Évoquant les «mutations géopolitiques et économiques rapides, qui ont impacté la croissance mondiale ainsi que les marchés du pétrole et du gaz, entraînant une volatilité des prix et accentuant les inquiétudes liées à la sécurité des approvisionnements», le ministre d’État a mis en évidence «le statut de l’Algérie en tant que fournisseur fiable de gaz naturel, signalant la croissance de la demande européenne pour le gaz algérien».
Selon le document portant sa présentation publié par le ministère, M. Arkab, qui a parlé du renouvellement et de la signature de contrats d’approvisionnement à long terme avec plusieurs partenaires, dont l’Italie, l’Espagne, la Slovénie, la République tchèque et l’Allemagne, a révélé devant les membres de la commission des finances et du budget de l’APN que «le secteur des hydrocarbures a enregistré 17 nouvelles découvertes réalisées grâce aux efforts propres de Sonatrach au cours de l’année 2026, ainsi qu’une augmentation de la production primaire d’hydrocarbures».
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, a annoncé les performances de son secteur, et elles sont très positives.
Selon lui, «les revenus de l’État issus des exportations d’hydrocarbures ont atteint 37,5 milliards de dollars à la fin du mois de septembre 2026, portés par une hausse du prix moyen du pétrole brut algérien de 37 % par rapport à la même période de l’année 2025, s’établissant à environ 97 dollars le baril. Le prix moyen du gaz algérien commercialisé a atteint, quant à lui, environ 11,3 dollars par million de BTU (Unité thermique britannique)».
Les revenus issus des exportations d’hydrocarbures ont atteint 37,5 milliards de dollars à la fin du mois de septembre 2026
Selon Mohamed Arkab, «la fiscalité pétrolière a généré des recettes d’une valeur de 2 841 milliards de dinars, soit l’équivalent de près de 105 % des prévisions retenues dans la loi de finances pour l’année 2026, qui étaient estimées à 2 698 milliards de dinars».
Le ministre a également donné des chiffres sur la consommation nationale en produits énergétiques. Celle-ci, a-t-il indiqué, a atteint «environ 59 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), principalement tirée par la hausse de la demande en gaz, et dans une moindre mesure en produits pétroliers, notamment lors de la vague de chaleur et des incendies qu’a connus le pays l’été dernier».
Dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, la production globale des stations exploitées à la fin septembre 2026 a augmenté de 26 % par rapport à la même période de l’année précédente, a souligné le ministre, en précisant que l’Algérie exploite actuellement 19 stations pour une capacité totale supérieure à 3,8 millions de mètres cubes par jour, couvrant ainsi environ 42 % de la demande nationale en eau potable.
Selon lui, «les investissements de Sonatrach ont dépassé 6 milliards de dollars durant cette même période, contre 5,3 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 21%».
«Le nombre de travailleurs dans le secteur des hydrocarbures s’est élevé à environ 193 000 employés à la fin du premier semestre de l’année 2026, permettant la création de nouveaux emplois directs par rapport à la même période de l’année passée», a fait encore savoir la même source.
Concernant les perspectives de développement, M. Arkab a précisé que «le secteur vise à porter la production primaire d’hydrocarbures à environ 201 millions de TEP à l’horizon 2030, et à augmenter le taux de transformation et de valorisation des hydrocarbures à plus de 50 % de la production primaire, contre environ 30 % actuellement».
71,6 milliards de dollars alloués au développement des activités des hydrocarbures
Révélant un très important volume d’investissement dans le secteur, le ministre a affirmé que l’enveloppe «estimée à environ 71,6 milliards de dollars a été allouée au développement des activités des hydrocarbures, dont 52 milliards de dollars pour l’activité Amont (Upstream) et environ 13 milliards de dollars pour les projets de raffinage et de pétrochimie».
«Parmi les projets phares qu’il a cités figurent la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, l’unité de production de MTBE (Méthyl Tert-Butyl Éther) d’Arzew, l’unité de production de LAB (Linéaire AlkylBenzène) de Skikda, ainsi que le complexe de production de polypropylène (PDH-PP) d’Arzew et un projet similaire en Turquie ».
Mohamed Arkab a «également abordé le Projet de Phosphate Intégré de Bled El Hadba (wilaya de Tébessa) et de Oued Keberit (wilaya de Souk Ahras), qui connaît une avancée dans la concrétisation de ses différentes composantes, avec le lancement des études d’ingénierie détaillées et la poursuite du développement des installations d’enrichissement, de transformation chimique, des infrastructures de transport et des installations portuaires».
Le projet vise l’extraction de 10,5 millions de tonnes par an de phosphate brut et la production de 5,5 millions de tonnes de phosphate enrichi marchand, tout en réservant environ 3,2 millions de tonnes par an de phosphate concentré pour le complexe de transformation chimique, a indiqué la même source en précisant que le complexe de Oued Keberit cible quant à lui, dans sa première phase, une production de 2,4 millions de tonnes par an d’engrais phosphatés et 570 000 tonnes d’engrais azotés.
Dans le domaine de la sécurité hydrique, souligne le document de présentation, «le ministre a fait état de l’intégration d’un programme pour la réalisation de six nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer à l’horizon 2030, d’une capacité totale estimée à 1,8 million de mètres cubes par jour. Cela permettra de porter le taux de couverture de la demande nationale en eau potable par le dessalement à environ 60%».
S. R.






