Alger, Algérie

mercredi 22 juillet 2026 04:32

Napec 2025 : Signature de deux conventions d’études entre Alnaft et la compagnie omanaise Petrogas

Le «Bid Round 2026» sera lancé incessamment : L’Algérie, futur hub méditerranéen

Un deuxième appel d’offres international “Algeria Bid Round 2026” sera lancé incessamment par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Selon des rapports économiques relayés par l’agence américaine “Bloomberg”, le lancement officiel de cet appel d’offres, très attendu, est prévu pour le 19 avril courant.

Eco Times

Correspondant

Un deuxième appel d’offres international “Algeria Bid Round 2026” sera lancé incessamment par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Selon des rapports économiques relayés par l’agence américaine “Bloomberg”, le lancement officiel de cet appel d’offres, très attendu, est prévu pour le 19 avril courant.

Par Hakim O.

Dans le détail, sept (7) blocs d’exploration situés dans les principaux bassins d’hydrocarbures du pays seront proposés aux investisseurs étrangers, sélectionnés parmi une liste initiale de 24 blocs soumis à plus de 70 compagnies énergétiques internationales dans le cadre d’une consultation amont inédite, appelée “Nomination Process”.

Une procédure structurée ouverte jusqu’au 31 janvier 2026 et qui a permis de recueillir les retours du marché sur un portefeuille élargi couvrant les bassins d’Illizi, Berkine, Centre, Nord et Ouest.

En effet, tous les ingrédients sont réunis pour réussir cet appel d’offres international et attirer les géants de l’industrie pétrolière et gazière notamment de différents pays.

À travers cette initiative, l’Algérie ambitionne de conclure des partenariats solides permettant d’accélérer les activités de forage et d’exploration dans des zones prometteuses encore insuffisamment exploitées, consolidant ainsi la position de Sonatrach en tant que partenaire stratégique et fournisseur fiable d’énergie dans le bassin méditerranéen.

Dans ce contexte, l’appel d’offres du 19 avril replace l’Algérie au cœur de la carte mondiale des investissements énergétiques. Un nouveau cahier des charges y sera présenté, offrant des garanties juridiques et des avantages fiscaux attractifs pour les entreprises étrangères spécialisées dans l’exploration et la production (E&P).

Le lancement de cet appel d’offres devrait également connaître une forte participation de représentants de grandes entreprises d’Europe, d’Asie et d’Amérique, venus examiner les opportunités d’investissement disponibles, dans le cadre des objectifs stratégiques nationaux visant à assurer la sécurité énergétique à long terme.

En octobre 2025, Samir Bekhti, président de l’ALNAFT, avait déjà souligné que cette campagne avait «confirmé l’attrait du pays en tant que destination de choix pour les investissements dans les hydrocarbures», se traduisant par des engagements fermes à hauteur de 600 millions de dollars américains dans l’exploration, «un signe tangible de confiance des investisseurs».

La proximité, c’est la productivité

Pour ALNAFT, le «Bid Round 2026» n’est pas seulement une invitation à explorer, c’est une invitation à s’intégrer au cœur de l’avenir énergétique de la Méditerranée, en indiquant que la proximité, c’est la productivité. «Il est temps de réduire la distance entre potentiel et performance», lit-on dans un post de l’Agence sur son compte LinkedIn.

C’est un message clair notamment pour les Européens, qui sont appelés à adhérer fortement à cet appel d’offres international, qui devrait contribuer au développement de nouveaux champs gaziers et à l’augmentation de la production nationale à 200 milliards de m³ d’ici 2030, soit le double de la production actuelle.

Avec des investissements performants, des quantités supplémentaires seront certainement dégagées pour le marché européen en particulier, confronté à une conjoncture difficile.

Les bouleversements géopolitiques actuels et les perturbations dans les lignes maritimes, notamment au niveau du détroit d’Ormuz, obligent les pays de l’Union européenne à faire face seuls à la situation et à payer le gaz à prix fort sur le marché spot.

Devant cette nouvelle donne, l’Algérie, avec ses potentialités et ses atouts, se présente comme une solution idéale pour la sécurité énergétique de l’Europe.

Ils (les pays de l’Europe) sont donc appelés à saisir ce nouveau “Bid Round”, en soutenant l’Algérie dans ses efforts d’exploration et de renforcement de la production gazière. Elle est en mesure de devenir un carrefour énergétique méditerranéen.

«L’Algérie n’est plus seulement un producteur de ressources ; elle est devenue un hub stratégique du paysage énergétique méditerranéen. À une époque où la distance entre l’offre et la demande influe directement sur les coûts logistiques et l’efficacité opérationnelle, la position géographique unique de l’Algérie constitue son atout commercial le plus fort», ajoute ALNAFT, en expliquant que la proximité est la nouvelle productivité pour le cycle énergétique 2026.

H. O.

Une infrastructure déjà opérationnelle

Disposant déjà d’importants réseaux de pipelines à grande capacité tels que Medgaz et Transmed, ainsi que des projets GNL (gaz naturel liquéfié), l’Algérie offre une connectivité immédiate et sécurisée vers le marché européen.

Pour les investisseurs, cela élimine les délais liés au développement de nouveaux projets et garantit un acheminement de l’énergie exactement là où elle est nécessaire, au moment voulu.

Concernant la fiabilité, ALNAFT a rappelé que cette dernière n’est pas une promesse ; c’est un historique. Depuis des décennies, l’Algérie maintient des approvisionnements ininterrompus, même en période de forte volatilité mondiale. Dans un contexte d’incertitude géopolitique, cette constance constitue un atout de premier ordre, fondement de partenariats durables et sécurisés. En s’appuyant sur des infrastructures de classe mondiale et une expertise géologique approfondie, l’Algérie vise à maximiser la performance de ses ressources pétrolières et gazières.

L’objectif est d’assurer un approvisionnement fluide et à haut rendement pour ses partenaires, grâce à un réseau éprouvé, conçu pour évoluer à grande échelle et répondre aux besoins énergétiques d’aujourd’hui et de demain. L’ambition de l’Algérie est claire : renforcer les capacités de production du pays et répondre à la demande mondiale croissante, notamment en provenance du Vieux Continent (Europe).

Il y a quelques semaines, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, avait souligné que ce nouveau round « ouvrirait de nouvelles perspectives d’exploration et de développement à travers quelques-unes des opportunités les plus prometteuses au monde dans le secteur des hydrocarbures, en plus d’actifs de classe mondiale ». Il avait également insisté sur la volonté du pays d’« aller de l’avant vers l’exploitation de nouvelles potentialités, le renforcement des partenariats stratégiques et le développement futur du secteur ».

Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la feuille de route de Sonatrach 2025-2029, laquelle prévoit de consacrer 75 % de ses investissements aux activités amont. Il est prévu le forage de 500 puits d’exploration et le développement de 950 puits en production, en plus de l’extension des campagnes sismiques et de la réalisation d’études géologiques avancées. En somme, ce nouveau round ouvre de nouvelles perspectives pour le développement des hydrocarbures dans le pays, tout en consolidant la place de l’Algérie sur le marché international de l’énergie.

H. O.

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