Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, s’est félicité, hier à Annaba, du climat de prospérité que connaît le secteur de l’entrepreneuriat et des start-up en Algérie. S’exprimant lors de la cérémonie de clôture de la cinquième édition du Salon algérien de l’entrepreneuriat, de la formation et de l’économie numérique, le ministre a souligné que cette dynamique positive est le fruit d’un ensemble de réformes institutionnelles, juridiques et fiscales mises en place ces dernières années pour encourager l’innovation et l’initiative privée.
Par Sofiane Idiri
Organisé sur trois jours, du jeudi 5 février, cet événement économique majeur s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs de l’écosystème entrepreneurial national.
Plus de 100 exposants, issus principalement du domaine des start-up, des micro-entreprises et de l’économie numérique, ont pris part à cette édition, marquée par une forte interaction entre porteurs de projets, institutions publiques et grand public.
Le salon a enregistré une affluence record de plus de 15 000 visiteurs, venus découvrir des solutions innovantes et intelligentes destinées notamment à la numérisation des secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture.
Lors de son allocution, en présence du secrétaire général de la wilaya d’Annaba, M. Ouadah a mis en avant plusieurs indicateurs témoignant du développement remarquable de l’entrepreneuriat en Algérie et de la montée en puissance des start-up dans la création de valeur et de recherche.
Il a insisté sur le rôle stratégique que joue ce secteur dans la diversification de l’économie nationale et la réduction de la dépendance aux hydrocarbures.
«Les start-up algériennes évoluent dans un climat de prospérité»
Parmi les principaux leviers évoqués, le ministre a souligné l’importance du dispositif juridique et fiscal mis en place en faveur des start-up, notamment à travers la loi de finances 2026.
«La loi de finances 2026 constitue un tournant important pour l’écosystème entrepreneurial, en ce qu’elle introduit des mesures d’allègement fiscal et des incitations destinées à accompagner les start-up dans leurs phases de croissance et de consolidation», a-t-il expliqué. Ces mesures visent, selon lui, à offrir un environnement plus attractif et plus sécurisé aux jeunes entrepreneurs.
Un autre point majeur abordé par le ministre concerne l’introduction, à la fin de l’année dernière, d’une nouvelle distinction juridique baptisée «Scale-up».
Ce statut est destiné aux start-up ayant atteint un niveau de croissance rapide et soutenu. Il impose notamment aux entreprises concernées de consacrer 3 % de leurs bénéfices au financement de
la recherche et du développement, dans l’objectif de renforcer leur compétitivité et de favoriser leur expansion à l’échelle nationale, voire internationale. «Plusieurs start-up algériennes, en particulier dans les domaines du numérique et des services, affichent aujourd’hui un potentiel de croissance très prometteur», a souligné M. Ouadah.
Profitant de cette occasion, le ministre a également évoqué le lancement du Prix du président de la République pour la meilleure start-up en Algérie. «La première édition de ce prix est prévue pour l’année en cours», a-t-il annoncé, précisant que cette initiative vise à instaurer un climat de saine compétition et à encourager les porteurs de projets innovants à concrétiser leurs idées.
Pour rappel, la clôture de ce salon a été marquée par la signature de plusieurs accords stratégiques en faveur de l’entrepreneuriat et de l’innovation.
Parmi eux figurent un accord entre la société IDC BONA et le Centre d’Innovation d’Annaba, destiné à l’organisation de rencontres d’affaires B2B, ainsi qu’un autre accord liant la Direction des services agricoles de la wilaya d’Annaba au Centre d’Innovation d’Annaba, dans le but de promouvoir des solutions innovantes au service du secteur agricole.
S. I.







