Sonatrach se tourne vers l’Afrique voulant saisir les opportunités de l’intégration économique Africaine dont l’un des volets est l’exploitation du potentiel hydrocarbure des pays africains.
Présente dans 10 pays, dans trois continents, Europe, Amérique et Afrique avec des investissements concentrés en Europe, Sonatrach tend aujourd’hui à renforcer son redéploiement en Afrique. Reprise de ses activités exploration en Lybie et bientôt au Niger, examen d’opportunités au Burkina Faso, au Tchad, telles sont les nouvelles perspectives de développement à l’international.
En d’autres termes, Sonatrach se tourne vers l’Afrique voulant saisir les opportunités d’une intégration économique africaine parmi ses volets l’exploitation de son potentiel hydrocarbure, l’accès plus large des Africains à l’énergie et la transformation de ses matières premières. Ce n’est qu’un début.
Au Niger, il s’agit de la reprise d’activités d’exploration du gisement Kafra où plusieurs découvertes d’hydrocarbures ont été enregistrées. Cela a été annoncé lors de la visite récente du ministre des hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab à Niamey.
Selon une source publique nigérienne, ce champ recèle 26O millions de barils de pétrole et pourrait produire 90. 000 barils/jour de pétrole. Bien auparavant, Sonatrach avait annoncé la reprise de ses activités d’exploration en Lybie dans les blocs 65 et 95 dans bassin de Ghadamès.
Les premières découvertes de pétrole par Sonatrach dans ce pays pourraient permettre une production d’au moins 20.000 baris/jour de pétrole brut, soit la valeur d’environ 300 millions de dollars annuellement suivant les cours du brut actuels.
Sonatrach est présente en Tunisie. Elle détient le bloc exploration de Kaboudia, au Mali le bloc 20. Lors de sa Visite à Ndjamena en janvier dernier, le ministre des hydrocarbures, Mohamed Arkab a discuté avec la partie tchadienne l’étude d’une possibilité d’une participation de Sonatrach à des projets prioritaires dans le secteur des hydrocarbures dans ce pays.
Au Burkina faso, la visite la plus récente, Mohamed Arkab et le PDG de Sonatrach ont discuté de la possibilité d’une présence de Sonatrach pour accompagner le développement de ce secteur dans ce pays avec des projets dans le domaine du GPL, du propane et du butane.
Mais il faut rappeler que l’essentiel des investissements de Sonatrach se situent en Europe et qu’il lui rapporte des montants plus importants que ceux que pourraient dégager les investissements en Afrique.
Mais à moyen long terme, l’Afrique pourrait contribuer à une part non négligeable du chiffre d’affaires à l’international de la compagnie nationale.
Passons en revue l’étendue de la présence de Sonatrach à l’international. La raffinerie Augusta en Italie a rapporté à Sonatrach 1 milliard de dollars en 2022 suivant le bilan financier de Sonatrach au cours de cet exercice. Elle détient 50 pour cent de TMPC la société qui exploite le gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie Enrico Mattei.
En Espagne, Sonatrach détient 51% du Medgaz, une participation de 4% dans la société Naturgy et 11,76 % dans Reganosa une société qui exploite une usine de regazéification en Espagne, 49% dans la société qui exploite l’usine de production de propylène en association avec l’allemande BASF à Tarragone.
L’avantage de ce partenariat est que Sonatrach fournit la matière première, le propane à cette usine. Idem pour le projet d’usine de production de polypropylène en Turquie en cours de réalisation où Sonatrach détient 34%.
Au Portugal, Sonatrach a une participation de 2,19% dans la société portugaise de distribution de gaz et d’électricité EDP. Au Royaume Uni, Sonatrach est présente à traverse deux sociétés de trading d’hydrocarbures.
En Suisse, elle détient 49 % de HEM une société qui commercialise l’hélium produit par Sonatrach Au Pérou, Sonatrach a une part de 10% dans le gisement de gaz de Camisea et 21 % dans la société de transport de gaz naturel et de GNL TGP.
K. R.

