En effet, ces chiffres traduisent une reprise des exportations algériennes vers les marchés extérieurs, indique-t-il, affirmant que les exportations hors hydrocarbures devraient atteindre 5 milliards de dollars à la fin de l’année en cours.
Zohir Moussaoui a toutefois nuancé : l’enjeu ne réside pas seulement dans la réalisation de chiffres élevés, mais dans le maintien de la dynamique et la consolidation de sa continuité.
L’objectif est de permettre à ces exportations de contribuer à réduire le déficit de la balance commerciale ou, à tout le moins, de compenser une part importante de la valeur des importations.
L’agroalimentaire : 213 millions de dollars, soit +15%
Parmi les secteurs les plus dynamiques, les industries agroalimentaires ont exporté pour 213 millions de dollars durant les huit premiers mois de 2026, soit une progression de 15% sur un an.
Les produits concernés comprennent les biscuits, le chocolat, les fromages, l’huile d’olive, les conserves, la margarine, les sauces et les épices.
Les produits algériens de confiserie et de biscuiterie ne répondent plus seulement à la demande intérieure : ils sont désormais commercialisés dans près de 30 pays.
Moussaoui a rappelé que l’Algérie importait auparavant pour 28 millions de dollars de biscuits, avant que l’offre locale ne se diversifie et que plusieurs marques nationales ne gagnent en qualité et en compétitivité.
À l’heure actuelle, les produits algériens sont exportés vers les marchés asiatiques, américains, européens et africains, et l’ambition est d’élargir encore cette présence.
Cette montée en puissance s’appuie sur une production nationale qui couvre désormais une large part des besoins.
Le responsable a affirmé que l’Algérie avait atteint l’autosuffisance pour plusieurs produits, notamment les boissons, les pâtes alimentaires, les biscuits et les confiseries, ainsi que certaines préparations alimentaires comme les sauces.
Dans un contexte de hausse progressive des prix sur les marchés mondiaux, cette disponibilité locale constitue, selon lui, une valeur ajoutée : elle répond aux besoins des consommateurs et réduit la dépendance aux importations.
H. O.






