Selon un communiqué publié par l’institution financière africaine, «l’objectif est de renforcer la compétitivité du transport ferroviaire, l’aménagement du territoire et l’intégration régionale sur l’axe de la Transsaharienne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, au sud.»
Cette opération qui « porte sur la deuxième tranche du programme ferroviaire de 495 kilomètres reliant les villes de Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa, couvre principalement », indique la même source, «la construction du tronçon Ghardaïa–El Meniaa de 230 kilomètres ainsi que des aménagements intégrés et des activités d’appui institutionnel. Le projet sera mis en œuvre par le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base à travers l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF)».
«À travers ce financement, la Banque africaine de développement accompagne l’Algérie dans la réalisation d’une infrastructure ferroviaire structurante, porteuse de transformation économique, de connectivité territoriale et d’intégration régionale. La ligne Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa contribuera à rapprocher les bassins de production des marchés, à améliorer la compétitivité logistique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations et les entreprises le long du corridor», a déclaré le directeur du département des Infrastructures et du Développement urbain du Groupe de la Banque africaine de développement, Mike Salawou cité dans le communiqué de la BAD.
Le projet, dont la mise en œuvre de la deuxième phase se poursuivra dans les prochaines années, vise à améliorer la compétitivité du transport ferroviaire, à renforcer l’aménagement du territoire et à soutenir l’intégration régionale de l’Algérie notamment avec les pays du Sahel, explique la même source, en précisant que «de manière spécifique, le projet a pour objectif de désenclaver les bassins de production agricole et minière des collectivités territoriales (wilayas) bénéficiaires, à réduire les coûts et les délais de transport sur le corridor Alger–El Meniaa et à favoriser le développement d’activités économiques liées à l’agriculture, à l’agro-industrie, aux services logistiques, au bâtiment et aux travaux publics».
«Ce chemin de fer stratégique, traduit, selon l’institution financière africaine, la politique algérienne de diversification hors hydrocarbures, en reliant ses populations, ses mines et ses ports pour une exploitation optimale de ses ressources et la création de richesses. C’est aussi un atout d’intégration régionale, qui conforte la position de l’Algérie comme charnière entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe», a déclaré le responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement en Algérie, Abdoulkader Dileita.
Le projet qui comprend, par ailleurs, «des infrastructures et activités destinées à soutenir le développement local, notamment des formations ciblées pour les jeunes et les femmes dans les métiers du ferroviaire, de la logistique, du tourisme et de l’artisanat ainsi que des initiatives de développement économique local, est aligné, selon le communiqué, sur le Document de stratégie pays 2025-2030 du Groupe de la Banque pour l’Algérie, en particulier sur la priorité visant à promouvoir les infrastructures en appui au développement économique et à l’intégration régionale».
S. R.





