Sonatrach poursuit des discussions très avancées avec son homologue mauritanienne SMH en vue de renforcer sa présence dans ce pays dans les différentes étapes de la chaine des valeurs : exploration , transport, transformation jusqu’aux services pétroliers.
Par Khaled Remouche
L’Algérie et la Mauritanie envisagent d’accroitre leur coopération économique particulièrement dans les domaines des hydrocarbures, des mines, de l’électricité et les énergies renouvelables.
A cet effet, le ministre mauritanien de l’énergie et du pétrole, Mohamed Ould Khaled a entamé hier une visite de deux jours à Alger accompagné d’une délégation de haut niveau composée de responsables de la Société mauritanienne des hydrocarbures SMH, la Société mauritanienne de l’électricité SOMELEC, la Société Mauritanienne de raffinage SOMIR et nombre de cadres du Ministère mauritanien de l’énergie..
Cette visite traduit la volonté, lit-on dans le communiqué du Ministère des hydrocarbures et des mines, de développer le partenariat dans les secteurs des hydrocarbures, les mines, l’énergie et les énergies renouvelables et la formation.
Au cours de la première journée, le ministre mauritanien a été reçu par les ministres des hydrocarbures et des mines, de l’énergie et des énergies renouvelables respectivement Mohamed Arkab et Mourad Adjal.
Les PDG de Sonatrach Nourdinne Daoudi de Naftal Djamel Cherdoud , de Sonelgaz par intérim Rachid Abdessmed et le Président d’Alnaft Samir Bekhti ont assisté à cette rencontre. Les deux parties ont abordé le bilan de cette coopération et les perspectives de son renforcement.
Cela dans les domaines de l’énergie, des hydrocarbures, la formation et l’échange d’expertise dans le domaine du dessalement d’eau de mer, qui s’inscrit dans les objectifs recherchés par les deux pays d’intégration économique.
Le ministre des hydrocarbures et des mines a souligné que l’Algérie est prête à renforcer sa présence en Mauritanie en tant que partenaire stratégique de ce pays dans le développement de ses ressources pétrolières et gazières à travers le soutien à des projets d’exploration et de développements de gisements ainsi qu’à d’investissements communs.
L’Algérie est prête à renforcer sa présence en Mauritanie en tant que partenaire stratégique
Tout cela via Sonatrach et ses filiales. Cette dernière poursuit des discussions très avancées avec son homologue mauritanienne dans les différentes étapes de la chaine de valeur de l’exploration, au transport, à la transformation jusqu’aux services pétroliers.
Le ministre a souligné l’importance de valoriser les ressources minières notamment le phosphate ainsi qu’au renforcement de la coopération dans le domaine du ciment.
A cela s’ajouterait l’intensification des programmes de formation et le transfert de connaissances techniques au profit des compétences mauritaniennes à travers les instituts de formation du secteur avec en tête l’IAP et l’Académie de management de Sonatrach. Ce qui consacrerait un partenariat fondé sur le renforcement des capacités et la création de valeur ajoutée durable.
Quant au ministre de l’énergie et des énergies renouvelables, Mourad Adjal, il a souligné l’importance de renforcer la coopération dans la production, le transport et la distribution de l’électricité, et de renforcer les capacités d’échange d’énergie.
Cela pourrait s’étendre à l’étude d’opportunités d’investissements communs dans des projets d’énergies renouvelables qui s’accordent avec les mutations énergétiques et renforce la sécurité énergétique des deux pays.
Il a relevé que l’Algérie est prête à travers Sonelgaz à accompagner la Mauritanie dans le développement de son infrastructure électrique et de fournir le soutien technique dans les domaines des études d’ingénierie, dans la réalisation des infrastructures, la maintenance des réseaux, comme l’utilisation des énergies propres comme soutien au développement local.
Les deux ministres ont, à l’issue de ces entretiens, exprimé au ministre mauritanien l’engagement de l’Algérie à renforcer sa coopé- ration avec la Mauritanie dans les domaines des hydrocarbures, des mines , de l’électricité et des énergies renouvelables.
Ainsi, Le renforcement de la coopération entre pays africains prend un nouveau virage avec cette prise de conscience de plus en plus accrue que l’Afrique doit prendre son destin en main et ne pas dépendre de l’étranger.
L’Algérie tente de jouer le rôle de catalyseur de l’intégration économique africaine avec son volet énergie et cet objectif essentiel rendre l’accès à l’énergie à une bonne partie des Africains qui en sont aujourd’hui dépourvus.
C’est pourquoi l’Algérie a mis le cap sur l’Afrique non sans avoir en ligne de mire l’exploitation du potentiel hydrocarbures et minier de pays qui sont proches géographiquement de l’Algérie tels que la Tunisie, la Lybie le Niger, le Mali, le Tchad, le Burkina Faso.
A noter qu’une délégation de Sonatrach s’est rendue récemment au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Ghana pour prospecter ces marchés fort de sa longue expérience dans la chaine de valeur hydrocarbures.
Les visites des ministres des hydrocarbures et des mines, de l’énergie et des énergies renouvelables dans des pays comme le Tchad, le Niger et le Burkina faso ou l’accueil à Alger de ministres de l’énergie et de délégations de différents pays africains cette fois ci de Mauritanie se sont multipliés en ces mois de janvier et février.
Un dynamique d’échanges entre responsables énergie de pays africains qui ouvre des perspectives de développement de partenariats dans les domaines hydrocarbures, électricité, énergies renouvelables où l’Algérie a développé une expertise qu’elle envisage de partager avec des pays africains dans la perspective de l’intégration économique africaine non sans tirer des dividendes de ce renforcement de la coopération intra africaine.
K. R.







