Le Salon des marques internationales du textile et de l’habillement fabriqués en Algérie (International Brands Exhibition Made in DZ) aura lieu les 30 et 31 janvier à l’hôtel Marriott, à Alger. Il sera organisé sous l’égide du ministère du Commerce extérieur et de la promotion des exportations, a indiqué, un communiqué du ministère.
Par Tahar Azizi
Cette manifestation vise à présenter les produits de marques internationales fabriqués en Algérie et commercialisés sur les marchés national et international, précise la même source.
L’organisation de cet événement, qui s’inscrit dans le cadre de la politique du secteur visant à localiser les marques commerciales internationales, verra la participation de plusieurs marques étrangères et nationales des domaines du textile et de l’habillement. Il s’agira, entre autres, de ZARA, Levi’s, Lacoste, Decathlon, Mango, Celio, Defacto, Joma Algérie, Okaïdi, ainsi que Skechers.
L’entrée en production de ces grandes marques internationales, connues pour leur grande expérience en termes de conception/création, de marketing et d’emballage et la promotion de leurs produits mettront les producteurs locaux face au défi et imposera une concurrence loyale et intéressante pour le développement de l’industrie du textile, de l’habillement et de la chaussure.
Un bon signe pour l’avenir de la filière textile et Cuir de l’Algérie qui commence à renaitre de ses cendres, soulignent les organisateurs.
En plus, le Salon constituera un espace professionnel pour présenter les expériences dans le domaine de la production sous marques internationales et promouvoir les exportations de ces produits vers les marchés étrangers, notamment ceux africains, sous le label « Made in Algeria ».
Il s’agit là d’une démarche largement encouragée par les autorités publiques, notamment, avec l’adhésion de l’Algérie à la Zone de libre échange commerciaux en Afrique (Zlecaf).
Cette manifestation se tient dans un contexte où plusieurs professionnels et experts aspirent à la prise en charge de la filière en accordant des facilitations et avantages aux entreprises du secteur pour, d’abord, occuper le marché local et se préparer, ensuite, à aller à la conquête de parts à l’international.
Une priorité devrait être accordée, dans ce sens, aux microentreprises et aux Startups. Ils appellent également à promouvoir l’investissement dans la matière première, en lançant un programme sérieux pour la récupération des 2 millions de peaux de moutons, durant l’Aïd El Adha.
Ils recommandent donc l’exploitation optimale de ces potentialités ce qui permettra à l’Algérie de réduire amplement ses importations en textile et cuir, chiffrées à plus d’un milliard de dollars il y a quelques années. Ajoutés à cela, nos besoins en matière de chaussures, qui sont estimés à près de 90 millions de paires/an.
Il y a lieu de rappeler, tout de même, que le secteur des textiles et de l’habillement et les fourrures en Algérie connaît une dynamique et une performance notables, affichant une hausse dépassant les 8% de croissance à la d premier semestre 2025, témoignant d’un redressement de cette activité manufacturière.
Toutefois, bien qu’intégrée dans le secteur industriel (dont la part est visée est 13% du PIB d’ici 2027), sa propre contribution reste modeste dans une économie encore largement dominée par les hydrocarbures.
De ce fait, et dans sa stratégie de diversification économique, l’État vise à augmenter la part globale du textile en Algérie dans le PIB, étant l’un des sous-secteurs porteurs de l’industrie en général. Ceci passera par la promotion des investissements.
En effet, des projets d’envergure, notamment des partenariats industriels, sont développés. Les objectifs pour améliorer la compétitivité du secteur, introduire de l’innovation, créer des emplois et augmenter la valeur ajoutée.
T. A.







