Le salon s’impose comme une plateforme multi-énergies de premier plan, connectant les compagnies pétrolières nationales (NOC) et internationales (IOC), les investisseurs, les décideurs et les experts.
En plus des acteurs publics algériens majeurs tels que Sonatrach, l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures et Alnaft, les plus grands mastodontes mondiaux du secteur ont confirmé leur présence. Parmi eux figurent les géants américains (Chevron, ExxonMobil, Oxy, Halliburton, Baker Hughes), ainsi qu’ENI, Equinor, TotalEnergies et Midad.
Vers une stratégie «d’addition» et de diversification
Placée sous le slogan «De la transition énergétique à l’énergie de l’addition», l’édition 2026 propose une réflexion profonde sur la transformation du modèle énergétique mondial. Face à une demande globale en constante augmentation, la logique ne repose plus uniquement sur le remplacement d’une énergie par une autre, mais sur une approche complémentaire.
Il s’agit d’associer la mobilisation de toutes les ressources disponibles aux technologies émergentes et aux solutions bas carbone. Les conférences stratégiques auront ainsi pour double objectif de concilier la croissance économique et la sécurité d’approvisionnement avec les impératifs environnementaux de décarbonation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Innovation technologique et coopération Afrique-Europe
Le NAPEC mettra particulièrement en lumière le rôle central de l’Algérie en tant que pivot des échanges énergétiques entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.
Les panels de dirigeants et de diplomates aborderont le développement des infrastructures transfrontalières, le marché du gaz et de l’hydrogène, ainsi que les opportunités de coopération industrielle.
Par ailleurs, la modernisation du secteur occupera une place de choix avec des sessions dédiées à l’intelligence artificielle, à l’automatisation et à la digitalisation des opérations.
Enfin, l’exposition parallèle couvrira l’ensemble de la chaîne de valeur, connectant l’innovation technologique (de l’amont pétrolier aux solutions de décarbonation) avec les opportunités concrètes d’investissement sur le terrain.
R. E.
L’Algérie, pivot géostratégique entre deux continents
Au cœur de la conjoncture internationale actuelle, l’Algérie réaffirme son rôle de carrefour énergétique incontournable entre l’Afrique et l’Europe. Grâce à ses infrastructures existantes (gazoducs interconnectés) et ses projets ambitieux dans l’hydrogène et le solaire, le pays se positionne comme un partenaire clé pour la sécurité d’approvisionnement de la rive nord de la Méditerranée. Le NAPEC 2026 sert ainsi de catalyseur diplomatique et économique, favorisant les investissements directs et les transferts de technologies indispensables pour moderniser les chaînes de valeur régionales.
Le concept «d’énergie de l’addition»
Le slogan de cette 14ᵉ édition du NAPEC marque un tournant conceptuel majeur pour l’industrie. Plutôt que d’opposer de manière radicale les énergies fossiles traditionnelles aux énergies propres, l’approche prônée à Oran repose sur la complémentarité des ressources. Face à l’explosion de la demande énergétique mondiale, les experts s’accordent sur le fait que la transition ne peut se faire par simple substitution. L’objectif est donc d’additionner les capacités : maximiser le potentiel du gaz naturel (comme énergie de transition), accélérer le déploiement des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert, tout en intégrant massivement les technologies de décarbonation.





