Ainsi donc, il va sans dire que la finalisation imminente de ce segment de 54 kilomètres, qui traverse les wilayas d’Annaba, d’El Tarf et de Guelma, représente une avancée majeure pour le secteur minier national.
Les opérations de doublement, de rectification de tracé et de modernisation de la voie ferrée sont désormais dans leur phase terminale, et la quasi-totalité des infrastructures de pose de voies et des ouvrages d’art est d’ores et déjà exécutée, fruit d’une cadence de travail intensifiée sur l’ensemble des chantiers.
Cette section littorale constitue la porte de sortie maritime du grand projet intégré du phosphate. Elle permettra d’acheminer le minerai de manière fluide, sécurisée et massive depuis les zones d’extraction jusqu’aux structures portuaires d’Annaba dédiées à l’exportation et à la transformation industrielle.
Des infrastructures modernes au service du développement local
Au-delà de sa vocation industrielle première, la modernisation de la ligne intègre une forte dimension de développement régional et de service public. La nouvelle gare ferroviaire de Boudharoua, située dans la commune d’Oued Fragha, en est l’illustration.
Conçue dans un style architectural en harmonie avec la nature environnante, cette infrastructure entre dans sa phase de finitions esthétiques et d’aménagements annexes. Elle facilitera l’accès des populations locales au réseau de transport par voie ferrée, brisant ainsi l’isolement de ces zones rurales.
Plus au sud, la gare de Bouchegouf connaît également une mobilisation continue des équipes techniques pour finaliser les derniers détails qualitatifs du bâti. En parallèle, les efforts se concentrent sur le tronçon central reliant Bouchegouf à Dréa (Souk Ahras). Ce segment complexe de 121 kilomètres nécessite la construction de cinq viaducs majeurs de hauteurs et longueurs variables, ainsi que d’importants travaux de terrassement et d’aménagements hydrauliques.
À terme, la ligne ferroviaire minière Est développera un réseau interconnecté de 422 kilomètres touchant cinq wilayas clés : Annaba, El Tarf, Guelma, Souk Ahras et Tébessa. En remplaçant le transport routier par une solution ferroviaire à haute capacité, l’Algérie optimise ses coûts logistiques, réduit l’empreinte carbone de son industrie minière et sécurise ses volumes d’exportation de phosphate.
somme, ce projet s’affirme comme un levier structurel pour diversifier l’économie nationale et dynamiser le tissu industriel des régions traversées.
N. A.






