La visite s’est déroulée en présence de la secrétaire générale de la wilaya de Tlemcen, du PDG de la Société algérienne de dessalement de l’eau de mer ADC, et du PDG du groupe Cosider, chargé de la réalisation du projet.
Selon le communiqué du groupe, les travaux connaissent « un taux d’avancement satisfaisant » par rapport au planning arrêté.
M. Daoudi a insisté sur le strict respect des délais contractuels, en soulignant la nécessité de renforcer la coordination entre les parties prenantes et d’assurer un suivi rigoureux et continu du chantier. À l’issue de la visite, il a donné instruction d’accélérer le rythme de réalisation, notamment par la mobilisation de trois brigades de travail (3×8) et l’anticipation des obstacles susceptibles d’affecter le déroulement des travaux.
D’une capacité de 300 000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, la future station constitue une infrastructure majeure du programme national de dessalement.
Elle contribuera à l’alimentation en eau potable d’environ trois millions d’habitants des wilayas de Tlemcen, de Sidi Bel Abbès et de Saïda.
Cet engagement de terrain s’inscrit dans l’importance croissante que l’Algérie accorde au dessalement pour garantir sa sécurité hydrique. Présentant le bilan du secteur le 17 octobre devant la commission des Finances et du Budget de l’APN, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a indiqué que la production des stations en exploitation avait progressé de « 26 % » à fin septembre 2026 par rapport à la même période de 2025.
Le pays exploite aujourd’hui 19 stations, d’une capacité totale supérieure à 3,8 millions de mètres cubes par jour, couvrant environ 42 % de la demande nationale en eau potable.
L’effort va se poursuivre. Conformément aux directives du président de la République, un programme de six nouvelles stations est prévu à l’horizon 2030, pour une capacité globale de 1,8 million de mètres cubes par jour, afin de porter à environ 60 % la part de la demande nationale couverte par le dessalement.
L’État y consacre aussi des moyens budgétaires : le budget sectoriel 2027, estimé à environ 63 milliards de dinars, est destiné principalement au programme de soutien du prix de dessalement de l’eau de mer.
Pour Sonatrach, ce dossier est devenu un terrain d’engagement concret.
En suivant elle-même l’avancement des chantiers, en fixant des échéances et en mobilisant des moyens supplémentaires, l’entreprise consolide son rôle dans un domaine où elle gagne, jour après jour, en expérience et en confiance.
Dans son communiqué, le groupe réaffirme son engagement à assurer «un suivi rigoureux de ses projets stratégiques» et à contribuer au renforcement de la sécurité hydrique nationale, conformément aux orientations des hautes autorités de l’État.
S. I.






