La faculté de médecine de la wilaya de Tlemcen a accueilli, mardi, deux ateliers consacrés à la sécurité hydrique, aux énergies renouvelables et à l’entrepreneuriat, dans le cadre de la deuxième journée des travaux du deuxième Congrès de l’Université panafricaine, organisé à l’initiative de l’Institut africain des sciences de l’eau, de l’énergie et des changements climatiques relevant de l’Université Aboubakr Belkaid.
Lors du premier atelier, dédié à la discussion du projet « Trans-Sahara Project », mené conjointement par l’Institut et des partenaires de l’Union européenne et de l’Union africaine, le directeur de l’Institut, Abdelatif Zerga, a abordé la relation de complémentarité entre la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire et environnementale, soulignant l’importance de former des compétences africaines capables de comprendre cette interdépendance et de la mettre en œuvre sur le terrain.
Des spécialistes d’Algérie, d’Ethiopie et d’Allemagne ont également traité, dans le même atelier, de la réutilisation des eaux épurées et de son lien avec l’énergie et la sécurité alimentaire, en plus de présenter les technologies modernes dans le domaine du traitement des eaux usées.
Le second atelier a porté sur le renforcement de la culture entrepreneuriale et la formation des étudiants africains dans ce domaine, avec l’organisation d’un concours présentant dix projets innovants proposés par des étudiants africains dans les domaines de l’eau, de l’énergie et des changements climatiques, afin de sélectionner le meilleur projet.
Parallèlement, la deuxième journée du congrès a été marquée par une table ronde sur « l’harmonisation des standards internationaux » adoptés pour faciliter l’exportation des produits électriques algériens dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
A ce propos, le Vice-président du Groupement national des industries électriques, Khalifa Mohamed, fondé il y a quatre ans et regroupant l’ensemble des opérateurs de l’industrie électrique, a insisté sur la nécessité de respecter la qualité et les normes techniques mondiales, tout en appelant à la création d’un réseau de laboratoires africains garantissant la conformité des produits échangés au sein du continent.
Il est à noter que le deuxième congrès de l’Université panafricaine, organisé à Tlemcen, aborde plusieurs axes, notamment l’eau et la sécurité hydrique, l’économie bleue, la gouvernance, ainsi que la diplomatie scientifique et son rôle au service du développement.
R. N.







