La mise en service de grands projets structurants est l’une des trois conditions pour atteindre l’objectif du gouvernement : être un pays émergent au plus tard fin 2O27 avec un PIB dépassant les 400 milliards de dollars, a souligné le président de la république lors de son entrevue avec les représentants de la presse.
Par Khaled Remouche
Une économie à court terme de 1,5 milliards dollars grâce à l’arrêt des importations du minerai de fer, l’un des fruits du développement du gisement de Gara Djebilet, le lancement du projet de développement du gisement d’Oued Amizour fin mars 2026, l’arrivée du phosphate de Bled El Hedba-Djebel Onk au quai minéralier de Annaba fin 2026 figurent parmi les annonces importantes du Président de la République, lors de l’entrevue accordée à des représentants de la presse samedi dernier.
Ces trois grands projets structurants vont contribuer à ce que le vœu cher au Président de la République soit exaucé : l’Algérie pays émergent fin 2027 au plus tard fin 2027 avec un PIB qui dépasserait les 400 milliards de dollars. C’est ce qu’a laissé entendre le chef de l’Etat. Détails.
Concernant la mise en exploitation du gisement de Gara Djebilet dont les réserves sont considérées parmi les plus importante dans le monde et le transport du minerai de fer jusqu’au complexe sidérurgique de Bethioua en vue de sa transformation en acier via une nouvelle ligne de voie ferrée Gara Djebilet- Bechar réalisé dans des délais records : 22 mois, le Président de la République a livré ses impressions : «C’est un miracle. Le projet de Gara est l’une des batailles menés par de grands hommes».
C’est un projet national. Il a observé que ce n’est que le début dans le processus transformation de nos minerais. «La prochaine étape, nous allons nous atteler au lancement de la mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour dont la première pioche ou les premiers forages doivent commencer fin mars 2026 avec l’accord de la population. Le processus d’expropriation est à sa phase finale», a t-il ajouté.
Le Méga projet intégré de Bled El Hedba fait également partie des priorités. «Nous allons de l’ouest (Gara Djebilet), au centre (mine d’Oued Amizour) jusqu’à l’est (méga projet phosphate Bled El Hedba dans un souci d’équilibre régional»).
Revenant sur l’apport du gisement de Gara Djebilet, le premier magistrat du pays a indiqué que l’Algérie dans un ou deux ans n’importera plus de minerai de fer. «Une facture importation qui nous revient à 1,5 milliards de dollars. L’Etat économisera donc 1,5 milliards de dollars» a-t-il précisé.
Le chef de l’Etat a souligné que le projet de Gara Djebilet est fort rentable. Ce sont des spécialistes étrangers qui le disent, une conclusion d’un rapport espagnol spécialisé qui le souligne. Le minerai est de qualité. Il a une teneur en fer de plus de 50 pour cent.
L’Algérie possède d’autres mines à l’est et à l’ouest comparables à la mine d’Oued Amizour
Concernant la mine de plomb et de zinc d’Oued Amizour , c’est l’une des plus grandes au monde, a-t-il rappelé. Le président Tebboune a révélé que l’Algérie recèle d’autres mines comparables à l’ouest et à l’est du pays. «Le Zinc est très demandé à l’international. Son prix est élevé. Nous avons aussi d’autres gisements importants en Algérie notamment de cuivre et de Tungstène que nous allons exploiter dans une phase ultérieure» a-t-il précisé.
S’agissant du développement du gisement de phosphate de Bled El Hedba, la ligne de voie ferrée Bled El Hedba – Annaba qui doit transporter le phosphate de cette mine jusqu’au port de Annaba avant d’être exporté ou transformé en engrais, le président de la république a reconnu que ce projet est plus complexe avec beaucoup plus de tunnels et de ponts. Sur 450 kilomètres, il ne reste à réaliser que 150 à 175 kilomètres.
La mise en service de ce projet est prévue en 2028. Mais le phosphate devra arriver au nouveau quai minéralier du port d’Annaba fin 2026, a insisté Abdelmadjid Tebboune.
Quant aux autres nouvelles lignes de voie ferrée, «la ligne Alger-Tamanrasset devra être livrée fin 2028 tandis la ligne jusqu’à Adrar fin 2026- premier trimestre 2027, si tout va bien». Tous ces projets mis en service ou en cours de réalisation dans le secteur sont, a-t-il conclu, les premiers pas d’un pays qui avance dans sa transformation en pays émergent.
Le président de la république a cité les trois conditions parmi une dizaine d’autres pour que l’Algérie devienne un pays émergent : la transformation des matières premières localement, le désenclavement de différentes régions du pays à l’instar de la région de Tindouf située à l’extrême sud du pays, et l’exploitation du potentiel minier de l’Algérie.
«Cette dynamique de transformation de nos minerais est contrariée comme le cas de l’acier où l’Union Européenne impose des quotas à l’Algérie alors que nous importons 85 % de nos produits d’Europe. Le quota exportations acier de l’Algérie est consommé en 12 jours.
Sur ce point, nous avons entrepris des démarches pour renégocier l’accord d’association avec l’Union européenne, a précisé le chef de l’Etat.
K. R.







