthode adoptée par l’Algérie

La Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption a mis en œuvre un mécanisme destiné à promouvoir les principes d’intégrité, de transparence et de redevabilité dans une première étape au sein de 17 ministères et 8 établissements publics à caractère administratif.

Khaled Remouche

Correspondant

Présenté récemment à Séoul, ce mécanisme s’inspire de l’expérience de la Corée du Sud et vise à promouvoir les principes d’intégrité, de redevabilité et de transparence au sein de nos institutions et entreprises publiques, rapporte dans un texte Hamza Kouidri, membre de cette Haute Autorité. Cet indice d’efficacité est structuré autour de 3 axes. Il comprend 18 critères, 18 indicateurs et 58 mesures d’évaluation.

Le premier axe porte sur la planification. Les institutions participantes à cet indice sont tenues d’élaborer un plan annuel consacré à la transparence, à la prévention et à la lutte contre la corruption et d’en assurer la mise en œuvre.

Deuxième axe : la mise en œuvre. Les institutions associées doivent dans ce chapitre concrétiser trois principes fondamentaux : la transparence, la redevabilité et l’intégrité. Concernant le principe de transparence, les institutions doivent mettre en place des mécanismes garantissant l’accès du public à l’information, et créer des dispositifs favorisant la participation de la société civile dans le processus de prise de décision.

Pour appliquer le système d’intégrité, les institutions concernées doivent mettre en œuvre un code de conduite, instaurer un système de gestion des conflits d’intérêts et un système d’alerte interne. Pour le principe de redevabilité, les institutions participantes doivent assurer la mise en place d’un système de contrôle interne, ainsi que l’instauration d’un système de suivi et d’évaluation au sein de leurs structures.

Troisième axe : l’évaluation des résultats. Cette étape consiste à mesurer les résultats obtenus en matière d’intégrité, de transparence et de redevabilité.

Le texte prononcé lors de cette rencontre indique que 17 ministères et 8 établissements publics en Algérie ont adhéré à cet indice. Ils ont participé à la mise en œuvre de cet indice. Il s’agit notamment du ministère des Affaires étrangères, du ministère de l’Intérieur, du ministère des Transports, et du ministère de l’Enseignement supérieur. Ce dernier a obtenu la première place lors de la première évaluation. L’application de cet indice a permis de réaliser des résultats encourageants, indique la Haute Autorité : 80 % des institutions participantes adoptent désormais une démarche de planification. En matière d’intégrité, 73 % des institutions disposent d’un système interne d’alerte et 31 % ont adopté un système de gestion des conflits d’intérêts. En matière de transparence, 65 % des institutions participantes associent la société civile au processus de prise de décision, et 81 % des institutions traitent les demandes d’accès à l’information. En somme, tous ces efforts de la Haute Autorité et de ces institutions publiques visent à prévenir et lutter contre la corruption et à renforcer la transparence au sein des institutions publiques.

La Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption conclut que l’application de cet indice a permis d’obtenir des résultats très positifs en termes de promotion de la transparence, de l’intégrité et de la redevabilité. Elle souligne que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a accompagné la Haute Autorité dans la mise en œuvre en Algérie de cet indice d’efficacité.

Mais pourquoi avoir choisi le modèle sud‑coréen ? Le texte précité fournit les raisons.

Première raison : il s’agit de mettre en œuvre les engagements prévus par la Convention des Nations Unies contre la corruption qui souligne la nécessité de renforcer la coopération internationale, notamment dans l’échange d’expériences et de bonnes pratiques.

Seconde raison : cette coopération avec ce pays asiatique s’appuie sur l’efficacité reconnue de l’expérience sud‑coréenne qui a permis d’atteindre de hauts niveaux d’intégrité, de transparence et de redevabilité dans le secteur public. Troisième raison : cette expérience a été recommandée par le PNUD qui la qualifie de bonne pratique.

K. R.

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