L’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE) de Sidi Bel-Abbes réamorce son développement après des années de vaches maigres. Ce fleuron de l’industrie nationale œuvre au renforcement de son activité industrielle et productive à travers la concrétisation de huit (8) projets de recherche stratégiques à fort impact économique, réalisés en partenariat avec l’Agence thématique de recherche en sciences et technologies (ATRST). L’annonce a été faite par le Président-directeur général (PDG) de l’entreprise, Abdesselam Bouab.
Par Said R.
Dans une déclaration à l’APS, le responsable de l’Enie a précisé que ces projets, sélectionnés et financés par l’ATRST, relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans le cadre du Programme national de recherche (PNR), constituent «un levier important pour le développement de l’activité de l’entreprise, grâce à l’intégration de solutions technologiques innovantes dans ses processus de production».
Cette démarche vise, selon lui, à renforcer la compétitivité industrielle de l’entreprise et à moderniser sa gamme de produits, en s’appuyant sur les compétences académiques nationales afin d’assurer un transfert effectif de l’innovation des laboratoires de recherche vers les phases de fabrication et de commercialisation.
Les projets retenus sont d’une grande importance. Ils portent notamment sur le développement des technologies de stockage de l’énergie et de mobilité électrique, à travers la conception d’un système avancé de mesure, de protection et de contrôle des batteries au lithium, ainsi que le développement de cartes intelligentes de gestion et de protection des batteries (BMS) destinées aux systèmes photovoltaïques et aux véhicules électriques, révèle Abdesselam Bouab à l’APS.
Les projets concernent également le renforcement du taux d’intégration nationale par la fabrication locale de certains composants et intrants industriels, notamment des produits chimiques utilisés dans la production des cartes de circuits imprimés (PCB), contribuant ainsi à la réduction de la facture d’importation des matières premières. Le PDG de l’Enie fait des annonces qui donnent de l’espoir sur l’apport de la recherche au secteur de l’industrie.
Ainsi dans le domaine de la transition énergétique et des réseaux intelligents, les projets portent sur la conception d’un onduleur (Inverter) destiné aux installations solaires, le développement d’un système automatisé de nettoyage des panneaux photovoltaïques, ainsi que la réalisation d’un micro-réseau électrique hybride et autonome basé sur les énergies renouvelables.
Selon lui, les travaux engagés couvrent aussi les systèmes intelligents et la numérisation, à travers le développement d’une application mobile dédiée à la gestion des réseaux d’éclairage public et d’un système intelligent de pilotage et de contrôle des opérations d’irrigation dans les zones isolées.
M. Bouab a fait savoir que ces projets sont menés en collaboration avec plusieurs établissements universitaires et centres de recherche à travers le pays, notamment l’Université Djillali-Liabès de Sidi Bel Abbès, l’Ecole supérieure en sciences et technologies de l’informatique et du numérique (ESTIN), le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), l’Unité de développement des équipements solaires (UDES), ainsi que les universités de Souk Ahras, El Oued, M’Sila et Mostaganem.
Le PDG de l’ENIE, cité par l’APS, a estimé que cette coopération avec l’ATRST constitue « un choix stratégique » pour la consolidation d’une industrie électronique nationale performante et durable, capable de s’adapter aux exigences de l’industrie 4.0, de répondre aux besoins du marché national et de s’orienter vers les marchés extérieurs.
S. R.





