Alger, Algérie

lundi 26 octobre 2026 02:34

L’Algérie vers l’autosuffisance pharmaceutique : Moins de 400 millions d’euros d’importations à 2025

Pharmacie : La production nationale atteint 4,9 milliards de dollars

Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, a révélé que la valeur de la production pharmaceutique nationale a atteint 4,9 milliards de dollars en 2025.

Le taux de couverture des besoins du marché algérien par la production nationale s’est élevé à 82%, avec 95% de la production réalisée selon le processus de fabrication intégrale. Il a précisé que le tissu industriel pharmaceutique national compte aujourd’hui pas moins de 230 établissements publics et privés.

Une déclaration faite, hier, lors de son discours d’ouverture de la Conférence internationale de la pharmacie. L’évènement organisé par le Conseil national de l’ordre des pharmaciens d’Algérie (CNOP), est placé sous le thème «Souveraineté nationale et ouverture africaine pour une santé durable».

Une industrie en forte croissance

Le premier responsable du secteur a, à l’occasion, déclaré que l’Algérie œuvre à renforcer ses capacités de production et sa compétitivité, à accroître la valeur ajoutée et à élargir les perspectives d’exportation, tout en soutenant l’investissement dans les domaines des biotechnologies, des vaccins et des thérapies innovantes, ainsi qu’en développant la recherche et la production de matières premières et d’intrants pharmaceutiques.

L’Algérie futur hub pharmaceutique

Dans le même contexte, Kouidri a révélé qu’un travail est en cours, en collaboration avec des instances et organisations internationales, pour élaborer un projet de plateforme pharmaceutique stratégique africaine basée en Algérie.

Cette initiative vise à soutenir l’approvisionnement des pays africains en médicaments et produits de santé essentiels, notamment les vaccins et les produits prioritaires.

Il a précisé que cette plateforme œuvrera à mutualiser et intégrer les capacités nationales dans les domaines de la production pharmaceutique, de la réglementation, de la logistique et du transfert de technologie, renforçant ainsi la coopération Sud-Sud, soutenant la sécurité sanitaire du continent et contribuant à garantir une réponse durable à ses besoins en matière de médicaments et de santé.

Vers une harmonisation réglementaire

Il a insisté, par ailleurs, sur le rapprochement réglementaire entre les pays africains qui revêt une importance capitale et qui doit passer par le renforcement de l’efficacité des systèmes de contrôle, la garantie de la qualité et la sécurité des médicaments, en vue d’instaurer la confiance entre les autorités réglementaires et faciliter l’enregistrement, ainsi que l’accès aux marchés du continent pour les produits fabriqués en Afrique.

Par ailleurs, Kouidri a fait savoir que l’accueil par l’Algérie de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et de technologies de santé en Afrique, prévue en novembre 2025, constituera une étape importante pour renforcer la coopération intracontinentale.

Cet événement vise à soutenir la production locale, développer des partenariats, transférer des expertises et harmoniser les cadres réglementaires entre les pays africains.

De son côté, le président du CNOP, Noureddine Mettioui, a affirmé que l’Algérie dispose aujourd’hui d’une base pharmaceutique importante, regroupant environ 33% des établissements pharmaceutiques du continent africain. Une position privilégiée qui la qualifie pour devenir un pôle et un hub stratégique de l’industrie pharmaceutique africaine.

Il a expliqué que l’ambition de notre pays doit en faire une plateforme de production, de transfert de technologie, de formation, de recherche et d’approvisionnement des pays africains en médicaments, afin de bâtir une coopération africaine durable. Il a souligné que son entité constitue une force de propositions et veille au respect strict de la déontologie.

T. A.

Nouveautés du secteur de la Santé

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a annoncé, hier, l’élaboration, développement et à la mise à jour continue de la carte sanitaire nationale. Cette démarche vise à harmoniser l’offre de soins avec les besoins réels de la population et à renforcer l’équité territoriale dans leur répartition. Cette carte englobera le réseau des officines pharmaceutiques et les laboratoires d’analyses médicales, en tant que structures essentielles de proximité sanitaire.

Il fait savoir que deux décrets exécutifs ont été élaboré par son département ministériel et adopté en Conseil des ministres et sont en phase finale de publication au Journal officiel. Le premier définit les conditions et les modalités de prescription des produits pharmaceutiques pour un usage rationnel des médicaments. Le deuxième définit les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la médecine humaine et donne l’exclusivité de leur commercialisation au pharmacien.

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