Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a renouvelé hier son appel à un traitement urgent de la question du poids de l’endettement et du service de la dette pesant sur les pays en développement et les pays les plus pauvres. Il a proposé une approche incluant l’effacement d’une partie de cette dette ou sa conversion en investissements directs et utiles dans ces pays.
Synthèse Nadia B.
Dans un message adressé aux participants au Sommet du G20 tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, et lu par le Premier ministre Sifi Ghrieb, le président Tebboune a réaffirmé la nécessité de traiter rapidement la question de l’endettement et du service de la dette des pays en développement et des pays les plus pauvres, grâce à une démarche comprenant l’annulation partielle de la dette ou sa transformation en investissements directs et productifs.
Il a insisté sur l’importance de corriger les difficultés techniques liées à l’évaluation des risques, à travers des réformes profondes permettant d’offrir une issue aux États écrasés par les dettes souveraines. Le président de la République a également annoncé que l’Algérie s’associe aux pays appelant à une réforme des institutions financières internationales, dans le cadre d’une gouvernance économique et financière rationnelle.
Dans ce cadre, il a plaidé pour une révision des mécanismes de prise de décision de manière à garantir une représentation équitable, juste et transparente des pays en développement et du continent africain au sein des organes de gestion de ces institutions.
Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’Algérie plaide depuis longtemps pour la mobilisation des financements internationaux et des ressources destinées à soutenir les efforts mondiaux visant à permettre aux pays en développement et aux pays les plus pauvres d’accéder aux moyens et technologies nécessaires à la transition vers l’énergie verte.
Il a appelé à la concrétisation de partenariats bilatéraux et internationaux en ce sens, ajoutant que l’Algérie soutient toutes les initiatives visant à augmenter les financements dédiés à la prévention des risques majeurs et à la réponse rapide aux catastrophes.
Le président a également exhorté les institutions financières et bancaires internationales à réfléchir à un mécanisme de financement activable à la demande de tout pays affecté.
Par ailleurs, le président Tebboune a déclaré, dans son message au Sommet du G20, que le monde a été témoin depuis près de deux ans des crimes atroces commis contre le peuple palestinien sans défense et des destructions massives engendrées par cette guerre barbare.
Il a ajouté : «Cela nous pousse à exprimer l’espoir que les pays du G20 prennent l’initiative de lancer une mobilisation générale afin de construire un avenir meilleur pour le peuple palestinien». Il a affirmé l’engagement de l’Algérie à se joindre à toute démarche que le groupe déciderait d’entreprendre à cet égard.
Au début de son discours, le Président Tebboune a exprimé sa gratitude au président sud-africain Cyril Ramaphosa pour avoir invité l’Algérie à participer à ce sommet important, «dont nous sommes fiers qu’il se tienne pour la première fois sur le sol africain».
Il a salué les priorités et thématiques retenues pour les travaux du G20, estimant qu’elles «traduisent une conscience aiguë et un sens élevé des responsabilités face aux défis complexes, politiques et économiques, auxquels le monde est confronté aujourd’hui, et qui pourraient fortement compromettre l’harmonie mondiale s’ils ne sont pas pris en charge de manière sérieuse, collective et urgente».
N.B.







