Cepsa est notamment l’opérateur du gisement de pétrole d’Ourhoud, l’un des plus importants du pays, exploité en association. À sa mise en service, ce champ recelait 2,3 milliards de barils de pétrole et affichait une production de 250 000 barils par jour (bj) de brut, ce qui le classait parmi les premières productions nationales juste après l’emblématique champ de Hassi Messaoud.
Outre la compagnie nationale Sonatrach, Cepsa y collabore avec l’italienne Eni et l’américaine Occidental Petroleum (Oxy).
Cepsa : un acteur clé du bassin de brut et de gaz
L’entreprise espagnole exploite également le gisement de Rhourde Khrouf en partenariat avec Sonatrach. En 2018, les deux partenaires ont signé un contrat de développement de 1,2 milliard de dollars destiné à revitaliser ce gisement mature, afin de porter sa capacité de production à 24 000 bj de pétrole et 10 000 bj de gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Par ailleurs, Cepsa détient une participation majeure dans le gisement de Bir M’Sana (75 % de la part étrangère, Sonatrach conservant le minimum légal de 51 %). Dans le domaine gazier, elle détient une part de 11 % dans le projet de Timimoune, développé aux côtés de Sonatrach et de TotalEnergies, dont la capacité de production s’élève à 1,6 milliard de mètres cubes de gaz par an.
Repsol : un ancrage historique et une diversification des actifs
De son côté, le groupe Repsol affiche un ancrage historique encore plus lointain, étant actif en Algérie depuis 1973. L’un de ses tout premiers champs pétroliers en production conjointe fut celui de Tifernine, aujourd’hui devenu mature.
Actuellement, la major espagnole possède des intérêts dans les blocs 405a et 215 (Menzel Ledjmat et Oulad N’Sir), ainsi que dans les gisements d’Ourhoud et d’El Merk, en association avec Sonatrach et l’indonésienne Pertamina. Repsol et Pertamina ont d’ailleurs conclu un accord de 800 millions de dollars avec Sonatrach pour le développement du gisement de Menzel Ledjmat, visant la récupération de 145 millions de barils équivalent pétrole (bep).
Dans le secteur du gaz, Repsol détient une participation de 22,6 % dans le gisement de Tin Fouye Tabankort (TFT), exploité avec Sonatrach et TotalEnergies. Ce site fait actuellement l’objet d’un programme de développement visant à maintenir ses plateaux de production, notamment via le projet satellite TFT Sud.
De plus, Repsol opère sur le projet de Reggane Nord (capacité de 2,4 milliards de mètres cubes de gaz par an) en partenariat avec Sonatrach et la compagnie britannique Harbour Energy.
K. R.





