Alger, Algérie

mercredi 22 juillet 2026 07:30

Menaces américaines sur les sites pétroliers de l’île iranienne de Kharg : Risques majeurs pour l’économie mondiale

Les Etats-Unis d’Amérique ont franchi un nouveau cap vendredi dans la guerre qu’ils mènent aux côtés de l’entité sioniste contre l’Iran. En effet, au risque d’exacerber gravement les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et de précipiter la planète dans une crise économique mondiale sans précédent, les USA ont frappé l’ile iranienne de Kharg, abritant 90% des capacités d’exportations pétrolières de l’Iran.

Eco Times

Correspondant

Les Etats-Unis d’Amérique ont franchi un nouveau cap vendredi dans la guerre qu’ils mènent aux côtés de l’entité sioniste contre l’Iran. En effet, au risque d’exacerber gravement les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et de précipiter la planète dans une crise économique mondiale sans précédent, les USA ont frappé l’ile iranienne de Kharg, abritant 90% des capacités d’exportations pétrolières de l’Iran.

Par Hakim O.

Néanmoins, la ligne rouge semble n’avoir pas encore été franchie par les États-Unis, qui, malgré la série de frappes de l’armée US sur l’île, seules des cibles militaires auraient été visées, sans les infrastructures pétrolières.

Ce qui est confirmé autant par l’Iran, dont l’agence de presse Fars qui affirme qu’« aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée », que par Donald Trump qui menace cependant que l’option pourrait être envisagée si Téhéran continuait à bloquer le détroit d’Ormuz…

Si cette île iranienne fait depuis vendredi l’essentiel de l’actualité mondiale, ce n’est pas pour rien, loin s’en faut.

Un enjeu majeur déterminant

L’île de Kharg est, en réalité, le pivot central de l’économie iranienne, exportant 90 % de son pétrole brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.

Enjeu de survie pour Téhéran (le secteur pétrolier iranien génère environ 50 milliards de dollars par an et demeure l’une des principales sources de revenus du pays), elle est, par conséquent, une cible stratégique majeure pour les États-Unis et son allié sioniste afin de paralyser le financement de la République islamique et des Gardiens de la révolution.

Du point de vue de l’Iran, donc, Kharg est la principale source de revenus du régime, finançant les Gardiens de la révolution, les forces armées et la survie économique. Kharg traite en effet environ 90 % à 95 % des exportations de pétrole brut de l’Iran.

C’est la principale source de revenus du gouvernement et le financement de ses opérations militaires. Par ailleurs, elle constitue un atout stratégique pour le pays, ses eaux profondes permettant l’accostage de superpétroliers (VLCC), contrairement au reste du littoral iranien trop peu profond.

Du point de vue des USA, l’île est perçue comme un moyen de priver l’Iran de sa manne financière sans nécessairement initier un conflit terrestre majeur. Le contrôle de Kharg permettrait ainsi de bloquer l’exportation du pétrole, notamment vers la Chine.

Une « arme » à double tranchant

Bien qu’identifiée comme une cible clé, l’attaque directe sur Kharg représente un risque élevé d’embrasement régional et de perturbation majeure du commerce mondial, la rendant longtemps épargnée.

Ce qui est d’autant plus certain que le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, a menacé : « toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les États-Unis ou qui coopèrent avec les États-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres ».

Au plan de l’économie mondiale, le risque est plus que certain : selon le média en ligne The Conversation, ce sont les marchés financiers qui en pâtiront, puisque paralyser l’ensemble du secteur pétrolier iranien anéantirait la confiance, déjà fragile, des bourses mondiales quant à la capacité de Trump à atteindre ses objectifs de guerre flous sans perturber durablement l’économie mondiale.

The Guardian révèle que selon certains analystes, le prix du pétrole pourrait alors grimper jusqu’à 150 dollars le baril si l’île de Kharg était touchée.

H. O.

L’île de Kharg et le marché énergétique mondial : Rôle et Enjeux

L’île de Kharg est le principal terminal d’exportation de l’Iran, traitant plus de 90 % de son brut. Véritable hub stratégique dans le golfe Persique, elle est le poumon financier du régime, exportant des millions de barils vers l’Asie.

  • Son rôle est crucial : une attaque pourrait faire exploser les prix mondiaux du pétrole.
  • Principal terminal iranien : Plus de 90% du pétrole brut iranien destiné à l’exportation transite par cette île, située à environ 30 km des côtes iraniennes.
  • Hub stratégique d’Asie : L’île joue un rôle clé dans l’acheminement du pétrole vers les marchés asiatiques, notamment la Chine, malgré les sanctions américaines.
  • Pilier économique de l’Iran : Elle rapporte environ 50 milliards de dollars par an, finançant une grande partie de l’économie et du secteur militaire du pays.
  • Menace pour la stabilité énergétique mondiale : En cas d’attaque contre le terminal, les experts s’attendent à un choc pétrolier, avec des prix du baril atteignant des niveaux historiques, potentiellement au-dessus de 100 dollars.
  • Cible militaire sensible : Bien que stratégique, l’île est une « ligne rouge » que les forces américaines et israéliennes ont hésité à frapper, craignant des représailles iraniennes majeures dans le détroit d’Ormuz.

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