Le complexe sidérurgique d’El Hadjar, sis à Annaba, qui a connu une longue léthargie, semble peiner à trouver le chemin vers la sortie du tunnel, et ce en dépit des mesures prises par le gouvernement pour lui donner la place de choix qui est censée être la sienne.
Par Nadjib K.
A peine quelques mois depuis sa nomination en avril 2020 à la direction du complexe, Redha Belhadj vient de céder la place à un nouveau directeur général, en la personne de Lotfi Manaâ qui occupait jusque-là le poste de directeur général adjoint au sein du complexe.
Le complexe sidérurgique d’El Hadjar (Annaba), filiale de l’entreprise Sider, relevant du groupe des industries métallurgiques et sidérurgiques «Imetal», qui attend toujours la libération de l’enveloppe financière concernant la deuxième phase du plan de développement du complexe, estimée à 46,5 milliards de dinars, vit au rythme de soubresauts qui risquent de le plonger, encore une fois, dans les sempiternelles querelles de «clans» et l’instabilité, notamment sur le front social.
D’après des sources locales, une guéguerre oppose à présent le syndicat de l’entreprise Sider El Hadjar, et l’union locale qui n’a pas hésité, il y a quelques jours, à s’attaquer dans un communiqué rendu public, au PDG du groupe Imetal, accusé de vouloir «écarter» le désormais ex-directeur général Réda Belhadj.
De son côté, le syndicat de l’entreprise, a à l’issue d’un rassemblement de travailleurs, organisé jeudi 11 mars dernier, mis à l’arrêt plusieurs 20 unités de production, ce qui n’a pas manqué de créer un climat de tension sur place.
Des sources bien au fait de la situation au niveau de ce complexe, prédisent des jours mouvementés pour les toutes prochaines semaines, ce qui interpelle la tutelle qui devra prendre les mesures adéquates, afin de contenir cette vague de trouble qui menacerait la quiétude et la stabilité du complexe.
Ceci dit, la mission de M. Manaâ ne s’annonce pas facile, et les prochains jours ne feront que confirmer les craintes, si aucune mesure n’est prise pour calmer les esprits et ramener la stabilité dont a, énormément, besoin ce complexe.
N. K.







