Selon Diego Mellado, «le message est important et le message est fort et très direct : l’Europe est extrêmement intéressée, attache beaucoup d’importance à son partenariat avec l’Algérie dans le domaine énergétique».
«Nous apprécions énormément la qualité de partenaire fiable, solide et stratégique de l’Algérie dans le domaine énergétique», a insisté le conférencier en soutenant que «l’Europe et l’Algérie sont des partenaires incontournables depuis déjà très longtemps dans le domaine énergétique».
«L’Algérie est un des fournisseurs principaux de gaz de l’Europe, nous sommes connectés physiquement à l’Algérie à travers les infrastructures gazières les plus importantes», a indiqué M. Mellado, qui, en rappelant «les convulsions géopolitiques, avec les changements énormes qui ont eu lieu ces dernières années», a mis l’accent sur la fiabilité du partenariat avec l’Algérie.
Selon l’ambassadeur de l’UE, l’Europe, qui est «dans une phase de transition, de transition énergétique, mais aussi économique», est «en train de revoir ses alliances et ses dépendances, la dépendance énergétique, la dépendance économique, la dépendance dans le domaine de la défense qui ont été des sources de vulnérabilité».
Et dans cette révision, dit-il, «l’Algérie peut jouer un rôle fondamental». «C’est pour ça que nous voulons consolider ce partenariat stratégique avec elle».
«L’Algérie peut continuer à jouer ce rôle fondamental même dans l’énergie renouvelable, dans cette transition énergétique», a indiqué Diego Mellado en rappelant le sommet ministériel de la semaine dernière pour consolider notre alliance dans le domaine de l’hydrogène vert.
Selon le diplomate européen, «ce qui est tellement particulier et unique de la relation entre l’Europe et l’Algérie, c’est que nous avons déjà des infrastructures qui peuvent être utilisées et pour le gaz et pour d’autres sources énergétiques».
«Les grandes compagnies européennes sont aussi intéressées», a fait savoir l’ambassadeur européen en soulignant qu’il est «maintenant important de voir comment on peut travailler, approfondir le partenariat, développer les investissements pour pouvoir aller vers un nouveau leadership algérien non seulement dans le gaz, mais aussi dans les énergies renouvelables». «Tout ceci est en ce moment sur la table», a-t-il déclaré.
Un dialogue ouvert qui aboutisse après à des solutions gagnant-gagnant
«Le partenariat entre l’Europe et l’Algérie est beaucoup plus vaste, il va au-delà de l’énergie, mais nous sommes aussi des partenaires importants dans le domaine commercial, dans le domaine économique», a souligné encore le diplomate européen, qui affirme que l’UE cherche «une plus grande intégration économique avec l’Algérie».
«Nous comprenons parfaitement les politiques du gouvernement visant à protéger l’industrie algérienne et à faciliter le développement de l’industrie locale, la diversification économique», a-t-il fait savoir avant de soutenir : «Nous pouvons trouver des éléments communs pour développer des projets d’investissement, des projets industriels, des projets commerciaux». «Nous avons un dialogue permanent dans ces domaines-là», a rappelé M. Mellado en évoquant l’accord d’association.
Mais au-delà, dit-il, «nous avons aussi un pacte pour la Méditerranée qui est un nouveau cadre plus vaste, plus compréhensif, qui va nous permettre de moderniser nos relations, y compris dans les domaines où nous avons des différences, parce que parfois, bien sûr, les alliés, les amis ont des points de vue différents».
«Nous cherchons des convergences», a lâché le diplomate européen en soutenant qu’«il est tout à fait possible d’avoir un dialogue ouvert qui aboutisse après à des solutions gagnant-gagnant».
«La semaine dernière ou la semaine précédente, nous avons lancé un projet de jumelage avec le ministère de l’Agriculture algérien pour développer les labels de qualité et les certifications biologiques et organiques des produits agricoles algériens pour faciliter leur accès au marché européen», a annoncé le conférencier.
À la question sur les investissements, l’ambassadeur de l’UE déclare qu’«il faut trouver des formules qui soient gagnant-gagnant, qui respectent bien sûr la souveraineté nationale ici, les choix économiques, financiers, et les choix du futur. Et en Europe, nous avons fait ces choix, et il faut voir comment travailler avec l’Algérie pour pouvoir réaliser ces investissements. Et c’est absolument essentiel qu’on puisse investir dans ce domaine.»
S. R.






