Le Gouvernement a examiné, hier, un projet de décret exécutif portant création d’une agence nationale pour l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie et fixant ses missions, son organisation et son fonctionnement. La proposition a été soumise lors de la réunion du Conseil du gouvernement, présidée par le Premier ministre, Monsieur Sifi GHRIEB.
Par Tahar Azizi
Selon un communiqué du premier ministère, il s’agit, en effet, de la création d’une nouvelle instance issue de la fusion de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue) et du Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (Cerefe).
Elle s’inscrit dans une démarche d’optimisation et de rationalisation des structures publiques intervenant dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, en assurant une coordination et une gouvernance plus efficaces pour accompagner l’ambition de l’Algérie de demeurer un acteur énergétique central.
Elle aura, de ce fait, ajoute la même source, pour mission principale de mettre en œuvre la politique nationale d’efficacité énergétique en Algérie.
Celle‑ci vise, faut‑il le rappeler, à réduire la consommation d’énergie de 9 % et à augmenter la part des renouvelables à 27 % d’ici 2030, afin de préserver les hydrocarbures et limiter l’impact environnemental.
Elle repose sur le Programme national de maîtrise de l’énergie, qui est axé sur l’isolation des bâtiments, l’étiquetage des appareils électroménagers (taxe de 25 % sur les produits inefficaces), et des audits industriels.
Parmi les axes principaux de cette politique (2025‑2030) il est cité la réduction de la demande énergétique de plus de 10 millions de tep (tonnes équivalent pétrole), soit plus de 15 % de réduction, et le déploiement de 15 000 MW (Mégawatt) de capacité renouvelable, principalement solaire photovoltaïque.
Quant aux secteurs prioritaires, il y figure le bâtiment où il est question d’introduction de réglementations thermiques obligatoires, notamment l’isolation des logements pour réduire la climatisation et le chauffage.
Il y a aussi l’industrie avec la réalisation d’audits énergétiques et le cofinancement de projets d’amélioration de l’efficacité énergétique. Ajouté à ceux‑là, l’éclairage public qui voit désormais l’obligation de conversion vers des technologies LED.
Enfin, il est à signaler que des projets d’envergure nationale et concrets, comme le déploiement de centrales solaires (Solar 1000 MW), sont en cours de réalisation pour renforcer la transition énergétique.
Sur un autre plan, le Gouvernement a entamé l’examen d’un projet de décret exécutif fixant les modalités et conditions d’homologation des produits de construction, d’entretien et d’exploitation des infrastructures routières, autoroutières, aéroportuaires, maritimes et ferroviaires.
Un dossier qui revêt une importance capitale pour l’économie nationale, au vu des grands projets structurants qui sont en cours de réalisation.
Ce projet de texte vise à mettre en place un référentiel fixant les exigences et normes techniques des produits utilisés dans le cadre de la réalisation des travaux publics, garantissant la qualité, la sécurité et la pérennité des infrastructures de base.
T. A.





