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Algérie : Le tournant diplomatique de l’UE

Par Eco Times
28 février 2026
Dans Actualité
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Algérie : Le tournant diplomatique de l’UE

L’ambassadeur de l’Union européenne à Alger, Diego Mellado, a affiché une ambition claire : hisser le partenariat euro-algérien au rang d’«alliance très forte». Derrière cette formule inhabituellement directe pour un diplomate, se dessine une recomposition profonde des relations entre Bruxelles et Alger, portée par la sécurité énergétique, les grands chantiers d’infrastructure et un agenda géopolitique commun. L’ensemble de ces points ont été abordés par le diplomate dans une interview accordée à la télévision nationale.

Par K. Boukhalfa

En effet, depuis le déclenchement du conflit ukrainien, la question énergétique a profondément reconfiguré les priorités diplomatiques de l’Union européenne. Dans ce contexte de recherche effrénée d’alternatives au gaz russe, l’Algérie a su s’imposer comme un fournisseur de premier plan et surtout, fiable.

C’est précisément sur ce point qu’a insisté Diego Mellado lors de l’entretien. Même dans les moments de turbulences — pandémie de Covid-19, crises géopolitiques successives — Alger n’a jamais interrompu ses livraisons. Pour un continent européen en quête de stabilité d’approvisionnement, cette constance a une valeur économique et politique que Bruxelles ne sous-estime plus.

Cette reconnaissance se traduit dans les actes : la récente visite à Alger d’un commissaire européen de haut rang — un déplacement que l’UE réserve aux partenariats jugés structurants — illustre le sérieux avec lequel Bruxelles aborde désormais la relation bilatérale.

Dans le même sillage, M. Mellado a évoqué le projet d’envergure continentale : le gazoduc transsaharien, infrastructure destinée à relier le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie, avec une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. L’Union européenne a clairement affiché son intérêt pour ce corridor, que Mellado qualifie d’«extrêmement important» pour la sécurité énergétique du continent.

C’est pourquoi Bruxelles se dit prête à y contribuer dans le cadre de son initiative Global Gateway, lancée il y a deux ans pour financer les infrastructures de connectivité entre l’Europe et ses partenaires, notamment africains.

Le projet connaît par ailleurs une accélération politique notable. À la mi-février, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé, aux côtés de son homologue nigérien, le lancement imminent des travaux sur la section nigérienne, confiés au groupe public Sonatrach. Le démarrage effectif est attendu après le Ramadan.

Pour l’Europe, l’enjeu est double : diversifier ses sources d’approvisionnement à l’heure où le GNL américain monte en puissance, tout en s’ancrant dans une logique d’interdépendance durable avec le continent africain.

Du côté algérien, l’ambition dépasse largement le rôle de simple exportateur. À travers des investissements ciblés pour accroître sa production, moderniser ses infrastructures et développer des réseaux transfrontaliers, Alger cherche à se positionner comme un hub énergétique de premier plan, trait d’union entre l’Afrique et l’Europe.

Sonatrach joue un rôle central dans cette stratégie, accompagnant plusieurs pays africains dans la structuration de leurs industries des hydrocarbures. Ce rayonnement régional confère à l’Algérie un levier diplomatique croissant, que Bruxelles semble avoir pleinement intégré dans son approche.

L’architecture énergétique euro-algérienne s’étend également aux énergies propres, traduisant une volonté commune d’inscrire le partenariat dans une transition énergétique de long terme.

Des signaux politiques au-delà de l’énergie

Sur un autre plan, le diplomate a évoqué sa participation à l’inauguration de la ligne ferroviaire minière reliant Tindouf à Béchar, saluant ce projet comme un signal fort de l’ambition algérienne. «Ici, en Algérie, l’ambition se traduit concrètement», a-t-il souligné, ajoutant que «lorsqu’un projet important est annoncé, il est effectivement réalisé».

L’ambassadeur de l’Union européenne a également mis en avant l’importance économique et symbolique de ces infrastructures, insistant sur la capacité de l’Algérie à jouer un rôle de passerelle entre l’Europe et l’Afrique.

Sur la question migratoire, son analyse adopte un ton nuancé, tout en conservant un angle sécuritaire. «La migration fait partie des défis liés à la sécurité dans le Sahel», a rappelé le diplomate, reconnaissant ainsi l’alignement des préoccupations entre Alger et Bruxelles. Il a également insisté sur le rôle de l’Algérie en tant que pays de destination et sur la nécessité d’une réponse collective face aux flux migratoires régionaux.

Abordant les questions internationales, l’ambassadeur a adopté une perspective plus politique, soulignant un monde en pleine transition. «On ne sait pas vraiment vers où l’on va», a-t-il reconnu. Dans ce contexte d’incertitude, il a plaidé pour des rapprochements fondés sur des principes communs : «Les pays partageant des idées et des principes communs devraient chercher à se rassembler».

Il a identifié des points de convergence avec l’Algérie, notamment sur les questions de souveraineté et de gouvernance mondiale : «Nous partageons beaucoup d’idées», a-t-il affirmé, précisant que «dans certains domaines, la souveraineté doit s’exercer collectivement». Une manière de rappeler la philosophie de l’intégration européenne tout en explorant des terrains d’entente avec Alger.

Mais la formule la plus forte reste celle qui résume implicitement l’ensemble de l’entretien : « Nous souhaitons faire une alliance très forte avec l’Algérie ». Au-delà de la rhétorique diplomatique, cette déclaration traduit la volonté de l’Union européenne de se repositionner dans une région aux équilibres mouvants, où l’Algérie apparaît comme un partenaire fiable et central.

K.B.

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Tags: AlgérieDiego MelladoéconomieGazoduc transsaharienGlobal GatewayPartenariatSahelSécurité EnergétiqueSonatrachUnion Européenne

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