Alger, Algérie

mercredi 22 juillet 2026 09:32

Projets hydrauliques de Bouira : Retard sur les délais de livraison…

Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a appelé, samedi à Bouira, les responsables locaux du secteur à fournir des efforts supplémentaires pour "atteindre les objectifs escomptés", et pour rattraper les retards enregistrés dans la réalisation de quelques projets lancés à Bouira.

Eco Times

Correspondant

Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a appelé, samedi à Bouira, les responsables locaux du secteur à fournir des efforts supplémentaires pour « atteindre les objectifs escomptés », et pour rattraper les retards enregistrés dans la réalisation de quelques projets lancés à Bouira.

Par Hakim O.

Dans une déclaration faite à l’APS, au début de sa visite à Bouira, le ministre a insisté auprès des responsables locaux de l’hydraulique et ceux de l’Algérienne des eaux (ADE) pour qu’ils œuvrent « sans relâche et avec rigueur » pour rattraper les retards connus dans la réalisation de quelques projets du secteur et pour assurer « une sécurité hydrique durable » dans la wilaya de Bouira, où certaines communes connaissent des perturbations en alimentation en eau potable notamment en période d’été.

Une intervention de la tutelle s’expliquant en effet par un ensemble de manquements dont des retards de livraison qu’accusent plusieurs projets stratégiques dans le secteur de l’eau à Bouira ou font l’objet de pressions ministérielles pour un achèvement imminent afin d’éviter des crises durant l’été.

Les projets incriminés

Parmi les projets concernés par les préoccupations des autorités locales et centrales, celui portant sur le raccordement à la station de dessalement de Tighremt, visant à connecter le barrage de Tilesdit à l’usine de dessalement de Béjaïa, dont la livraison complète est désormais projetée pour juin 2026. Ce décalage maintient une pression sur l’approvisionnement des communes de l’est de la wilaya.

Autre projet en souffrance, celui de l’extension de la station de traitement de Tilesdit, située à Bechloul, et s’avérant crucial pour augmenter les capacités de traitement des eaux du barrage. Il est toujours en phase de réalisation avec un objectif de livraison fixé à juin 2026.

Par ailleurs, la construction d’un second réservoir de grande capacité (5 000 m³) accuse également des délais, sa mise en service étant liée à la finalisation globale du système Tilesdit-Tighremt prévue pour le début de l’été.

Enfin, plusieurs chantiers de rénovation du réseau principal menés par la Direction des Ressources en Eau (DRE) enregistrent des retards d’achèvement. Ces lenteurs sont responsables de pertes techniques (fuites) et de perturbations persistantes dans l’alimentation en eau potable (AEP).

De grandes performances malgré tout…

Malgré les retards de certains chantiers, le secteur de l’eau à Bouira affiche à ce jour des signaux de redressement concrets, portés par une pluviométrie généreuse et une nouvelle stratégie de sécurisation.

Ainsi en est-il d’avancées majeures du secteur, dont la reconstitution des stocks hydrauliques, grâce aux pluies et neiges de l’hiver, générant un taux de remplissage significatif des barrages de la wilaya, à l’instar de ceux de Koudiat-Acerdoune et Tilesdit. Cela permet d’aborder la saison estivale avec une sérénité inédite par rapport aux trois dernières années.

Autre réalisation d’importance, la concrétisation des transferts d’eau dessalée, soit le raccordement de la wilaya aux grandes stations de dessalement d’eau de mer (SDEM), qui est en phase finale. Ce « bouclier hydrique » réduit la dépendance totale aux aléas climatiques et aux barrages.

Par ailleurs, et en application des directives présidentielles, de nombreux nouveaux forages ont été mis en service à travers la wilaya, offrant une solution d’appoint immédiate pour les zones rurales et les communes les plus touchées par le stress hydrique.

Quant aux opérations de modernisation de la gestion de l’eau, l’Algérienne des Eaux (ADE) de Bouira a intensifié ses campagnes de réparation des fuites et de lutte contre les piquages illicites, ce qui commence à se traduire par une légère baisse des pertes commerciales et techniques sur le réseau.

Enfin, la remontée du niveau des barrages garantit une dotation stable pour les périmètres irrigués de la plaine des Asnam, un point crucial pour l’économie locale et la sécurité alimentaire.

H. O.

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