Le Pétrole et le gaz continueront à dominer le mix énergétique mondial entre 2026 et 2030. Cette période pourrait être marquée par la montée en puissance des énergies renouvelables.
Par Khaled Remouche
Selon une publication récente du Club de l’énergie, un think tank sur l’énergie animé par l’ancien ministre de l’énergie , Abdelmadjid Attar , d’anciens PDG et Vice-Présidents de Sonatrach, et d’anciens responsables au Ministère de l’énergie, la scène énergétique mondiale affiche une tendance à la volatilité des prix du pétrole pendant la période 2026-2030. Précisément, les prix du pétrole oscilleront entre 70 et 90 dollars le baril en moyenne d’ici à 2030.
Cette période correspond lit-on, à une ère de volatilité continue. Les prix du pétrole évolueront dans la fourchette de 70 -90 dollars plafonnés par le schiste américain et plancher par l’OPEP et la Chine. Cette période se caractérise par une double transition, relève le document.
«Le système énergétique mondial naviguera entre un système fossile dominant et un système vert montée en puissance, créant des tensions. Concernant les approvisionnements, le club Energie souligne que la sécurité énergétique primera». «La résilience des approvisionnements sera la priorité parfois au détriments des objectifs climatiques».
Une géopolitique des minéraux critique entrera en scène. Autrement dit, cette période sera caractérisée par une géopolitique des minéraux critiques. Celle-ci deviendra aussi stratégique que celle du pétrole avec des risques de concentration et d’instabilité selon le Club de l’Energie.
Le texte indique que les prix du pétrole ont atteint une moyenne de 70 dollars à octobre 2025 et les prix moyens du gaz à fin octobre dernier à près de 4 dollars le million de BTU. Elles étaient en baisse durant cette période.
La publication insère, en conclusion des recommandations d’abord aux pays producteurs de l’OPEP. Le Club de l’énergie suggère la nécessité de diversifier leurs économies : le modèle de la rente pétrolière étant en déclin structurel. Il convient pour ces pays d’investir dans le gaz naturel liquéfié GNL et la pétrochimie.
Pour les compagnies énergétiques, le Club préconise la nécessité de maitriser les zctifs pétroliers et gaziers à faible cout et de développer un portefeuille significatif dans les énergies renouvelables et l’hydrogène.
«L’excellence opérationnelle et la réduction des couts sont non négociables», lit-on. Concernant les investisseurs, il suggère la nécessité d’une stratégie climatique crédible des compagnies pétrole et gaz. Leurs investissements doivent être résilients dans les deux scénarios. Les infrastructures gazières et les métaux de la transition (comme le lithium) offrent des opportunités.
Le contenu de cette publication rejoint en certains points les prévisions de l’OPEP, l’organisation des pays producteurs de pétrole qui soulignent que les énergies fossiles domineront le bilan énergétique mondial entre 2024 et 2050 avec une part de 30 % tandis que les énergies renouvelables gagneront dix points dans l’intervalle pour atteindre plus de 20%.
Le charbon, connaitra une décroissance dans le mix énergétique mondial durant cette période. Ce document laisse entendre, enfin, que l’Algérie doit absolument diversifier son économie et améliorer la performance de son secteur hydrocarbures en recherchant l’excellence opérationnelle et la réduction des couts. Il suggère des investissements dans le GNL et la pétrochimie.
K. R.







