Il s’agit d’un «dispositif qui vise à faciliter les démarches administratives et de financement pour les agriculteurs et à leur permettre d’accéder aux semences, aux engrais dans de meilleures conditions», a précisé à la même source, le chargé de l’information à l’OAIC Mohamed Saâdaoui.
Selon lui, pour financer la campagne, les céréaliculteurs peuvent opter pour l’autofinancement ou utiliser le crédit «Rfig» accordé par la Banque d’agriculture et de développement rural « BADR », disponible au niveau de chaque guichet unique, installé dans les Coopératives de céréales et de légumes secs (CCLS).
Un autre dispositif, le «crédit fournisseur», est réservé, dit-il, aux agriculteurs touchés par les aléas climatiques ou les incendies et qui rencontrent des difficultés à obtenir des crédits bancaires.
Il leur permet d’acquérir des semences dont le coût est déduit de leur récolte à la fin de la campagne, sous la supervision de commissions de wilaya spécialisées, a-t-il expliqué. Le même responsable a rappelé que les guichets répartis à travers les CCLS regroupent des représentants de ces coopératives, de la Banque BADR et de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA).
Abordant le dépôt mis en place dans le cadre de la campagne labours-semailles, M. Saâdaoui, dont les propos sont relayés par l’APS, a indiqué que les opérations débutent dès le mois de juillet, durant la période moissons-battage, avec la réception des semences céréalières auprès des multiplicateurs, en prévision du lancement de la campagne labours-semailles, qui intervient généralement vers fin septembre-début octobre. Ces semences sont ensuite préparées et réparties en fonction des surfaces à emblaver et des besoins des wilayas.
Selon le responsable de l’OAIC, les besoins prévisionnels de la campagne s’élèvent à 2,5 millions de quintaux de semences de blé tendre et dur, d’orge et de triticale, mais l’office dispose d’un volume de 3,5 millions de quintaux, a indiqué le même responsable.
Annonçant également la réception prochaine de 20 nouvelles stations de semences équipées de technologies de tri optique, qui viendront s’ajouter aux 100 stations existantes, renforçant ainsi les capacités nationales de production, M. Saâdaoui a rappelé que l’Algérie assure son autosuffisance en semences céréalières et se passe de leur importation depuis 1995.
Outre les semences, l’OAIC assure, selon lui, la disponibilité des autres intrants agricoles, notamment les engrais et les produits phytosanitaires, dans les délais appropriés.
Sur le volet de la mécanisation, l’entreprise publique « AgroDrive » participe à la campagne avec des équipements et des moyens mécanisés modernes destinés à soutenir les agriculteurs, en complément du matériel déjà disponible, ajoute le même responsable.
350 centres de stockage de proximité disponibles
À propos des infrastructures de stockage, Mohamed Saâdaoui a mis en avant la disponibilité de 350 centres de stockage de proximité, d’une capacité de 50.000 quintaux chacun.
«Ces infrastructures ont démontré leur utilité lors de la campagne des moissons, en rapprochant les espaces de stockage des zones de production et en facilitant la collecte des récoltes», a-t-il fait savoir en évoquant le programme de 35 silos à grains, d’une capacité d’un million de quintaux chacun. Selon lui, 30 sont en cours de réalisation et les cinq autres seront lancés incessamment.
À ces infrastructures s’ajoutent 16 silos métalliques, dont la capacité varie entre 100.000 et 200.000 quintaux chacun, et dont la réception est prévue progressivement dans plusieurs wilayas, indique la même source.
«L’ensemble de ces projets permettra de porter les capacités globales de stockage à plus de 9 millions de tonnes, contribuant au renforcement des capacités nationales de stockage des céréales et à la constitution d’un stock stratégique», a-t-il souligné.
Le chargé de l’information à l’OAIC a, par ailleurs, souligné le rôle de l’encadrement technique dans l’amélioration de la qualité des semences et des récoltes.
À ce titre, il a mentionné les 700 ingénieurs agronomes et techniciens agricoles de l’Office, chargés du contrôle, du nettoyage et du traitement des céréales et des semences en coordination avec les coopératives de céréales et de légumes secs.
R. M.





